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The Sublime  (Debemur Morti Productions)  février 2019

Ce qu’il y a de bien quand on n’y connaît rien ou pas grand-chose dans un style : le metal (le black metal ?) en l’occurrence ici, c’est que l’on peut écouter un disque vivement recommandé par les spécialistes (auto-proclamés ou pas) du genre avec des oreilles vierges de toutes présuppositions et avec une certaine fraîcheur ou du moins avec une candeur qui, parfois, fait un peu de bien.

Si je prends mon exemple : j’écoute autant de black metal que de variété francophone, c’est dire si j’en écoute beaucoup. Pour moi, le metal se résume à un axe Slayer / Mastodon. J’exagère naturellement mais pas tant que cela. Bien sûr j’ai déjà entendu parler, notamment grâce à une licorne ou à un passionné de musique et de Kaamelott (avec plus de disques que de cheveux) de Blut aus Nord, mais dire que j’ai écouté toute leur discographie, voire même un disque en entier serait très largement excessif. Les noms de Vindsval et W.D. Feld m’étaient absolument inconnus. Je n’ai donc, pour les spécialistes du genre, aucune légitimité pour parler de ce disque. Ou pas. Car après tout, cela reste toujours de la musique.

La première chose qui saute aux oreilles dans ce disque, c’est l’effet de puissance et son côté anxiogène. Ensuite les références : Godflesh, Ministry, Treponem Pal voire Neurosis. Nous sommes donc plutôt dans le versant industriel du metal. Il y a cette impression de se plonger dans une musique étrange, irrespirable, presque irréelle et insondable, mais toujours mélodique. Ce sentiment d’être projeté violemment dans le décor d’un film de Murnau. L’intensité (le disque monte crescendo devenant de plus en plus étouffant) n’a d’égal que les tensions et ce n’est pas les rares moments plus calmes ("Sound over matter", "Textures Of silence" qui fait office de coda) qui changent quelque chose.

Les morceaux semblent s’auto générer. Les mélodies s'amalgament les unes aux autres soutenues par des rythmiques martiales, des basses profondes, percutantes et des riffs lancinants et répétitifs. A force de puissance, il provoque une sorte de repli sur soi, autant un réflexe de protection qu’une réelle envie d’introspection, peut-être est-ce dû à la ressemblance des timbres tout au long du disque qui donne cet effet de long couloir mélodique ou de mantra.

Ce disque se révèle passionnant même pour un néophyte un peu réfractaire au genre mais exigeant musicalement. A conseiller fortement donc.

 

En savoir plus :
Le Bandcamp de YERÛSELEM
Le Facebook de YERÛSELEM


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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Du côté de la musique :

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"Arrivals & Departures" de The Leisure Society
"Attack of the giant purple lobsters" de Washington Dead Cats
et toujours :
"Walter & Lavergne" de Walter & Lavergne
"Solstice EP" de Alma Forrer
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"Le ventre et l'estomac" de Nicolas Paugam
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Au théâtre :

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"London nocturne" de Cathi Unsworth
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