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puce Marie Tudor, God save the Queen
Espace Beaujon  (Paris)  février 2019

Drame d'après l'oeuvre éponyme de Victor Hugo, mise en scène de Ema Zampa, avec Jonathan Arrial, Jean-Benoît Diallo, Sixtine Gignoux, Aurélien Lejeune, Soufiane Ménouni, Julien Valverde, Vincent Van Damme et Ema Zampa.

En accolant "God Save the Queen" à sa version de "Marie Tudor" de Victor Hugo, Ema Zampa annonce tout de suite la couleur : il y a quelque chose de pourri au Royaume d'Angleterre et elle n'hésitera pas à convoquer la fine fleur de l'ère Punk, des "Sex Pistols" aux "Clash" pour que ce drame caractéristique de la contestation romantique des années 1830 s'électrifie et se déjante.

On pourra tout de suite dire que ce traitement infligé à la prose hugolienne n'est pas très choquant, d'autant que la jeune troupe qui entoure Ema Zampa habillée opportunément dans "l'Union Jack" est très gentiment punk quand elle reprend dans un anglais hésitant les chefs-d'oeuvre de la classe 1977.

L'essentiel est ailleurs que dans cette ambiance plutôt réussie avec ses chevaliers - servants de la Reine qu'on imaginerait aussi bien rappeurs que joueurs de foot - on aurait d'ailleurs bien vu les "grands" d'Angleterre avec des maillots de Chelsea, Arsenal, Liverpool ou Manchester.

Oui, l'essentiel est ailleurs : dans un respect presque inattendu du texte d'Hugo et une belle capacité de tous ces jeunes gens à faire in fine de ce mélo, qui pourrait être daté et sans intérêt, une vraie belle page théâtrale, dans laquelle les sentiments prennent peu à peu corps.

Ici, tout commence un peu en parodie, avec quelques notes punk et le personnage noir de méchanceté de Simon Renard... mais tout aboutit à une belle mécanique qui déclenche émotion et compassion.

La Reine frémit devant les amours contrariés où elle va laisser jeunesse et envie. L'alternative à laquelle elle est soumise par le rôle royal qu'elle tient aboutit à un final d'une grande force émotionnelle, à un quasi suspense.

Bien sûr, Ema Zampa fait ses premiers pas dans la tragédie de Victor Hugo, et l'on est sûr qu'elle saura donner un peu plus de "punch" à une pièce qui mériterait de gagner encore en densité de perdre une vingtaine de minutes pour que le drame soit encore plus pêchu et que chacun vive son rôle à plein.

Sur une scène où le lit royal n'est qu'un matelas informe, Ema Zampa impressionne. Elle réussit à transmettre à tous sa foi hugolienne. Face à elle, la jeune et blonde Sixtine Gignoux, incarne son contraire, l'innocence, l'idéal pas encore perverti par l'amour. Vincent Van Damme, Jonathan Arrial, Aurélien Lejeune, Soufiane Ménouni, Jean-Benoît Diallo et Julien Valverde assurent la partie masculine, celle qui est prête à mourir, à comploter ou à aimer.

Tous concernés, tous encore en rodage, tous prêt à accompagner Ema Zampa dans cette aventure punko-tudorienne qui relit Victor Hugo sans jamais le trahir.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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