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puce L'art du tailleur - Adrian et Alaïa
Galerie Azzedine Alaïa  (Paris)  Du 21 janvier au 23 juin 2019

Dans la verrière reconvertie en galerie d’exposition de la Maison Alaïa sise au 18 rue de la Verrerie à Paris, l'Association Azzedine Alaïa poursuit la présentation d'expositions initiée du vivant du couturier et ouvre l'année 2019 avec une monstration thématique inscrite dans le corpus "Azzedine Alaïa Collectionneur".

Azzedine Alaïa a toujours collectionné les oeuvres d'art dont celles ressortant aux arts de la mode en constituant une collection des Maîtres de la Couture, et il a acquis, entre autres, le fonds des modèles de Adrian, célèbre costumier de l'Age d'or du cinéma hollywoodien puis couturier réputé sous sa propre marque.

L'association propose donc avec l'exposition "Adrian et Alaïa - L’'art du tailleur" une mise en résonance autour d'une pièce centrale de la garde-robe féminine que constitue l'ensemble tailleur.

Présentée dans une scénographie "white cube" de l'artiste et designer américain Kris Ruhs sous une lumière zénithale rouge de Thierry Dreyfus, elle a été conçue sous la direction d'Olivier Saillard, historien de la mode au fait de l'oeuvre du couturier, qui en 2014, inaugurait la réouverture du Palais Galliera dont il assurait la direction, avec une exposition monographique dédiée au couturier simplement intitulée "Alaïa".

Adrian et Alaïa : le tailleur qui sublime le corps de la femme

L'expression "L'art du tailleur" fait référence non seulement au talent créatif pour renouveler et sublimer cette pièce du vestiaire mais également à la technique qui caractérise le métier de tailleur d'habits qui doit en connaître et exécuter toutes les phases d'élaboration, de la fabrication du patron à l'assemblage en passant par la coupe ce qui exige un savoir-faire dont l'exigence a été reconnue et inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel français.

Une exigence à laquelle, en l'espèce, satisfaisaient Adrian et Alaïa dont, par ailleurs, les créations appariées mettent en évidence la similitude des sources d'inspiration et la continuité entre le premier et le second dans ce qui caractérise l'éternelle modernité.

Et ils partagent des conceptions identiques pour sublimer le corps féminin. D'une part, celle de la beauté sensuelle empruntant aux canons universels et intemporels de la représentation de la femme, de la Grèce antique à l'Inde ancienne, exaltant ses courbes : épaules galbées, taille fine soulignée et mise en relief de l'arrondi des hanches.

Costumier légendaire et directeur de la mode à la Metro Goldwyn Mayer, Adrian a repris ces codes pour façonner la silhouette glamour des stars du cinéma des années 30, bien évidemment pour les tenues du "grand soir" mais également pour le vêtement de ville, le tailleur érigé en "power suit" dans les années 40.

Tout comme Alaïa, le couturier "body liner", qui va entreprendre leur novation des les années 80.

D'autre part, le florilège de modèles sélectionnés, les modèles griffés des Années Couture 1942-52 d'Adrian et les créations de Alaïa sur trois décennies, rend compte d'une conception quasi architecturale du vêtement héritée de Madeleine Vionnet.

Par ailleurs, la majorité de pièces de couleur noire révèle une influence commune aux deux couturiers, celle de Balenciaga surnommé "le maître des couturiers", référence incontournable de la ligne et de l'exploration obsessionnelle de cette couleur pour laquelle il usait du façonnage du tissu et de l'apposition d'ornements à des fins vibratoires, et le boutonnage, l'appliqué, l'ornement et l'empiècement figurent tant dans le vocabulaire d'Adrian que celui d'Alaïa.

Et en épilogue, le visiteur retrouve également réunis les deux créateurs par le biais de l'image avec les films "Femmes" de George Cukor datant de 1939 dont la pléthore de vedettes est habillée par Adrian et un des films de la série des James Bond, "Dangereusement vôtre" de John Glen, pour lequel Alaïa a conçu les tenues de son égérie Grace Jones.

 

Crédits photos : MM avec l'aimable autorisation de l'Association Azzedine Alaïa


MM         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

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