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Nicolas Pariser  octobre 2019

Réalisé par Nicolas Pariser. France. Comédie dramatique. 1h43 (Sortie 2 octobre 2019). Avec Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier, Nora Hamzawi, Maud Wyler, Antoine Reinartz, Léonie Simaga, Alexandre Steiger et Pascal Reneric.

Le cinéma français ne traite pas souvent du fonctionnement des institutions politiques, cherche encore moins à raconter leur quotidien et celui des hommes et des femmes qui y travaillent.

Il y a quelques années, avec "Quai d'Orsay", pourtant tiré d'une bande dessinée parodique, Bertrand Tavernier parvenait à décrire de manière assez vraisemblable comment fonctionnait une direction du Quai d'Orsay. On y suivait un élément novice, en l'occurrence Pio Marmaï, faire ses premiers pas dans un service et découvrir les tenants et les aboutissants de ce qui allait être sa fonction, notamment au niveau des rapports qu'il allait entretenir avec ses nouveaux collègues.

"Alice et le maire" de Nicolas Pariser reprend le même principe, mais appliqué au cabinet d'un grand maire. On va assister à l'arrivée d'Alice Heimann (Anaïs Demoustier) affectée auprès du maire de Lyon dans un poste aux fonctions pas très claires. Philosophe de formation, elle a pour mission de donner des idées au maire, ou plutôt de lui redonner la pêche nécessaire pour qu'il se remette lui aussi à trouver des idées.

En rencontrant Monsieur le maire, le plus souvent entre deux portes, ou quelques minutes tard le soir, Alice va sans le vouloir et sans s'en rendre compte, lui devenir indispensable.

Gravissant d'improbables échelons, changeant de titre de mission, voyant son bureau grandir en conséquence, Alice est à la fois fascinée par ce qui lui arrive et commence à se faire avaler par la machine : sa vie est désormais centrée sur celle de son maire et elle perd pied avec la réalité. Pire encore, elle finira par jouer un rôle inattendu (et définitif) dans la carrière de son "patron".

Contrairement à bien des films français se risquant sur le terrain de la politique "quotidienne", "Alice et le maire" de Nicolas Pariser est constamment crédible.

Chacune des pièces posées successivement n'affaiblit pas la construction au risque qu'elle s'effondre. Les personnages de l'entourage du maire sont ainsi assez habilement dessinés et dans l'ensemble pourraient exister.

Les problématiques dégagées par le maire proche du "burn out" ne sont pas extravagantes. Fabrice Luchini réussit parfaitement à jouer un "homme de gauche", ce qui est pour lui est un sacré rôle de composition !

Sa confrontation avec une jeune femme qui n'est pas du sérail est plutôt réussie et le couple cinématographique qu'il forme avec Anaïs Demoustier est bien maîtrisé par l'auteur qui se garde de dériver vers une histoire d'amour ou d'instaurer des rapports où l'un dominerait l'autre.

La jeune femme "moderne" apprendra beaucoup de l'homme politique à l'"ancienne" et le spectateur trouvera, pour une fois, qu'il est devant un film où il n'en sait pas plus que les auteurs.

Il devra être reconnaissant au jeune cinéaste, qui confirme des qualités entrevues dans "Le Grand Jeu", de le faire entrer dans des milieux que les films de fiction ont souvent abandonné.

Mine de rien, "Alice et le maire" de Nicolas Pariser est un divertissement instructif qui ne fera perdre son temps à personne et donnera à tous l'impression d'en avoir appris pas mal sur les institutions et les corps constitués.

 

Philippe Person         
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Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

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"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

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"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

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"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
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