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puce 1969, année fatidique
Brice Couturier  (Editions de l'Observatoire)  août 2019

Dire que je suis un grand admirateur de Brice Couturier serait malhonnête de ma part. Pour tout vous avouer, la plupart de ces tweet m’exaspèrent et ces analyses politiques et culturelles ont tendance à avoir sur moi les mêmes effets que ces tweet. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Brice Couturier est un journaliste culturel, il a été rédacteur en chef du Monde des débats et il collabore au Point. Il est aussi une des voix de France Culture, où il présente chaque jour "le tour du monde des idées". Il a déjà publié récemment un ouvrage sur notre président aux éditions de l’Observatoire.

C’est donc ma curiosité intellectuelle qui m’a guidé vers le nouvel ouvrage de Brice Couturier intitulé 1969, année fatidique. J’ai voulu tenter de savoir et de comprendre cette thèse mise en avant par l’auteur nous disant que la plupart des problèmes actuels de notre société prennent naissance au cours de cette année importante.

Cette thèse part d’un premier constat, l’idée que l’année 1968 a été célébrée de manière ridicule et excessive et que c’est au final en 1969 que se passent les principaux changements. Pour lui, les évènements de mai 68 à Paris, l’armée rouge à Prague, la convention démocrate de Chicago font que l’année 68 s’est achevée sur une série de fisacos monumentaux. 1969, année gueule de bois selon l’auteur, est alors le point d’orgue de ruptures radicales et d’expériences sans filet.

Nixon arrive à la Maison-Blanche avec "un plan pour le Vietnam" et De gaulle rentre à Colombey. Jan Palach se suicide par le feu place Vencelas et une purge antisémite décime le PC polonais. Grâce à leurs ordinateurs, les américains posent des hommes sur la lune. Les Beatles se séparent et la nation hippie vit son dernier grand rassemblement, à Woodstock. Charles Manson, qui se prend pour l’antéchrist, assassine Sharon Tate, enceinte. A Milan, l’attentat de la piazza Fontana lance "les années de plomb" italiennes.

Musique et drogues psychédéliques, anti-western mélancoliques, érotisme échevelé, groupuscules et communautés marquent aussi l’année 1969. Les sixties projettent leur ultime feu d’artifice, qui retombe en cendres : rage et désillusion mêlées.

En passant en revue les principaux évènements politiques et culturels de cette année décisive, Brice Couturier interroge ce qu’il appelle "le mauvais chemin" que nous continuons de fouler. Des groupuscules extrémistes qui préfigurent le terrorisme moderne aux "catastrophes intellectuelles" que son le radicalisme des élites, le relativisme culturel des intellectuels et la politique des identités qui fait perdre la Gauche... tout remonte à 1969.

L’ouvrage qui a le mérite d’être plaisant à lire, ce qui est déjà une qualité, s’avère au final être particulièrement inégal. Certaines parties, elles sont au nombre de sept dans l’ouvrage, m’ont de nouveau irrité car elles s’appuient sur des analyses de l’auteur qui manquent de démonstrations concluantes à mon goût. C’est le cas notamment du choix de cette année 69 qui, au final, serait plus importante que l‘année 68 car il se passe soit disant plus d’événements cette année là ! On pourrait très bien citer d’autres années qui ont vu aussi de nombreux événements se dérouler. Mais bon, passons puisque cette année est si importante.

Partir du constat que 1968 a été aussi un formidable échec est aussi totalement discutable de mon point de vue et les arguments déployés par l’auteur ne m’ont pas convaincu non plus. On est ici plus dans l’analyse d’un journaliste que dans celle d’un historien mais après tout, c’est bien la profession qu’exerce l’auteur, ce qui peut expliquer mes différences de point de vue.

Ce qui m’a beaucoup plus intéressé dans l’ouvrage concerne tout ce qui traite de la partie culturelle, l’ouvrage ayant la grande qualité de revenir sur ce grand foisonnement culturel dans les années 60. Le chapitre sur la conquête de la lune m’a aussi intéressé, ce qui prouve que tout n'est pas à jeter dans cet ouvrage.

Alors voilà, cet ouvrage ne m’a pas convaincu plus que cela car au final, je ne suis toujours  certain que l’année 1969 soit si fatidique que cela pour comprendre notre monde et notre société actuelle. Espérons pour l’auteur qu’il réussira à en convaincre d’autres.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Brice Couturier


Jean-Louis Zuccolini         
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Faites une pause avec l'actualité, faites une pause avec les réseaux sociaux et profitez plutôt de notre sélection culturelle hebdomadaire avec des tas de belles raisons de se réjouir un peu. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy
et toujours :
"A l'oblique" de Phôs (Catherine Watine & Intratextures)
"So cold streams" de Frustration
"Liszt : O Lieb !" de Cyrille Dubois & Tristan Raes
"Au revoir chagrin" de Da Silva
"Ca" de Pulcinella
"Roseaux II" de Roseaux
"Symphonic tales" de Samy Thiébault
"Ca s'arrête jamais" de The Hyènes
"Ils se mélangent" de Djen Ka
Rencontre avec Joséphine Blanc accompagnée d'une session 3 titres acoustiques
"Funkhauser" de My Favorite Horses
Oiseaux Tempête et Jessica Moss au Grand Mix de Tourcoing

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Une des dernières soirées de Carnaval" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Mille et Une Nuits" au Théâtre national de l'Odéon
"21 Rue des Sources" au Théâtre du Rond-Point
"La dernière bande" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Mademoiselle Julie" au Théâtre de la Tempête
"Que Crèvent tous les protagonistes" au Théâtre 13/Seine
"Léonard de Vinci, l'enfance d'un génié" au Studio Hébertot
"L'Effort d'être spectateur" au Théâtre du Rond-Point
"Le Nouveau Cirque du Vietnam - Teh Dar" à l'Espace Chapiteaux de La Villette
"Olympicorama - Epreuve n°4 : le 100 mètres" à la Grande Halle de La Villette
"La Diva divague" au Théâtre de Dix Heures
des reprises :
"Les Membres fantômes" au Théâtre La Flèche
"Change me" au Théâtre Paris Villette
"Corneille Molière - L'Arrangement" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Qui croire" à la Comédie de Béthune
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec:

"Greco" au Grand Palais

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Noura rêve" de Hinde Boujemaa
"Countdown" de Justin Dec
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson
et toujours :
"A comme Eiffel" de Xavier Coste & Martin Trystam
"Demain est une autre nuit" de Yann Queffélec
"L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent" de Philippe Delerm
"La frontière" de Don Winslow
"Les quatre coins du coeur" de Françoise Sagan
"Miracle" de Solène Bakowski
"N'habite plus à l'adresse indiquée" de Nicolas Delesalle
"Une vie violente" de Pier Paolo Pasolini

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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