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Interview  (Salle Guy Poirieux, Montbrison)  samedi 30 mars 2019

C’est dans la chaleur de la salle Guy Poirieux que s’est tenu, samedi 30 mars, le concert des Sheriff A cette occasion, Olivier, le chanteur, nous a accordés une interview.

Vous avez fait une longue pause et je me demandais quelle est votre motivation pour revenir sur scène après tout ce temps ?

La motivation, c’est le public. En 2012, on ne devait faire qu’un seul concert à Montpellier, pour les 15 ans de la TAF (une association locale). Il y avait tellement de monde, c’était tellement énorme que cela nous a donné envie. On a attendu deux ans quand même, on a réfléchi, on a vu qui pouvait le faire, parce que ce n’est pas simple, certains bossaient et puis finalement, on est reparti.

Au début, on ne devait faire que 5 ou 6 dates et puis c’est le public qui nous "porte".

Je me disais que cela pouvait être le manque de faire de la scène.

Non non, moi ça ne me manquait pas du tout (rire). Mais à force, on y reprend goût, j’adore ça, mais ça ne me manque pas si je n’en fais pas !

Est-ce que vous avez un projet pour la suite ?

Non non, on a juste fait un nouveau morceau en 5 ans, tu vois ! (rire) Non parce que ce n’est plus notre vie, avant on était tout les jours au local, on jouait tout ce qu’on pouvait, on adorait ça. Maintenant, on fait quelques concerts dans l’année et on n’a pas envie de se forcer à faire un album.

Comment voyez-vous l’évolution de l’industrie musicale, quand les Sheriff ont commencé c’était les vinyles et les cassettes et maintenant, c’est le dématérialisé ?

C’est l’évolution normale, les gens n’achètent plus de CD, les jeunes n’en achètent plus et je trouve cela dommage. Ils sont sur des sites où tout est disponible. Je pense que ce sont les amis qui disent quoi écouter.

Avant c’était ton disquaire. Tu allais chez lui et il te conseillait en fonction de ce que tu écoutais.

Quand tu sors un cd c’est un tout, il y a un ordre alors qu’avec la dématérialisation les morceaux s’éparpillent. Ce n’est plus pareil.

Il y avait aussi une façon de saisir tout le travail mis en place avec les paroles, les crédits et les remerciements…

Oui moi aussi, je faisais pareil je me précipitais sur les remerciements et les paroles et maintenant c’est chiant. Les textes, c’est très important.

Les groupes continuent d’en sortir, il faut un support. Il y a encore un décalage bizarre.

Je me souviens que dans les années 90 déjà, les gens de notre maison de disque annonçaient la mort du CD.

Avant, les Sheriff reprenaient OTH et aujourd’hui ce sont Les Sheriff qui sont repris notamment par Tagada Jones. Ça fait quoi de passer de l’autre côté ?

Ça fait plaisir, c’est sûr. Il y a plein de groupes qui reprennent Les Sheriff et on ne s’en rend pas forcément compte mais ça fait super plaisir.

OTH a arrêté en 91 et la vague Nirvana a tout submergé, du coup ça nous permettait de rendre hommage et c’était nos Rolling Stones.

Par contre, parfois les mecs viennent nous faire signer un album en disant "ma mère vous adore", quand ça sera "ma grand-mère"... (rire)

Question humoristique : il n'y a pas un moment où on se sent trop vieux pour faire du punk-rock et remonter sur scène ?

Pour le moment non, mais je sens que ça va bientôt arriver (rire).

Maintenant, quand je vais voir un concert, je ne reste plus 3 heures debout et sur scènes je me concentre sur la scène et je ne fais rien d’autre à côté.

Quand je me sentirais trop vieux, j’arrêterai.

Est-ce que le bon à rien d’il y a 25 ans a fini par remettre la main sur cette foutue mayonnaise ? (Seule les fans peuvent comprendre cette question complètement débile)

(Rires)

Quand on compose, est-ce qu’on se met une certaine pression ?

On n’a jamais eu ce problème. Le truc, c’est qu’il fallait que ça sonne, qu’il nous plaise à fond. On a essayé d’autres voies et on a vite vu que ça ne nous plaisait pas, dans d’autres styles. On sentait que c’était plaqué et on enlevait. Pour un album de 10 titres, on en compose 25 et pour certains, ça ressemble trop à ce qu’on avait fait et on le laisse de côté.

Pour les paroles, il faut que ça me plaise à moi, je ne me suis jamais mis de barrières, quand tu composes c’est impossible de te dire il faut que ça plaise aux gens. Après ça peut se faire pour choisir un titre pour un 45. Si ça tient la route, tu gardes sinon tu le balances.

Le mot de la fin ?

Finalement, on n’est jamais trop vieux pour faire du rock ! (rires)

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Les Sheriff en concert à la Salle Guy Poirieux (samedi 30 mars 2019)


En savoir plus :
Le site officiel de Les Sheriff
Le Soundcloud de Les Sheriff
Le Facebook de Les Sheriff


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# 16 juin 2019 : C'est la fête !

Vendredi prochain, ce sera la Fête de la Musique, une raison supplémentaire pour en écouter de la bonne en vous baladant dans notre sélection culturelle de la semaine, avec également bien entendu du théâtre, du cinéma, des expos et de la littératures.

Du côté de la musique :

"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada
et toujours :
"Appareil volant imitant l'oiseau naturel" de Boule
"Hypersensible" de Cat Loris
"Strange creatures" de Drenge
Petit tour à Beauregard, qui approche, pour y parler des découvertes. Nous avions déjà évoqué le reste de la programmation
"Strome" de Martin Kohlstedt
"Arrivals & Departures" de The Leisure Society
"Attack of the giant purple lobsters" de Washington Dead Cats

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"L'étrange affaire Emilie Artois" au Théâtre de la Contrescarpe
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph à Ivry
"Huckleberry Finn" au Théâtre de la Huchette
"Noire" au Théâtre du Rond-Point
"Homme encadré sur fond blanc" au Théâtre Tristan Bernard
"Un drôle de mariage pour tous" au Théâtre Daunou
"Guigue & Plo" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Hiroshima, mon amour" aux Théâtre des Bouffes parisiens
"Matka" au Théâtre Elisabeth Czerczuk
"Dîner de famille" au Café de la Gare
"Hypo" au Théâtre du Marais
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

dernière ligne droite pour :
"Les Nabis et le décor" au Musée du Luxembourg
"Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Le choc du futur" de Marc Collin
"Bunuel après l'âge d'or" de Salvador Simo

Lecture avec :

"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel
et toujours :
"Alice" de Heidi Perks
"J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi" de Yoan Smadja
"Présumé coupable" de Vincent Crase
"Une histoire de la Nouvelle France : Français et Amérindiens au XVI siècle" de Laurier Turgeon
"Vue pour la dernière fois" de Nina Laurin

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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