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puce Aidan Moffat - Arab Strap
Interview  (Paris)  3 octobre 2005

On se souvient encore de ce jour de 1997 où l'on a découvert d'Arab Strap , ce groupe écossais composé d'Aidan Moffat et de Malcom Middleton, avec ce single improbable qui mêlait guitares post-rock et rythmes discoïdes.

Ce titre, c'était "The First Big Week End", sur lequel on découvrait le phrasé nonchalant et un brin désabusé du chanteur/narrateur Aidan Moffat. Ce type parlait sans langue de bois et avec beaucoup d'humour de ses lendemains de cuites, de ses engueulades avec ses copines, sans oublier les petites lâchetés qui nous ont tous forcément concerné un jour ou l'autre ( revoir une ex en douce, monter boire un dernier café chez elle…).

En dix ans le groupe a évolué d'un style lo-fi, dépouillé et très Slint-ien pour s'ouvrir à des territoires plus pop et moins arides…

Aujourd'hui le barbu Moffat est vêtu d'un duffel coat vert qu'il ne quittera pas de l'interview. Il revient sur ces dix dernières années et nous apporte son éclairage sur le dernier album du groupe, le résolument optimiste The Last Romance.

Depuis votre dernier disque, votre musique semble moins aride, plus luxuriante, voire un peu plus …pop. Qu'en penses-tu ?

Aidan Moffat : Ah bon, tu trouves ? En fait, je crois que tu as raison, mais je pense tout simplement qu'il s'agit d'un processus naturel. Quand on a commencé Arab Strap, on n'avait aucune idée de ce que l'on voulait faire. On bricolait des quatre pistes dans notre coin, on pensait que cela resterait confidentiel. Mais bon je pense que dans le groupe, tout le monde a avancé au niveau personnel, donc cela se ressent probablement dans l'évolution de notre musique.

Justement, tu as souvent écris sur ta vie personnelle, sur tes histoires d'amour. Ca ne t'a jamais gêné d'exposer tout cela au plus grand nombre ?

Aidan Moffat : Non, c'est important d'écrire sur soi, sur ce que l'on connaît. Et puis sur les premiers albums, on ne pensait pas qu'autant de gens allaient les écouter… Mais bon, je n'ai jamais été trop explicite au niveau des noms…

Pourtant, sur le Ep Girls Of Summer , il y avait des photos…

Aidan Moffat : C'était pour montrer que les personnes dont je parle dans mes chansons sont des filles de la vie de tous les jours, des filles normales, pas des mannequins… Attention, je ne dis pas que les filles qui étaient sur ces photos étaient des boudins…(rires)

Comment se passe la composition, puisque sur un de vos disques, il était précisé que Malcom se concentrait sur les parties musicales et que tu t'occupais de ce qui n'était pas musical… Tu t'y es mis ?

Aidan Moffat : En fait, Malcom m'envoie ses parties de guitares, et moi je construis les morceaux dessus, je pose ma voix. A un moment je jouais du clavier sur les tournées, mais on ne peut pas dire que j'étais très doué pour cela. Du coup on a fini par recruter un type qui était beaucoup plus apte à faire ce genre de chose… Je préfère me concentrer sur le chant…

Que penses-tu du dernier disque solo de ton compère Malcom Midddleton ?

Aidan Moffat : Je suis très heureux que Malcom ait fait ce disque… Ce disque est intéressant car Malcom propose quelque d'assez différent de ce qu'il fait au sein d'Arab Strap, c'est ce qui fait le charme de ce disque… Je pense que ce disque sonne plus propre et plus lisse qu'un disque d'Arab Strap.

Arab Strap fait partie de cette scène qui a émergé vers 97 à Glasgow avec Mogwai, Ganger, et un nuée de groupes qui faisaient partie de The Reindeer Section. Une nouvelle génération est arrivée, notamment avec le succès fulgurant de Franz Ferdinand. Que penses-tu de ce succès ?

Aidan Moffat : Je pense q'un groupe comme Franz Ferdinand ne peut que faire du bien à l'Ecosse. Leurs disques sont bons.

Vous aviez sorti Elephant Shoe sur une major. Ensuite vous êtes revenus sur Chemical Underground, le label de vos débuts. Pourquoi ?

Aidan Moffat : Le fameux label en question ne comprenait pas vraiment ce que nous voulions, quelles étaient nos intentions… Il fait dire qu'Elephant Shoe n'est pas vraiment le genre d'album facile à écouter.

Le nouvel album s'appelle The Last Romance, c'est un titre plutôt optimiste ou négatif ?

Aidan Moffat : Je dirais qu'il s'agit d'un disque résolument optimiste. Sur le disque précédent, je traversais une drôle de phase, j'étais assez paumé. Je sortais beaucoup, je faisais beaucoup la fête. Sur cet album, je parle de ma nouvelle copine, ce titre, c'est pour affirmer qu'il s'agit de ma dernière histoire d'amour, que j'ai, enfin je l'espère, trouvé l'amour de ma vie.

A force raconter des histoires dans tes chansons, ça ne te donne pas envie de te lancer dans l'écriture de nouvelles, de romans ou de scénarios ?

Aidan Moffat : Un jour, je pense que je me mettrai à écrire un livre que je sortirai par mes propres moyens. C'est quelque chose que j'ai envie d'essayer. En ce concerne le cinéma, j'ai voulu intégrer une école d'audiovisuel à l'époque, mais c'était difficile d'y rentrer. Il fallait des bonnes notes pour y rentrer et je m'étais fait virer de mon bahut… donc.

Au début, vous sembliez influencés par des groupes comme Slint ou encore ces groupes qui appartenaient au mouvement "Slow-core". Vous revendiquez ces influences ?

Aidan Moffat : C'est un point de départ évident mais quand nous avons commencé, nous sortions aussi beaucoup en boite. Donc lorsque nous répétions, nous rajoutions des rythmiques bizarres, des boites à rythmes discos. Ce qui nous intéressait, c'était de bricoler, d'essayer des choses qui semblaient incongrues.

Il y a cette image "Glad to be sad" (heureux d'être triste) qui te poursuit. Pourtant tu n'as pas l'air d'être un être sinistre et triste.

Aidan Moffat : Tu as tout à fait raison, c'est une sorte de mythe. Je ne suis pas un gars triste dans la vie de tous les jours. J'aime bien avoir cette petite nostalgie romantique sur mon passé, c'est tout.

Peut-on espérer un album entre Mogwai et Arab Strap un jour ?

Aidan Moffat : J'ai déjà chanté sur un de leur titre. Mais cela ne risque pas d'arriver. On a tourné avec eux et ça suffit. C'était un cauchemar, on buvait comme des trous, j'ai cru que j'allais mourir. Je me suis souvent levé avec des gueules de bois monumentales… (rires.)

 

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Julien P.         
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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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