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puce La démocratie de la peur
Théâtre Aleph  (Paris)  avril 2019

Tragi-comédie écrite et mise en scène par Oscar Castro, avec Oscar Castro, Tom Courrèges, Ethan Creuzevault, Elisabeth De Andreis, Oualid Meddah, François Essindi, Catherine Max Martineau, Sylvie Miqueu, Meriele Miranda, Natacha Moyersoen et Catherine Sorba.

Depuis son implantation en France en provenance du Chili sous dictature, le Théâtre Aleph co-fondé et dirigé par Oscar Castro, qui a emporté dans ses bagages les fondamentaux de la littérature de son pays et l’enracinement politique du théâtre chilien, présente d'enthousiasmants spectacles hors norme.

Entre art poétique, imaginisme, réalisme magique et théâtre de la résistance, ils sont dispensés dans un registre syncrétique unique de l'hyper réalisme des comics hybridant à la farce burlesque dadaiste en passant par la comédie musicale et la satire inspirée pour soutenir sa vocation de théâtre engagé, populaire et festif.

En 2009, avec "La nébuleuse vie de José Miranda", le public découvrait José Miranda, célèbre auteur dramatique empreint d'utopie révolutionnaire aux prises avec le - et ses – démon(s).

Les tribulationsmétaphysico-politico-théâtrales de ce personnage, qui s'affirme en double. autofictionnel de son auteur, se poursuivaient en 2015 avec "La Brume", fable moderne sur les dérives contemporaines de la démocratie placée sous le signe de la quête donquichotesque.

Sous forme allégorique puisant dans le corpus biblique, La démocratie de la peu" clôt en apothéose l'ébouriffante trilogie consacrée aux tribulations de José Miranda, indéfectible et inépuisable humaniste idéaliste qui s'est engagé à changer le monde en le délivrant des griffes du Mal.

Car, à tout se(a)igneur tout honneur, l'éternel duo Dieu/Satan, respectivement devenu Rigoberto (François Essindi), qui se désinterèsse de sa création et de ses créatures, et Satan rebaptisé Nicanor (Tom Courrèges) et alias Hopkins, grand manitou de la finance, qui se lamente pour surbooking de l'enfer, devenus copains comme cochons, sont partis ensemble en vacances car ils en ont ras l'auréole ou les cornes de la folie des hommes.

Quant aux guides spirituels, les fameux Rois mages, Melchior à l'accent corse (Sylvie Miqueu également signataire des chorégraphies), Gaspard zozotant (Catherine Max Martineau) et Baltazar issu de la belgitude (Natacha Moyersoen), ils forment un fameux trio de pieds nickelés sur lequel point ne faut compter.

Bien que doté d'une aussi séduisante que lucide et pragmatique conscience (Catherine Sorba), José Miranda (Oscar Castro) s'entête donc à cibler les sources du Mal et joue sa dernière carte, sa vie. Vaincre ou périr pour relever une dernière fois sa mission : changer le monde. Mais tout n'est qu'illusion, fiction ou mensonge, même Dulcinée (Meriele Miranda) n'est qu'une danseuse de bastringue.

Car le monde est régi par une dictature économique qui s'appuie sur une culture de la peur, celle de l'angoisse archaïque propre à l'homme, la guerre qui revêt les oripeaux des idéaux pour camoufler ses buts essentiellement prosaïques et la nouvelle religion universelle née au 20ème siècle, le consumérisme.

Et avec sa faconde, Oscar Castro revisite tant la Genèse à la lumière du machisme, avec l'épique procès intenté par Lilith contre Adam représentés par des avocats enflammés (Elisabeth De Andreis et Oualid Meddah) que les Dix commandements et ne manque pas d'épingler la presse inféodée au pouvoir avec un Gavroche contemporain, un très jeune et prometteur comédien haut comme trois pommes (Ethan Creuzevault).

Sous sa direction, dans la scénographie astucieuse de "bouts de ficelle" de Bénédicte d’Albas avec quelques inserts vidéos pour planter le décor et les lumières efficaces de Samuel Lardillier et Oscarito Castro, et soutenu par la bande originale de Jean-Jacques Lemêtre, le spectacle est dispensé par une troupe d'épatants interprètes, comédiens professionnels et amateurs unis dans la choralité,

 

MM         
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et toujours :
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Au théâtre :

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"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
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"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
"Qui croire " à la Comédie de Reims
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
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Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
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