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Théâtre Le Ranelagh  (Paris)  avril 2019

Comédie dramatique d'après l'oeuvre éponyme de Molière, adaptation et mise en scène de Philippe Daguerre, avec Simon Larvaron, Teddy Melis, Vanessa Cailhol, Grégoire Bourbier Nathalie Kanoaui, Charlotte Ruby, Tonio Matias et André-Marie Mazure.

Sur un podium étoilé surplombé d'une arche arrondie constellée d'ampoules (jolie scénographie de Sophie Jacob) est installé le trio de musiciens (Tonio Matias à l'accordéon et André-Marie Mazure à la trompette encadrant la violoncelliste Charlotte Ruby).

Dans une fumée abondante, tout le cirque se prépare. Les artistes se retrouvent pour "sentir la salle" et finir leurs derniers préparatifs, on passe un dernier coup de balai sur la piste, un technicien montre même le bout de son nez...

C'est un Sganarelle clown (et dresseur de puce) qui accueille le public avant de rejoindre son maître Dom Juan en tenue de toréador, après avoir maudit sa conduite envers les femmes de ce pays....

Jean-Philippe Daguerre avec laCompagnie Le Grenier de Babouchka s'attaque, après de nombreuses réussites, à un nouveau classique avec le chef d'oeuvre de Molière. C'est dans cette ambiance de cirque forain que le metteur en scène a choisi de transposer ce "Dom Juan".

Le monde coloré du cirque (mis en valeur par les costumes magnifiques de Corinne Rossi et la lumière fine d'Idalio Guerreiro) se prète bien aux péripéties du duo Dom Juan/Sganarelle, clown blanc et Auguste de ce cirque, sous un chapiteau invisible qu'on imagine aisément.

Le public, au centre du dispositif qui s'étend jusque dans la salle, assiste au plus près des comédiens à la fuite en avant du jeune séducteur qui entraîne son valet dans sa chute, non sans que celui-ci ait tenté de le faire changer de conduite.

Dom Juan est interprété avec beaucoup de talent par Simon Larvaron donnant au personnage une vraie humanité. Quant à Sganarelle, Teddy Melis en fait un valet plus nerveux que naïf, archi-clownesque, qui prend peu à peu de l'épaisseur et une dimension plus tragique.

Les figures féminines sont jouées avec sensibilité et énergie par Vanessa Cailhol et Charlotte Ruby, tandis que Grégoire Bourbier complète habilement la distribution dans plusieurs rôles.

Jean-Philippe Daguerre s'est permis sans dommages quelques petits changements comme celui de remplacer le père de Dom Juan, Dom Louis par sa mère, Dona Louisa (excellente Nathalie Kanoui) dans un monologue qui résonne de façon encore plus poignante ici. La mort de Dom Juan viendra non pas de la statue du commandeur mais d'un trio d'"amazones circassiennes" qui régleront son compte à ce personnage libertin.

La grande réussite de ce "Dom Juan" vient en grande partie également de la qualité irréprochable de la direction et de la création musicale de Petr Ruzicka, interprétée par un trio accompli, qui donne à ce spectacle une formidable dimension, empruntant des couleurs tantôt balkaniques, tantôt plus classiques.

Une fois de plus avec le Grenier de Babouchka, la qualité est au rendez-vous pour une adaptation de belle facture qui sert fidèlement le texte de Molière et permet de le faire connaître aux jeunes générations dans un agréable univers poétique.

Un travail de troupe dynamique et respectueux.

 

Nicolas Arnstam         
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Du côté de la musique :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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