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Grande Halle de La Villette  (Paris)  avril 2019

Comédie dramatique conçue par le Collectif FC Bergman d'après le roman éponyme de William Gaddis, mise en scène de Stef Aerts, Joé Agemans, Kes Bakker, Gene Bervoets, Jan Bijvoet Michael De Cock, Rashif El Kaoui, Frank Focketyn, Ella-June Henrard, Bart Hollanders, Imke Mol, Junior Mthombeni, Anne-Laure Vandeputte, Stijn Van Opstal, Geert Van Rampelberg, Oscar Van Rompay, Thomas Verstraeten et Marie Vinck.

Le Plat pays chanté par Jacques Brel ne cesse de produire des artistes inspirés tel le Collectif FC Bergman fondé en 2008 par un quatuor d'acteurs/créateurs/artistes, Stef Aerts, Joé Agemans, Thomas Verstraeten et Marie Vinck, qui s'est démarqué et imposé par des propositions aussi inattendues que singulières et atypiques.

Avec "JR", il propose l'adaptation, avec la collaboration de Bart Van den Eynde et Willem Wallyn, de l'édifiant roman éponyme de l’américain William Gaddis retraçant sous forme de fresque satirique et sur fond de crise morale et de rapacité familiale du type soap-opera à la manière des séries télévisées "Dallas" et "Dynastie", l'irrésistible ascension d'un pré-adolescent qui, du haut de ses onze ans et de sa précocité de requin financier, calqués sur ceux de l'homme d'affaires Warren Buffett devenu l'un des trois plus grandes fortunes du monde, va déstabiliser le système boursier mondial.

Cet opus paru en 1975 et devenu culte, dont le personnage-titre symbolise le capitalisme libéral traite du monde de la finance et de celui de l'entreprise et, surtout, avatar zolacien contemporain, de l'Argent, Dieu du 20ème siècle adulé sous le nom de "financiarisation" corollaire du capitalisme libéral avec pour figure le personnage-titre.

Cette nouvelle puissance "satanique" anime naturellement les hommes d'affaires (Gene Bervoets, Geert Van Rampelber hilarant en chasseur féru de documentaire de protection animale) et leurs sbires (Michael De Cock), déchirent les grandes familles, telle celle des Moncrieff (Marie Vinck sensible) et notamment au moment de la répartition de l'actif successoral, chez les Blast avec Stella (Ella-June Henrard voluptueuse figure de femme fatale) et Edward le compositeur (Oscar Van Rompay excellent en ahuri lunaire) tout en contaminant également les artistes, en l'espèce, inaccomplis tels ce dernier et les écrivains (Jan Bijvoet illuminé).

Pour assurer la transposition théâtrale d'une oeuvre littéraire ne respectant pas la règle des trois unités et se déroulant dans une myriade de lieux avec une multitude de personnages qui s'accommode difficilement d'un plateau de plain-pied, le collectif anversois a opté pour un dispositif cinématographique, celui du studio de cinéma qu'il déploie sur quatre niveaux horizontalement empilés composés de nombreux espaces scéniques à géométrie variable, ce qui, de surcroît, convient parfaitement au roman construit comme un plan-séquence.

Ainsi, inspirée du split-screen, cette tour carrée, dont chaque face évoque un écran de mosaique TV, permet la simultanéité de scènes dont la seule sonorisée vue in situ par un quart des spectateurs est relayée en vidéo pour l'ensemble du public installé en quadrifrontal ce qui concourt à la percutance du procédé qui pourraient déqualifier en "petits joueurs" certains metteurs en scène tels Julien Gosselin ("Joueurs"- "Mao II"-"Les Noms") ou Simon Stone ("La Trilogie de la vengeance).

Présenté comme "un spectacle hors les murs, sur un champ de mines de vies et de relations humaines avec des incidents pour décorer, "JR" relève un pari insensé.

A roman-fleuve dépassant le millier de pages, correspond un spectacle-marathon de plus de trois heures qui époustoufle par la maîtrise de la logistique qu'implique ce dispositif scénographique hors norme dont la monumentalité impressionne, l'efficacité des deux cameramen et la mise en scène menée par les quatre mousquetaires du collectif pour assurer l'enchaînement quasi instantané de toutes les scènes afférentes à des intrigues imbriquées et diriger en synergie une vingtaine de figurants et quinze comédiens.

Des comédiens qui, tout en gérant la tension et la pression de déplacements permanents, s'avèrent excellents au jeu dans ce Barnum placé sous le signe d'un irrésistible burlesque et portent à l'excellence cette production flamande aussi ambitieuse que pharaonique et réussie.

 

MM         
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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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