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Théâtre de l'Atelier  (Paris)  décembre 2018

Texte de Marguerite Duras dit par Fanny Ardant dans une adaptation et une mise en scène de Bertrand Marcos.

On entend d'abord une voix d'homme dans le noir : "Tu n'as rien vu à Hiroshima". Puis, dans un faible et trouble halo, sa silhouette à elle apparaît du fond de la scène. D'une démarche mal assurée, elle s'avance lentement.

On distingue maintenant son visage et immobile, droite dans toute sa solennité et sa détermination, elle répond à la phrase lapidaire : "Si, j'ai tout vu, tout..."

Cette voix inimitable, chaude au timbre caressant et au phrasé ralenti se prète à merveille à l'écriture brisée de Marguerite Duras, à sa petite musique lancinante. Cette femme, dans ce bouleversant et intense poème d'amour, raconte sa jeunesse à Nevers pendant la guerre et son amour pour un soldat allemand. L'humiliation qui s'en est suivie quand elle a été tondue à la libération.

Adapté et mis en scène avec une sobriété parfaite par Bertrand Marcos (avec qui Fanny Ardant avait déjà joué Marguerite Duras) "Hiroshima mon amour", dont le scénario a été écrit pour le film d'Alain Resnais en 1959, raconte avec émotion une histoire de passion absolue, de mémoire et d'oubli à travers ces deux amours impossibles en lien avec la guerre.

La voix avec laquelle elle dialogue, c'est celle du japonais qu'elle a rencontré dans un Japon contemporain encore marqué par les bombardements atomiques une décennie plus tôt. Les voix du japonais puis de l'allemand, c'est celle de Gérard Depardieu. Choix judicieux de celui qui a tourné lui-même avec Duras et joué de nombreuses fois avec la comédienne.

Quant à Fanny Ardant, qu'on a un réel plaisir à retrouver avec sa sensibilité, son charme et son allure, elle effectue un sans-faute et tout en délivrant de manière poignante, l'oeil plein de malice ou de douleur en un longue confession, le frémissement de l'exaltation, demeure plus que jamais d'une sublime élégance.

Son interprétation d'une extrème finesse, simplement éclairée d'une douche de lumière par Patrick Clitus, touche au coeur les spectateurs qui lui font un triomphe. Ovation qu'elle reçoit avec chaleur, humilité et une vraie émotion, revenant à de multiples reprises pour envoyer des baisers à la cantonnade.

La grande classe.

 

Nicolas Arnstam         
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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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