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Interview  (Festival Terres du Son, Domaine de Candé, Monts)  vendredi 12 juillet 2019

A l'occasion du Festival Terres du Son, nous avons rencontré Paul (clavier et basse), Martin (guitare et chant), Arthur (guitare et chant) et Clément (batterie et chant), les quatre membres de The Psychotic Monks, en pleine tournée.

Est-ce qu'on peut dire que vous faites de la musique "psyché" et si oui, qu'est-ce que cela veut dire pour vous ?

Paul : Nous partons du principe que tout le monde peut dire ce qu'il veut, après nous avons du mal à mettre des étiquettes.

Clément : On a du mal à mettre ça dans une case.

Paul : On se sent un peu étrangers aux étiquettes, aux styles, on trouve ça plus intéressant que chacun ait envie d'y voir ce qu'il veut. "Psyché" pour toi va vouloir dire quelque chose, ça ne va pas vouloir dire la même chose pour moi, on ne va pas avoir les mêmes références. Du coup "psyché"...

Clément : Moins maintenant, il y a eu un moment où on était peut-être plus dans un truc à la Black Angels.

Arthur : Tu parles d'esthétique, là.

Clément : On a du mal à enfermer ça dans un truc, on essaie justement de ne pas trop caler de mots dessus pour se laisser libres au maximum.

J'aimerais vous entendre raconter un peu la genèse, la création de The Psychitic Monks.

Martin : Alors on est nés, déjà ! (rires). En gros, il y a deux frères dans le groupe (Ndlr : Paul et Arthur). Arthur et moi on se connaît depuis qu'on est tout petits, on est copains de bac à sable presque et on était super copains avant même de faire de la musique ensemble. On a eu plus ou moins quelques groupes ensemble. On a été soutenus par nos parents.

Puis j'ai rencontré Clément avec qui on a fait un premier groupe puis après on s'est retrouvés tous les quatre autour de ça. Ça s'est un peu fait tout seul en fait, on n'avait pas de réelle volonté de créer un groupe au moment où on s'est retrouvés tous les quatre. Il y a un moment où on a joué tous les trois parce que Paul est un peu plus jeune que nous mais ça n'a pas duré...

Clément : Oui on est vite arrivés au bout, il y avait des limites à être à trois, et Paul est arrivé.

Tu dis : "on a été soutenus par nos parents", ça veut dire quoi ?

Paul : On s'est pas retrouvés avec des parents qui nous disent : "c'est cool de faire de la musique mais cherchez un vrai travail aussi". Ils nous ont encouragés à faire ce qu'on avait envie de faire, tout en nous disant que ce ne serait peut-être pas forcément simple.

Clément : Du coup, ils nous ont payé des Porsches qu'on a revendus (rires).

Paul : On a beaucoup d'amis qui ont fait beaucoup de musique, qui ont essayé de faire quelque chose de ce côté-là mais qui n'en ont pas eu vraiment la possibilité parce que leurs parents étaient plus dans un état d'esprit où il faut faire des études, suivre tel ou tel modèle... Nous on a été encouragés, moi par exemple j'ai arrêté les études juste après le bac et mes parents c'était plutôt : "OK vas-y, essaie", ils m'ont aidé à manger... dans d'autres conditions je n'aurais juste pas pu.

Vous avez reçu une éducation musicale ?

Arthur : Oui il y a ça aussi, socialement on a tous été conditionnés à la musique, notre père joue de la musique, depuis longtemps. Le père de Martin travaille sur des instruments, il est luthier. On est peut-être un peu des produits de nos parents (rires).

Clément : Oui enfin plus le groupe avançait et moins nos parents ont compris notre musique (rires).

Je posais la question aussi parce que j'ai rencontré tout à l'heure Last Train, qui se sont rencontrés très jeunes comme vous et je me demandais comment vous en êtes arrivés là finalement, à tant de maturité musicale, à quelque chose qui semble si abouti...

Clément : On ne contrôle pas vraiment grand chose en fait. On s'est retrouvé à quatre, à être quatre bons amis, à adorer passer du temps ensemble, tous les quatre, à discuter de plein de choses, à se livrer sur beaucoup de choses, des choses très intimes, à beaucoup répéter, à faire beaucoups de concerts.

Arthur : On a choisi de créer quelque chose à quatre dans une intimité constante où il n'y a pas vraiment de frontières entre la vie privée, la vie professionnelle et la musique. Dans cette relation à quatre, il n'y a pas quelque chose qui ne regarde pas le reste du groupe. On est tous nourri énormément parce qu'on est chacun d'entre nous...

On vient me faire signe qu'il est temps de mettre fin à l’interview.

Comment abordez-vous le concert de ce soir dans le cadre d'un festival plutôt généraliste, plutôt "familial" avec une grosse concurrence puisque vous allez jouer quasiment en même temps que Fat White Family ?

Tous : Ben d’ailleurs, on conseille d'aller voir Fat White Family parce qu'on adore ce groupe !

Arthur : On n'est pas trop dans la concurrence non plus, nous on aurait vraiment aimé pouvoir aller les voir.

Clément : C'est déjà dingue de se retrouver dans le même festival qu'eux, ce sont des gars que l'on suit depuis longtemps. Et puis ce genre de festivals-là, "généraliste", c'est sûr que c'est un peu étrange mais ça nous fait beaucoup de bien sur l'ouverture vers les gens, c'est bien aussi de sortir de son confort.

Paul : Oui on peut essayer de convertir un autre public.

Et c'est quoi la suite des événements pour vous ?

Clément : Demain on va au Pays-Bas par exemple, on va tourner jusqu'à fin décembre en gros.

Paul : Et puis après la volonté, c'est continuer à éprouver, à décrire, c'est notre quête, à apprendre.

Clément : En gros on observe là, on engrange de l'expérience, c'est la première fois qu'on vit tous ces festivals, qu'on a autant de dates sur un an, qu'on se retrouve un peu partout, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Espagne, ça va être vraiment dingue. On va observer puis après on va prendre du recul et on va en discuter un peu tous les quatre puis on va faire un nouveau disque.

Martin : Essayer d'avoir la sensation d'être toujours en train d'apprendre des trucs, de rester bien bien loin des certitudes, de ce qui t'empêche d'avancer quoi.

Clément : Être loin des certitudes, c'est bien ça.

Paul : Essayer d'anticiper l'effondrement du capitalisme, voire même peut-être essayer d'y participer !

 

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En savoir plus :
Le Bandcamp de The Psychotic Monks
Le Soundcloud de The Psychotic Monks
Le Facebook de The Psychotic Monks


Cathy Martineau         
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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

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Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
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"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
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du côté des humoristes :
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et du théâtre lyrique revisité:
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Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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