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puce La Ménagerie de verre
Théâtre de l'Epée de Bois  (Paris)  janvier 2019

Comédie dramatique de Tennessee Williams, mise en scène de Eric Cénat, avec Charles Leplomb, Augustin Passard, Laura Segré et Claire Vidoni.

Cette histoire qui se passe à Saint-Louis est racontée dans la mémoire de Tom, le fils, travaillant au bureau d'expédition dans une usine de chaussures, parti vers un ailleurs meilleur.

Dans la maison où la mère Amanda projette sur enfants, Laura et Tom, une réussite qu'elle n'a pas eue, l'ambiance est tendue et tous vivent avec le souvenir du père quittant un beau jour le domicile familial et dont ils n'ont reçu depuis qu'une carte postale.

Tom n'en peut plus de cette vie où les pressions du travail et de sa mère se font incessantes. Le jeune homme se réfugie tous les soirs au cinéma en rêvant d'un autre paysage et d'une autre vie. Quant à Laura, sa mère rêve de lui trouver un mari et demande à Tom d'inviter à diner un ami.

Pour cette adaptation de "La Ménagerie de verre", pièce très largement autobiographique de Tennessee Williams, le metteur en scène Eric Cénat a opté pour une version résolument moderne et physique pour transposer aujourd'hui les problématiques liées à la jeunesse de la pièce particulièrement bien traduite par Isabelle Fanchon.

Mais du coup, quelques anachronismes dérangent. La bande son fait entendre des sonorités rock ou techno. Laura, pour montrer son enfermement, ne quitte pas un casque moderne mais en même temps, passe des disques sur un vieil éléctrophone...

De même, quand la mère ressortira sa robe de bal, il s'agira d'une robe début de 20ème siècle, dans le style d' "Autant en emporte le vent" (titre qu'elle cite d'ailleurs dans la pièce), ce qui entretient la confusion.

Seule réserve pour cette version qui rasssemble par ailleurs de nombreuses qualités : une distribution impeccable et bien dirigée qui n'est pas étrangère au charme qui se dégage de l'ensemble, une scénographie superbe de Charlotte Villermet à base de voilages, jouant sur la transparence et qui retranscrit également bien le monde mental de Laura dans lequel celle-ci s'enferme, pour se consacrer à sa ménagerie de verre.

La création sonore de Christophe Séchet et les lumières de Vincent Mongourdin apportent également beaucoup à l'ambiance iréelle qui se dégage de ce spectacle à la fois délicat et puissant. On suit avec émotion ces personnages qui se débattent comme ils peuvent pour essayer d'avancer. Les scènes de danse servant d'exutoires à Laura et Tom sont à ce titre très réussies.

Le personnage de Laura incarné par Laura Segré est particulièrement touchant et la comédienne interprète avec beaucoup de sensibilité cette jeune fille complexée et maladroite face à une mère à la fois exaspérante et pathétique campée par Claire Vidoni.

Quant aux deux jeunes hommes, Charles Leplomb est un Tom plein de rage contenue et de poésie. Et Augustin Passard interprète Jim (le prétendant) avec particulièrement de justesse. Tous sont formidables.

Une très belle version portée par un souffle romanesque et une mise en scène audacieuse.

 

Nicolas Arnstam         
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Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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