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Tempéraments  (Cinq 7)  mars 2019

Alors, jouons cartes sur table.

— Avant de jouer carte sur table, petit préambule : il y a sur ce disque un duo avec Etienne Daho un Duaho donc, et comme Etienne est devenu LA nouvelle caution pop moderne "voix du commandeur" (oui, Bashung est mort), c’est forcément génial, donc pour les fans de Daho : oui, le morceau est bien, vraiment ! Promis, je n’en dis pas de mal, vous pouvez vous arrêtez là si vous voulez mais ça me ferait plaisir si vous continuez à lire d’autant qu’on va parler d’un bon disque alors on passe à la suite... —

Donc, jouons cartes sur table.

Si vous ne le savez pas, j’ai vraiment beaucoup aimé le premier disque de Malik Djoudi UN, donc j’avoue le second disque, enfin le deuxième me fait peur, j’ai peur de ne pas avoir mon petit cœur qui tambourine autant, j’ai peur qu’alors que moins de deux ans se sont écoulés, je sois moins touché, moins transporté, normalement l’effet de surprise ne fonctionne qu’une fois, et on sait ce qu’il en ait de la probabilité quant à la répétition d’un coup de foudre.

D’autant que les deuxièmes disques c’est compliqué si c’est pareil que le premier ça n’a pas d’intérêt, et si c’est complètement différent ça ne va pas non plus, il faut donc faire pareil mais en différent et diffèrent mais en pareil, parce qu’il faut que tout change pour que rien ne change.

Premier constat alors qu’il était invisible sur son premier album, là la pochette représente le visage pleine cadre de Malik dans un éclairage bleu nuit, il se montre, se dévoile, s’assume.

D’ailleurs, si la musique avait une couleur, ce disque serait bleu nuit, c’est un disque lumineux mais pourtant nocturne. On retrouve la simplicité des compositions et des textes, il semble même être encore plus dépouillé que le premier disque, aucun morceau n’est boursouflé, il y a une envie d’aller au plus simple. S’il se dévoile sur la pochette, on notera également qu’on retrouve ce sentiment dans sa musique, il pousse enfin sa voix, toujours douce, parfois segmentante mais il ose plus, elle est moins cachée derrière. On retrouve même du Polnareff dans certaines envolées, on pense à du Christophe sur "Essentiel".

L’écriture est belle, parce que simple sans fioriture inutile encore une fois cette envie d’aller à l’essentiel, les formules sont souvent chocs et font toujours mouche, toujours au service de la chanson sans jamais se perdre en route. Il y est question d’amour, d’histoire qui finissent mal, d’un peu de sexe, de solitude, d’amitié, notamment dans le très réussi duo avec Daho où chacun finit les phrases de l’autre. C’est entêtant, étrangement dansant dans une mélancolie joyeuse, ça rentre dans l’oreille et la tête pour ne plus en sortir. C’est original, viscéral, avec une spontanéité et sans aucune posture alors que la voix peut apparaître à certain maniérée, on ressent une vraie sincérité.

Bref, il réussit l’épreuve du feu du second disque haut la main, on retrouve non seulement le charme du premier comme une continuité mais on y trouve de nouvelles choses comme autant d’expérimentations, cela sent moins la musique faite seul dans sa chambre, c’est plus ouvert, plus organique, plus de guitares, plus de corps… Un disque d’amour à aimer d’amour car contrairement à l’adage populaire, le coup de foudre peut totalement frapper deux fois.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album UN de Malik Djoudi
Malik Djoudi en concert au Festival Hop Pop Hop #3 (édition 2018) - vendredi 14

En savoir plus :
Le site officiel de Malik Djoudi
Le Soundcloud de Malik Djoudi
Le Facebook de Malik Djoudi


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# 12 mai 2019 : Une liste de plus

A l'approche des élections européennes et ses innombrables listes qui ne présagent pas d'un bel avenir, on rajoute la nôtre, celle de la sélection culturelle de la semaine histoire de se changer les idées et se donner tout le plaisir que l'on mérite bien avec de la musique, des spectacles, des films, des livres et même des zombies à dégommer.

Du côté de la musique :

"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'un premier titre live, "Chasse Spleen"
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara
et toujours :
"Foreign lines" de Erevan Tusk
"Seeing other people" de Foxygen
"2029" de Gontard!
"Chopin concertos for piano & string" de David Lively, Quatuor Cambini Paris et Thomas de Pierrefeu
"La poison" de La Poison
"Wasalala" de Madalitso Band
"Children of the slump" de Marble Arch
"Cesar Franck : Piano works quintet" de Michel Dalberto & Novus Quartet
"High strung" de Pamplemousse
"Live bullet song" de Tchewsky & Wood

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Un ennemi du peuple" au Théâtre national de l'Odéon
"Vues Lumière" au Théâtre de la Colline
"Fauves" au Théâtre de la Colline
"La Victoire en chantant" au Théâtre 13/Jardin
"Délivrés de famille" au Théâtre Le Funambule
"Deux femmes pour un fantôme" à l'Aktéon Théâtre
"Mon coeur pour un sonnet" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Cabaret de Poussière fait le Zèbre" au Zèbre
Festival des Enfants de Molière à Dieppe
les reprises :
"Tout semblait immobile" au Théâtre de la Bastille
"Providence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aux Délices" au Lavoir Moderne Parisien
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma avec :

"Versus" de François Valla
Oldies but Goodies avec :
la version restaurée de "Les Lois de l'hospitalité" de Buster Keaton et Jack Blysrone
"Drôles de cigognes !" de Hermina Tyrlova
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors
et toujours :
"La bombe humaine" de Olivier Barruel
"La nuit ne dure pas" de Jules Gassot
"Le cri des corbeaux" de Matthieu Parcaroli
"Le jour de ma mort" de Jacques Expert
"Les feux" de Shohei Ooka
"Ombres sur la Tamise" de Michael Ondaatje
"Vraie folie" de Linwood Barclay

Froggeek's Delight :

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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