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puce Tom Mascaro - The Daggys
M'art in the street  (Saint-Symphorien-sur-Coise)  samedi 25 mai 2019

Une flemme énorme de conduire et l’attente d’un colis (piégé) m’ont décidé ce samedi 25 mai à ne pas me rendre au concert auquel je devais assister à Saint-Etienne : Raymonde Howard et Shonen Knife.

Je regrette bien de n’avoir pas vu ma copine Raymonde jouer en première partie des Ramones Japonaises, mais le sort était jeté : je traîne dans mon village, où se passe un concert en plein air, auquel je finis par me rendre, histoire de prendre l’air, sans réelle grande attente musicale.

Et sur le chemin entre chez moi et le parc public où se déroule la soirée, j’entends soudain un son de guitare rauque et beaucoup plus sauvage que la "normale", la "moyenne" de ce qui peut s’entendre de manière générale en France ces dernières années. Un riff démarre, accompagné de sons de percussions minimales : C’est "I wanna be your dog" des Stooges. Les Stooges en fond sonore dans mon village ! C’est vraiment trop cool, et surtout intriguant !

Excité comme une puce, je force le pas et me retrouve avec une centaine de personnes devant un mec seul sur scène, qui chante, joue de la gratte, de la grosse caisse et du charleston. Un frisson me parcourt l’échine. Ce mec (qui se nomme, je le saurais plus tard, Tom Mascaro) balance de bonnes ondes primitives et a un feeling terrible. Alors qu’il arrête de crier qu’il veut être son chien, il entame des chansons personnelles toutes aussi bien senties. Je suis bluffé et heureux d’être là. Il faut préciser une chose : snobant les salles de concerts depuis deux ou trois ans, je ne suis plus habitué à entendre du rock’n’roll (car c’est de ça qu’il s’agit, au sens strictement large bien sûr) et encore moins du bon rock’n’roll en live (car c’est de ça qu’il…), hormis les quelques "gros" groupes ou artistes que j’ai vus ces dernières années (euh, en fait j’ai assisté à UN seul concert : The Breeders, qui m’ont, au passage, beaucoup déçus).

Ce gars sait tenir une scène à lui tout seul, la musique est simple et efficace, elle n’est pas particulièrement extrême, expérimentale ou osée, évoluant plutôt vers une série de titres de blues survitaminés assez classiques. Mais doit-on forcément innover pour toucher les gens ? Certainement pas. C’est l’énergie et la ferveur que l’on investit qui touche les gens. Regardez Johnny Halliday ! C’est une blague, mais oui ! J’essaie d’inclure de l’humour dans mes écrits désormais, même s’il est cliché. Mais doit-on forcément innover pour faire rire les gens ?

Quoi qu’il en soit, cette excellente entrée en matière me force à faire deux choses : aller féliciter et discuter avec ce Tom Mascaro à la fin de son show, et assister à la suite des concerts, au cas où… si une autre bonne vibration me léchait les oreilles. Je passe complètement le groupe suivant à la trappe, ce trio (Echo) jouant une pop teintée de musique folk assez mièvre, et moi-même étant occupé à lorgner sur une fille très jolie avec qui je finis par discuter (c’est vraiment une soirée de winner pour moi !).

La probabilité pour éprouver un deuxième frisson ce soir est faible. Mais lorsque je vois se repointer Tom Mascaro, debout cette fois, guitare au ventre, et deux acolytes respectivement bassiste et batteur qui, sans frime aucune ni pseudo-looks de rockeurs modernes, montent sur la scène et installent de suite une ambiance électrique très bruitiste, je dis "merde !". Le concert commence bien, très bien, tellement bien que je me rapproche peu à peu du groupe pour scruter en détail ce trio.

J’ai toujours voulu être au premier rang des bons concerts, ou de ceux que j’attendais avec ferveur. C’est là que je suis le mieux, près du son de la scène, du bruit naturel des amplis. Surtout pour une musique comme celle-ci. Je suis seul devant le groupe, le public étant vingt mètres derrière, mais je m’en fiche complètement. Ça fait remuer la tête et bouger les jambes, ça fait du bonheur multicolore dans le cerveau !

S’il fallait qualifier ou décrire la musique des Daggys, je dirais qu’ils ont été biberonnés au rock indé des années 90, sans pour autant qu’ils négligent les classiques plus anciens, s’inspirant du meilleur des 60’s, 70’s et 80’s. Le choix des quelques reprises accompagnant leurs morceaux personnels le prouve : The Wipers, The Vaselines, et… AC/DC ! Leur musique sent bon le grunge et le rock noisy, sans jamais tomber dans la mauvaise copie. Les passages lourds alternent avec des rythmiques plus punk, les mélodies sous-jacentes des compositions servent bien l’énergie dégagée par ces trois gars qui se donnent à fond et se font plaisir, ça se voit, c’est pas d’la frime.

C’est surtout cela que je retiendrais à la fois du concert de Tom Mascaro et des Daggys : sans frime, sans prétention, sans ces vêtements ridicules que portent aujourd’hui la plupart des groupes dits "rock", juste de la spontanéité, et c’est cela qui manque aujourd’hui dans ce genre de musique. Pour ne rien gâcher, ils ont été très sympathiques après leur concert, ravis de discuter et très ouverts. Ils m’ont dit ne pas jouer souvent en live, Tom se concentrant surtout sur son set solo. S’il se trouve donc qu’ils passent près de chez vous, foncez, leurs prestations sont trop précieuses pour les rater !

 

En savoir plus :
Le site officiel de Tom Mascaro
Le Bandcamp de Tom Mascaro
Le Facebook de Tom Mascaro
Le Facebook de The Daggys


Loïc Silence         
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# 25 août 2019 : C'est la rentrée ... littéraire

Cette semaine on continue de passer en revue les sorties littéraires de la rentrée en attendant la fin des vacances alors que la rentrée théâtrale commence à pointer son nez. Bonne lecture.

Lecture avec :

"Baikonour" de Odile d'Oultremont
"Civilizations" de Laurent Binet
"Kintu" de Jennifer Nansubuga Makumbi
"L'été meurt jeune" de Mirko Sabatino
"Les liens" de Domenico Starnone
"Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon" de Jean Paul Dubois
et toujours :
"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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