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puce Jeanne Plante est chafouin
Théâtre Lepic  (Paris)  octobre 2019

Spectacle de théâtre musical conçu et interprété par Jeanne Plante, accompagnée par les musiciens Philippe Desbois, Jacques Tellitocci et Jérémie Pontier, dans une mise en scène de Patrice Thibaud.

La saison dernière, on avait découvert Maria Dolorès qui redonnait un coup de jeune à la chanson fantaisiste, genre méprisé et sous-estimé qui a pourtant été porté jadis par des Marie Bizet ou des Odette Laure.

Aujourd'hui, c'est au tour de Jeanne Plante de renouveler le genre. Comme Maria Dolorès, elle n'hésite pas à venir sur scène avec des perruques roses ou rouges, à montrer ses formes plantureuses, à jouer les aguicheuses auprès de ses musiciens, qui ont tous les trois leur rôle à jouer dans ce spectacle totalement hilarant.

D'emblée, il y a pléonasme : Jeanne Plante est une belle plante. Mais pas que... Durant son tour de chant, qui n'est pas qu'un tour de chant, elle saura se transformer et redevenir une femme en noire presque timide dans sa beauté toute simple...

Mais c'est une longue et courte histoire à la fois d'une heure vingt pendant laquelle elle tient en haleine un public déjà acquis pour ceux qui la revoient et en formation rapide pour être eux aussi sous son charme irrésistible pour ceux qui la voient pour la première fois.

Avec Jeanne Plante, la première fois n'est visiblement pas la dernière et, si elle n'aligne pas des tubes, elle exploite un répertoire où les mauvaises chansons n'ont pas droit de cité.

Il y a évidemment celles que l'on retient dès les premiers mots, comme "Chafouin" ou "Je Jouis". il y a aussi celles que l'on écoute et que l'on aimera réécouter pour tout en saisir. Il y a également les saugrenus, comme "Cocuages et crustacés", détournement malicieux de la chanson de BB par Vincent Rocca.

Il y a même les reprises, comme cette belle version d' "Un homme", sublime idiotie qu'on pouvait entendre dans "Le rosier de Mme Husson" de Jean Boyer chantée par Fernandel et Germaine Duclos.

Car, à l'instar de Juliette, Jeanne Plante connaît sur le bout de ses jolis doigts toute la chanson française qui mérite le détour... On n'aurait pas besoin de beaucoup la défier pour qu'elle réveille à la vie la grande Pauline Carton quand elle se réfugiait "Sous les palétuviers".

Pour l'heure, à la guitare ou au ukulélé, elle aligne ses propres compositions ou laisse à ses trois gaillards leur petit moment de gloire. On entendra ainsi son percussionniste (et roi des casseroles), Jacques Tellitocci, avouer qu'il n'est pas italien.

On s'amusera quand Jérémie Pontier, aux claviers, imitera - entre autres - Ray Charles et Stevie Wonder. Quant à Philippe Desbois, violoncelliste et guitariste émérite, et chouchou de Jeanne, il n'aura aucun mal à séduire le public de sa virtuosité modeste et indispensable pour que les chansons touchent tous les cœurs.

Mis en scène par Pascal Thibaud, "Jeanne Plante est chafouin" est un spectacle musical élégant et réussi qui a le parfum de ces plats succulents dont aimerait bien pouvoir se resservir même si la part était copieuse.

Oui, vraiment, Jeanne Plante est de celle qui réconcilie les sens des gourmets et des gourmands

 

Philippe Person         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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