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Interview  (Par mail)  octobre 2019

Les français de The Great Old Ones qui s'inspirent de l'oeuvre de l'écrivain américain H.P. Lovecraft pour livrer une œuvre black metal sortiront bientôt leur quatrième album.

On a eu le plaisir d’écouter en avant-première cet album majestueusement produit par Francis Caste (Sinsaenum, Loudblast, Regarde Les Hommes Tomber, Hangman’s Chair). Une réussite. Un album d’une intensité inouïe alliant puissance et envolée atmosphérique.

Cosmicism sera donc incontestablement un des albums metal majeurs de l’année. On a donc eu envie d’échanger avec le groupe sur cette belle réussite.

Ce nouvel album est une nouvelle fois très influencé par l’univers de l’écrivain H.P. Lovecraft. Pourquoi cet écrivain est aussi important dans votre œuvre ?

Benjamin Guerry (guitare, chant) : J’ai découvert Lovecraft quand j’étais adolescent, au travers du jeu de rôle "L’Appel de Cthulhu". L’univers m’a tellement plu que naturellement, je me suis intéressé aux œuvres dont il était tiré. Et depuis ses écrits ne m’ont jamais quitté. Quand j’ai commencé à composer les morceaux qui allaient devenir notre premier album Al Azif, j’ai ressenti les mêmes émotions que lors de mes lectures des histoires de Lovecraft. Il m’a donc semblé évident qu’il allait être au centre du concept du groupe. Mettre en musique les créatures innommables ainsi que les lieux occultes et gigantesques est toujours très grisant.

Avez-vous un conseil pour un jeune lecteur qui voudrait découvrir H.P. Lovecraft ?

Benjamin Guerry : L’univers de Lovecraft est assez vaste, et d’ailleurs assez changeant entre la période des contrées du rêve et le mythe de Cthulhu par exemple. Le style d’écriture bourré d’adjectifs peut parfois rebuter donc il faut démarrer avec les nouvelles les plus populaires à mon sens, comme "L’Appel de Cthulhu", "Le Cauchemar d’Innsmouth", ou "La Couleur Tombée du Ciel" pour n’en citer que quelques-unes. C’est bien sûr assez subjectif. Il y a une très belle édition de "L’Appel de Cthulhu" illustrée par Baranger qui vaut vraiment le coup d’œil.

Le titre de l’album renvoie au cosmicisme qui est une théorie relative à l’insignifiance de l’humanité par rapport au cosmos. Pourquoi le choix de ce titre ?

Benjamin Guerry : Le cosmicisme est le fil rouge parfait entre les différents titres de l’album. Chaque morceau met en scène une entité lovecraftienne, et l’histoire du protagoniste qui la rencontre, sombrant ainsi dans la folie et / ou l’admiration. Chaque fois le personnage se rend compte de sa futilité face à une créature dont l’existence et les desseins le dépasse. Cette philosophie est donc présente dans chacune de ces destinées.

Dans un entretien en 2018, vous évoquiez le fait de se faire tatouer un élément en lien avec H.P Lovecraft. Alors c’est fait ? Et si oui, que représente le tatouage ?

Benjamin Guerry : Et bien non toujours pas de mon côté ! Le fait que je me sois arrêté précisément sur un tatoueur en particulier m’oblige à trouver le temps d’aller le rencontrer, temps que pour l’instant je n’ai pas réussi à trouver. Mais c’est un geste pour la vie donc autant faire ça de la meilleure des façons. Quant à ce qu’il va représenter, ce sera plutôt simple. Mais je ne préfère pas en parler tant qu’il n’est pas fait.

Est-ce qu’on peut imaginer un album de The Great Old Ones sans référence à H.P. Lovecraft ?

Benjamin Guerry : Il ne faut jamais dire jamais mais cela me semble impossible. Lovecraft et son œuvre sont vraiment un pilier du groupe. Cependant, nous ne nous privons pas de piocher quelques éléments ailleurs, mais toujours dans l’entourage de l’auteur, auprès d’écrivains qu’il a ou qu’ils l’ont influencé. Par exemple, pour le morceau "LostCarcosa" présent dans notre nouvel album, les principales références sont tirées du livre "Le Roi en Jaune" de Robert W. Chambers. Mais c’est un auteur qui a beaucoup influencé Lovecraft, donc ce dernier n’est jamais très loin.

Benjamin Guerry, on peut dire que vous êtes la tête pensante du groupe. Comment s’est déroulé le processus de création du disque ? Est-ce que vous faites un recrutement de musiciens propre à chaque disque ?

Benjamin Guerry : Depuis le début de l’existence du groupe, le processus est sensiblement toujours le même, à savoir que je compose la majorité de la musique. J’aime ce "travail" solitaire qui me permet d’aller chercher des émotions enfouies en moi. Cependant, des choses bougent quand nous répétons les morceaux ensemble, et les morceaux prennent vraiment vie à ce moment-là. Même si une grosse base est un travail personnel, The Great Old Ones reste et restera toujours un groupe. Il y a eu effectivement des changements de lineup dernièrement mais celui-ci, en tout cas je l’espère, est là pour durer.

Sur le plan musical, votre disque est assez varié et ne se limite pas au black metal. quelles ont donc été vos influences ?

Benjamin Guerry : La base de nos influences est quand même bien ancrée dans le black metal, et dans le metal extrême en général. Des groupes comme Emperor, Enslaved, Opeth, mais aussi des choses plus post comme Cult of Luna tournent régulièrement dans mes oreilles. Cependant, nous écoutons tous beaucoup de musique de films, de musique classique, et cela doit avoir une influence sur nos albums. Le but est de rechercher de l’émotion, et il est possible d’en trouver dans beaucoup de styles de musique.

Vous êtes sur un label américain (Season of mist). Comment ça se passe ?

Benjamin Guerry : Alors cela se passe très bien. Ils mettent beaucoup en œuvre pour que la sortie de Cosmicism se passe de la meilleure des façons, et humainement nos échanges sont très sympas et très constructifs. Ils nous permettent d’avoir une bonne visibilité au niveau international. Mais le meilleur reste à venir !

Est-ce qu’on peut envisager votre présence au Hellfest 2020 ?

Benjamin Guerry : Nous y avons joué en 2018 donc je ne suis pas sûr du tout. Ce n’est pas nous qui décidons mais ce serait avec un grand plaisir !

 

En savoir plus :
Le site officiel de The Great Old Ones
Le Bandcamp de The Great Old Ones
Le Soundcloud de The Great Old Ones
Le Facebook de The Great Old Ones


David Drx         
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