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PenInsular II (The Bridge)  (My Dear Recordings / Kuroneko)  novembre 2018

Tout d’abord, je tiens, lectrice, lecteur, à te souhaiter une très bonne année 2019. Je sais, je ne suis certainement pas le premier, ni même le seul à te souhaiter cela, comme si on allait se souhaiter d’avoir une année de merde, ou encore de passer un sale moment !

Comme je t’aime, je vais te proposer de découvrir un album qui me tient particulièrement à cœur. En effet, quand j’ai écouté pour la première fois PenInsular II de Robin Foster, je ne connaissais pas bien cet artiste originaire des confins de l’Angleterre et de l’Ecosse, mais sa musique m’a particulièrement touché. Ces mélodies tout en finesse, cette douceur, tout cela m’a ébranlé, poussé dans mes retranchements. J’avais en même temps envie de pleurer et de rire. Quel étrange sentiment, quelles sensations extraordinaires !

C’est en lisant les titres des morceaux que j’ai compris cette nostalgie joyeuse. Chaque titre porte le nom d’une des 10 communes de la presqu'île de Crozon. Et alors me diras-tu ? Eh bien figure-toi que c’est là que j’ai passé mes toutes premières vacances avec ma petite famille, il y a quelques années et j’avais (nous avions) adoré cet endroit.

Robin Foster a quitté le Nord de Manchester au milieu des années 90 pour une année Erasmus à Brest. Lui aussi, séduit, n’a plus jamais quitté le Finistère. Le milieu rock indé breton ne s’y trompe pas et s’arrache les services du jeune musicien. Il jouera dans plusieurs groupes et ouvrira entre autres pour The Kills, Placebo ou encore Kat Onoma.

Dans les années 2000, il se lance en solo avec deux albums principalement instrumentaux et débute une collaboration quasi permanente avec Dave Pen.

Il a écrit et composé PenInsular alors qu’il est jeune papa pour rendre hommage à son territoire d’adoption. L’album rencontre un véritable succès et l’artiste qui puise autant chez Sigur Rós que Talk Talk ou New Order, propose un album aux ambiances qui font mouche.

Il travaille aussi beaucoup à des bandes-son et développe ainsi son travail de musique à l’image.

Il le dit lui-même, il cherche alors un prétexte pour sortir la suite de PenInsular et c’est l’institution de la presqu’île du Crozon qui lui offre cette opportunité, en lui demandant d’illustrer un documentaire sur cette péninsule où il se sent si bien et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il le lui rend bien avec cet album majestueux.

En l’écoutant, on survole les villes, villages que l’artiste, accompagné de son ami photographe Christian Geisselmann, est allé visiter, découvrir, ressentir pour s’en imprégner et composer pour chacun d’eux un titre qui porte leur nom.

Certains titres ont été faciles à composer comme "Le Passage (Rosloc’hen)" qui est un lieu qu’il connaît depuis 20 ans et affectionne particulièrement ou encore "La Pointe (Kameled)" qui clôt l’album avec sérénité et ouvre une porte sur un PenInsular 3 qui serait presque composé se murmure-t-il, mais patience.

D’autres titres ont semble-t-il été plus difficiles à composer, peut-être parce que Robin Foster ne savait pas comment les valoriser, rendre hommage aux lieux.

Parfois aussi, Robin Foster sent qu’un instrumental ne suffira pas et c’est alors qu’il fait appel à des amis, comme Madelyn Ann pour "Ma Unan" ou encore avec le titre écrit et chanté par Dave Pen qui rend hommage aux résistants tchèques traqués, après avoir tué le leader nazi Heydrich et celle de 13 soldats espagnols survivant à un siège d’un mois, fin du XVIème siècle dans un fort installé pointe de Roscanvel, donnant ainsi son nom à la Pointe des Espagnols, un des premiers lieux que j’ai découvert dans cette péninsule si sublime (mais ça, c’est pour l’anecdote).

Cet album, tu l’auras compris, s’écoute plus qu’il ne se raconte et pourtant te racontera tellement de belles histoires à son écoute.

J’espère que tu auras non seulement envie de l’écouter mais aussi d’aller découvrir cette terre, ce pays, ses routes, ses fleuves et l’histoire de cette magnifique région.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Life is elsewhere de Robin Foster
La chronique de l'album Empyrean de Robin Foster

En savoir plus :
Le site officiel de Robin Foster
Le Bandcamp de Robin Foster
Le Soundcloud de Robin Foster
Le Facebook de Robin Foster


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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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