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puce La vie dont nous rêvions
Michelle Sacks  (Editions Belfond)  mai 2019

Michelle Sacks est une jeune auteure qui a grandi en Afrique du Sud. Après avoir écrit un recueil de nouvelles, elle publie aux éditions Belfond son premier roman, La vie dont nous rêvions, un ouvrage envoûtant et ensorcelant, effrayant aussi par certains points qui explore avec virtuosité la complexité de la maternité, de l’infidélité et des mauvaises conduites.

L’ouvrage nous raconte l’histoire de Sam et Merry, un couple de jeunes mariés parents d’un bébé qui ont quitté New-York pour commencer une nouvelle vie dans un cottage en Suède, au cœur de la nature. Tandis que Sam tente de lancer sa carrière de réalisateur, Merry se consacre à ses nouveaux devoirs de mère au foyer.

Derrière ce tableau idyllique, le couple cache de très lourds secrets. Isolée et en proie à la dépression, Merry se sent prisonnière. Elle n’éprouve aucun amour pour son bébé et le néglige dès que Sam a le dos tourné. Ce dernier, lui, se révèle être un personnage tyrannique et menteur.

L’équilibre très relatif de cette famille se retrouve mis à mal par l’arrivée de Francesca, la meilleure amie de Merry. Dans un huis clos étouffant et toxique, l’intrigue se resserre jusqu’à l’horreur suprême.

C’est un roman psychologique terriblement addictif que nous propose Michelle Sacks. On ressort complètement bouleversé de la lecture de cet ouvrage qui, dès les premières pages, nous laisse imaginer un drame en devenir. Le tableau brossé de la famille parfaite au début de l’ouvrage nous laisse deviner que derrière ce vernis de façade se cache d’autres choses. Et c’est l’arrivée de Francesca qui va briser ce vernis de façade.

Toujours se méfier des apparences ! Telle pourrait être la morale de cette histoire proposée par Michelle Sacks.

Avec cet ouvrage particulièrement asphyxiant, Michelle Sacks a construit un triangle amoureux toxique mis en valeur par une construction machiavélique. Les trois personnages sont tour à tour narrateurs et le lecteur ne sait plus qui croire et oscille en permanence entre empathie et aversion. On se prend à détester les personnages décrits par Michelle Sacks, de par leur faços d'être et leurs actions. On a néanmoins une envie terrible de voir jusqu'où ils peuvent aller et c'est bien là la grande force du roman que de réussir à convaincre le lecteur de suivre des êtres détestables.

A l’aide d’une écriture incisive, l’auteur crée au fil des pages un malaise en alourdissant petit à petit la menace qui plane autour de ce trio. Un trio qui s'avère entretenir des relations malsaines et toxiques avec chacun des personnages qui exercent une influence néfaste sur les autres.

La vie dont nous rêvions est donc un ouvrage dérangeant sur la maternité, la violence sourde, la culpabilité, la folie insidieuse et l'amour. Il est un roman parfaitement maîtrisé qui ne vous laissera pas indemne à la fin de la lecture.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Michelle Sacks


Jean-Louis Zuccolini         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
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"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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