Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce La Promesse de l'aube
Théâtre de l'Atelier  (Paris)  octobre 2019

Lecture par Stéphane Freiss d'extraits du roman éponyme de Romain Gary.

C'est en lecteur décontracté que Stéphane Freiss entre en scène. Avant de commencer sa lecture du roman autobiographique de Romain Gary, il s'adresse au public, un dossier noir à la main.

On apprendra donc que ce comédien, qu'on a vu plus d'une fois sur une scène parisienne, est pour la première fois de sa carrière... seul sur scène.

Il y a donc en lui un sentiment particulier qui explique sans doute pourquoi il n'a pas, comme on s'y attendait, tout de suite pris la direction d'un des deux fauteuils de velours rouge, type salles de cinéma d'avant les multiplexes, et s'est directement plongé dans l'oeuvre de Gary.

Pour le rassurer pleinement, il aura besoin d'un autre viatique : son chien... qui se précipite sur lui alors qu'il vient enfin de s'asseoir et lui fait une vraie fête. Une fois cela fait, il se couche à ses pieds et sera l'un des plus attentifs écoutants de son maître... dont la voix n'est pas que mélodieuse pour les canidés.

Car, il est incontestable que Stéphane Freiss sait lire, ou plutôt sait faire semblant de lire. Les feuilles qu'il a tirées de son dossier noir et sur lesquelles reposent les extraits qu'il a choisi d'interpréter de "La Promesse de l'aube", il va simplement s'en servir comme garde-fou pour les premières représentations. Nul doute qu'il n'aura bientôt plus guère besoin de ces anti-sèches. Et ce sera encore mieux puisqu'on n'aura pas l'impression (fausse) d'un spectacle hybride entre lecture et interprétation.

Si l'on connaît le roman de Gary, qui conte ses années de jeunesse avec comme élément central sa relation presque fusionnelle avec une mère qui constitue sa seule famille, on pourra dire que ce qu'en lit Stéphane Freiss n'est pas le plus spectaculaire, qu'il évite d'en faire une mère trop exubérante et trop excessive.

Mais les extraits choisis suffisent à bien comprendre leur relation et a dessiné un Romain Gary plus tendre et moins cynique que celui qui se transformera en Emile Ajar pour justement retrouver un peu de tendresse. Quand il écrit "La Promesse de l'aube", il est au zénith de sa vie : écrivain reconnu et adapté à Hollywood, consul à Los Angeles, amoureux d'une jeune femme belle et célèbre...

C'est donc un quadragénaire apaisé qui a réussi son existence au-delà de ses espérances d'enfant pauvre qui reconstitue cette enfance bohème, une enfance sans père mais compensée par une mère à qui est venue le temps de rendre hommage... Elle qui a disparu presque vingt ans avant qu'il ne lui redonne vie.

Stéphane Freiss fait passer toute l'émotion du livre. Il ne cherche pas à composer Gary en train d'écrire ou de relire son texte. Il sait mettre la distance nécessaire pour qu'on écoute bien cet hymne à une mère hors du commun et qui a permis à son fils d'avoir le destin extraordinaire dont elle rêvait pour lui.

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
"Dementia" de Francis Ford Coppola
"M le maudit" de Fritz Lang
"La maman et la putain" de Jean Eustache
découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
et des films récents sortis en DVD :
"Adults in the room" de Costa Gavras
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
"Martin Eden" de Pietro Marcello

Lecture avec :

"Aotea" de Paul Moracchini
"Fille et loup" de Roc Espinet
"Ghosts of L.A." de Nicolas Koch
"Pierre le Grand" de Thierry Sarmant
"Propriétés privées" de Lionel Shriver
et toujours :
"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=