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puce Ervart ou les derniers jours de Frédérci Nietzsche
Théâtre du Rond-Point  (Paris)  janvier 2019

Comédie de Hervé Blutsch, mise en scène de Laurent Fréchuret, avec Stéphane Bernard, Jean-Claude Bolle-Reddat, James Borniche, Maxime Dambrin, Vincent Dedienne, Margaux Desailly, Pauline Huruguen, Tommy Luminet et Marie-Christine Orry.

Avec "Ervart" de Hervé Blutsch, le metteur en scène Laurent Fréchuret propose découvrir un opus inédit d'un auteur sans doute méconnu de la majorité des spectateurs et dont la teneur explique sans doute la raison pour laquelle il était, jusqu'à présent, resté dans les cartons.

Laurent Fréchuret indique dans sa note d'"intuition" qu'il appréhende la partition comme "un poème organique" relatant l’histoire d’un archétype nouveau, celui du "super héros d’aujourd’hui" décliné en "Jaloux fantastique", et écrite comme une machine à jouer par un dramaturge pratiquant le théâtre comme "un génial bricolage".

De fait, "Ervart" présente comme un exercice de style qui, tel un patchwork pataphysicien qui flirte avec l'anti-théâtre, télescope tous les registres théâtraux, du vaudeville à l'absurde, et des situations diverses à la cohérence dramaturgique ténue - la jalousie conjugale - avec des personnages archétypaux dépourvus de toute psychologie s'agitant dans des situations parodiques.

Ainsi "Ervart" ressemble-t-elle une auberge espagnole : selon la sensibilité de chacun, et le large spectre interprétatif induit par une structure qui évoque le procédé de l'hyperfiction, ce salmigondis sera perçu comme une pantalonnade potache ou un rébus subtil pour amateur éclairé tel l'historien du théâtre Robert Abirached pour qui "Ervart est le Soulier de satin de l'absurde".

Les passionnés de cogitation intellectuelle seront ravis par le décryptage auquel invite ce décryptage de ce carambolage en forme de jeu de piste regorgeant d'instillations elliptiques, ainsi avec le chef des services secrets en fauteuil roulant calqué sur le "Mère Grand" du feuilleton-culte "The Avengers".

Mieux encore avec le sous-titre "Les derniers jours de Frédéric Nietzsche" qui entre en résonance avec la présence cartoonesque du philosophe allemand entendu comme un terroriste métaphysique dont les opus majeurs ne sont plus que des bombinettes faisant "pschitt" dans la poubelle urbaine de l'histoire, évoque le trio de vaudeville érigé en trinité spirituelle qu'il formait avec Paul Rée et Lou-Andréas Salomé, cette dernière figurant, sur une photo de Jules Berne de 1882 en cocher à cravache avec les deux hommes attelés et renvoie au cheval qui a précipité sa décompensation psychotique.

Toutefois, pour excitante qu'elle puisse être pour l'esprit et nonobstant la virtuosité des officiants, cette approche, de surcroît élitiste et conjuguée à l'empilement méta-théâtral, résiste mal à la durée de deux heures du spectacle.

Au jeu, dans une scénographie de portes sur roulettes de Alain Deroo et Laurent Fréchuret, ce dernier a réuni autour de Vincent Dedienne dans le rôle-titre, une troupe motivée qui s'évertue sans démériter.

Des comédiens aguerris - Jean-Claude Bolle-Reddat en impassible majordome ionescien, Stéphane Bernard en agent secret zoophile, Marie-Christine Orry épatante en comédienne sans emploi qui s'incruste sur le plateau - et la jeune génération avec Pauline Huruguen (l'épouse femme fatale de roman noir), Maxime Dambrin (le psychanalyste-citationniste), James Borniche (l'ombre de l'amant), Thomas Luminet (Nietzsche) et Margaux Desailly (l'enfant).

 

MM         
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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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