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Interview  (Par téléphone)  mardi 5 mars 2019

Frédéric Lo, une rencontre, un cri de louange qui sonne à merveille

Bien plus que des esquisses musicales, Hallelujah! est une perfection des arrangements, une voix singulière empruntée à la profondeur d’un être.

Des chansons toutes habilement ficelées, parfois en solo, parfois des duos et des collaborations (Alex Beaupain, Stephan Eicher, Elli Medeiros, Benjamin Biolay) colorent avec subtilité un univers musical qui m’a donné envie de rencontrer l’artiste.

Comment te sens-tu en cette douce sortie de ton album Hallelujah! ?

Frédéric Lo : Je me sens très bien. J’avais cet album à sortir et je suis heureux de son accueil. Sortir un album, c’est aussi le plaisir de le partager et comme les retours sont très positifs, c’est une forme de double cadeau.

Avais-tu une forme d’appréhension avant la sortie ?

Frédéric Lo : Etrangement, l’appréhension n’est plus du tout la même comparée à d’autres sorties d’albums lorsque j’étais plus jeune. Aujourd’hui, je suis serein car je n’attendais rien. Le fait d’avoir fait un disque comme Crèvecœur avec Daniel Darc, m’a aussi donné simplement de l’expérience, qui me permet aujourd’hui, d’être plus sage et le plaisir d’offrir me suffit déjà amplement.

Ma seule appréhension aurait été, peut-être, d’en avoir justement une "d’appréhension", comme si j’avais eu peur d’avoir peur. Finalement, je suis beaucoup plus paisible. Je me considère simplement comme un artisan, je sais faire de la musique, tout comme un boulanger sait faire une baguette, qui lui-même n’a pas d’appréhension quand il sort sa baguette.

Comment tu expliques ce petit temps entre ta dernière sortie d’album et cette sortie aujourd’hui quinze ans après ?

Frédéric Lo : J’ai fait Crèvecœur avec Daniel Darc, puis j’ai vécu une succession de collaborations enrichissantes avec Stephan Eicher, Christophe Honoré, Alex Beaupain, etc.

Le temps est passé très vite, il m’a permis de faire simplement ce que j’aime, en studio. Je n’ai pas eu de temps de rupture car je n’ai jamais arrêté mon art. Cette sortie d’album est pour moi cohérente avec mon parcours, une forme de fluidité. J’ai eu envie simplement de ne pas travailler au service de quelqu’un mais juste au service de moi-même.

J’ai l’impression que la fidélité amicale et musicale est ultra présente dans ton parcours et par la même, dans cet album, c’est bien cela ?

Frédéric Lo : Oui, tout à fait, dans cet univers musical je me suis construit une famille avec qui je partage une vision similaire de la chanson.

Si tu devais choisir un titre dans ton album, un seul, lequel serait-il ?

Frédéric Lo : (Rire) Non, je ne pourrais pas te dire, le choix serait trop difficile.

Vas-tu faire des concerts, une tournée pour donner suite à cette belle sortie d’album ?

Frédéric Lo : Un concert Parisien est prévu fin juin (la date est non définie). Ensuite, j’ai envie de jouer, même en étant seul sur scène, juste guitare et voix. Finalement, j’ai toujours chanté depuis mon adolescence, et la scène est un simple aboutissement de mes chansons, une manière encore une fois, de partager humblement ce que je fais, ce que je suis.

En comparant le travail de studio et le travail de scène, dans quel espace serais-tu le plus à l’aise ?

Frédéric Lo : Je suis plus habitué aujourd’hui à être en studio mais j’aime jouer aussi mes chansons sur scène. Effectivement, les concerts amènent d’autres problématiques, je pense être un peu "un timide contrarié" sur scène. Dans l’idée, je me sens plus Leonard Cohen que David Bowie (rire). Mais mon métier est de faire des chansons, donc de les jouer et j’aime beaucoup cela.

Tu as collaboré avec beaucoup de personnes talentueuses sur cet album, mais aurais-tu envie de travailler avec d’autres artistes ?

Frédéric Lo : J’aimerais beaucoup collaborer avec Catherine Ringer, Etienne Daho ou Jean-Louis Murat. Mais je peux aussi avoir envie simplement de travailler avec des personnes qui ne sont pas célèbres. Par exemple, j’avais failli refuser de travailler, par manque de temps, avec Alex Beaupain et Christophe Honoré qui, à l’époque, n’étaient pas connus. Mais ils m’ont touché et j’ai voulu travailler avec eux. L’humain passe avant tout, je crois.

Est-ce que, selon toi, un artiste se doit ou est implicitement "engagé" ?

Frédéric Lo : En choisissant un métier artistique, selon moi, nous sommes automatiquement "engagés" d’une manière plus ou moins revendiquée car on donne beaucoup.

Avec Alex Beaupain, nous avons cela en commun, dans le sens où à travers ses textes, ce sont souvent des histoires d’amour exprimées. Et l’amour lui-même est un engagement.

Même si il existe toujours des doubles lectures, par exemple le titre "La clairière" peut sembler être un texte d’amour et en même temps, il peut aussi parler de quelqu’un qui abandonne tout pour vivre en phase avec la nature.

Si tu n’avais été musicien, quel métier aurais-tu voulu faire ?

Frédéric Lo : Quand j’étais enfant, je voulais être océanographe.

Selon toi, quel serait ton idéal de vie ?

Frédéric Lo : Ce serait de continuer à vivre de la musique.

Ta journée type idéale ?

Frédéric Lo : Je me lève, j’emmène les enfants à l’école, je vais travailler à mon studio, je rentre assez tôt et je passe du temps avec mes enfants.

Ton idéal est aussi dans la simplicité ?

Frédéric Lo : Oui, je pense que le fait d’avoir des rituels simples, c’est important.

Ton mot préféré ?

Frédéric Lo : "Hallelujah".

Ta note préférée ?

Frédéric Lo : (rire) Le do.

Retrouvez Frédéric Lo
en Froggy's Session
pour 4 titres en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Hallelujah! de Frédéric Lo

En savoir plus :
Le Soundcloud de Frédéric Lo
Le Facebook de Frédéric Lo

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Estelle Bruant         
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Frédéric Lo (15 avril 2019)


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
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"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
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"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

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