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Théâtre Tristan Bernard  (Paris)  juin 2019

Seul en scène humoristique conçu par Pierric Tenthorey, Gaëtan Bloom, Jérôme Giller et Roelof Overmeer et interprété par Pierric Tenthorey.

Un grand garçon sec, en costume noir, chapeau noir, chaussures et chaussettes noires, avec une chemise blanche hébergeant une cravate noire, est dans une pièce contenant un cube blanc, des murs blancs et deux portes blanches.

Inévitablement, il cherche à ouvrir les portes situées aux deux côtés de la scène. Pour cela, un mystérieux rayon de lumière souligne soudain l'une des portes. L'homme se rend à ce qui ressemble à une invitation : déception, il ne parvient pas à ouvrir la porte et la poignée lui reste dans les mains... La lumière change de porte et l'homme se précipite de l'autre côté pour le même résultat...

Voilà le cadre dans lequel va évoluer désespérément Pierric. Au bout de chaque séquence, le noir se fait et quand la lumière revient, il est de dos dans la position d'un "porte manteau" qui ne laisserait apparaître que ses vêtements accrochés.

A chaque fois, la situation évolue un peu. Des objets apparaissent (canne, balles) ou disparaissent... et le cauchemar, pour le personnage, et le rire, pour le spectateur, continuent, avec une tendance à s'amplifier, comme le saugrenu de cette séquestration sans fin...

Face à ces éléments peu coopératifs, Pierric fait preuve de beaucoup d'abnégation : il ne se résigne jamais. Tour à tour magicien, jongleur, contorsionniste, mime, il reprend à les fignolant tous les numéros de ces grands prédécesseurs. On pense évidemment au Mime Marceau, à Jacques Tati, à Buster Keaton voire à Jerry Lewis. Pierric y ajoute de la danse et se prend un instant pour Fred Astaire sur la musique d'"Heaven".

Peu de redites et beaucoup d'astuces nouvelles comme cette manière inédite de jongler pendant laquelle des balles disparaissent. Très expressif, Pierric est aussi d'une dextérité folle. Il a reçu le Grand Prix 2015 au championnat du monde de magie, et ses tours sont distillés harmonieusement dans le spectacle sans qu'ils perturbent sa quête de la porte ouverte.

Suisse, également auteur de romans et réalisateur de courts-métrages, Pierrick Tenthoray est également influencé par le surréalisme belge. On s'en doute avec le titre magrittien de ce spectacle - "Homme encadré sur fond blanc" - conçu avec Gaëtan Bloom, Jérôme Giller et Roelof Overmeer mais aussi par certains gags passablement absurdes.

Ainsi, quand il parvient au bout de quelques séquences et d'un rituel compliqué qu'il doit constamment recommencer, à ouvrir le carré et qu'il a l'idée d'y jeter une balle... celle-ci tombe aussitôt du... plafond !

Avec Pierric, le haut et le bas, les couleurs et le noir et blanc, le côté gauche et le côté droit forment un méli-mélo qui défie les lois de la pesanteur et celle de la physique terrestre.

Pendant plus d'une heure, on est en compagnie d'un clown triste d'être dans un mauvais rêve et l'on a presque envie de se contenir, d'éviter de rire aux éclats devant les malheurs qui le touchent. Ce qui rassure vite c'est qu'ils n'ont pas l'air d'atteindre son moral et qu'il est encore et toujours sur la brèche pour trouver la solution.

On prédit à ce spectacle poétique et cruel, audacieux et d'une grande élégance visuelle, un grand succès qui sera mille fois mérité.

 

Philippe Person         
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Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

en virtuel :
"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home :
"A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

"Diamants" de Vincent Tassy
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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