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puce Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme napolitaine
Petit Palais  Du 15 octobre 2019 au 26 janvier 2020

L'intérêt des expositions proposées par le Petit Palais tient à une politique muséale éclairée qui privilégie les expositions inscrites dans une relecture de l'art à travers les artistes pour (re)découvrir des petits et des grands maîtres en leur temps éclipsés par les "blockbusters" surmédiatisés.

Ainsi, sa programmation 2019-2020 se place sous le signe d'une saison napolitaine avec Luca Giordano pour une incursion dans la peinture baroque et une exposition-rétrospective inédite en France intitulée "Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" et présentée avec la collaboration du Museo Nazionale di Capodimonte à Naples consacrée à l'oeuvre d'un précurseur du vérisme, équivalent transalpin du naturalisme, qui émerge à la fin du 19ème siècle.

Celles-si se déploient dans un parcours chronologique superbement scénographié par un jeu de lignes de fuite et des reproductions photographiques d'archives de de la topographie et de l'architecture de la cité génoise réalisée par le Studio Tovar/Alain Batifoulier et Simon de Tovar .

Vincenzo Gemito, du vérisme novateur au retour à l'antique en passant par le maniérisme

Génie précoce alors même que non issu du sérail artistique, mais toutefois non autodidacte car formé Académie des Beaux-arts de Naples, Vincenzo Gemito qui crée sa première oeuvre à l'adolescence "Le joueur de cartes" qui semble autofictionnel en ce qu'il représente un de ses homologues, enfant des rues qui qui lit son avenir dans les cartes.

Et à 25 ans, il accède à la notoriété par sa participation remarquée au Salon à Paris en 1877 puis à l’Exposition Universelle de 1878 en se démarquant de manière radicale de la statuaire académique par son traitement réaliste d'un thème connu, celui du pêcheur napolitain en bronze, dont est également présenté le plâtre préparatoire.

Ainsi qu'en atteste la mise en regard avec les oeuvres de sculpteurs français tel François Rude ("Jeune pêcheur napolitain jouant avec une tortue") et Jean-Baptiste Carpeaux ("Pêcheur napolitain à la coquille") qui ressortent à l'imagerie pittoresque résultant d'une construction culturelle.

Et Vincenzo Gemito inscrit son nom dans l'Histoire de l'art comme précurseur du vérisme, équivalent transalpin du naturalisme français, et dont la thématique de prédilection est celle de l'enfance avec des bustes grandeur nature en plâtre, des fillettes et garçonnets plébéiens.

Tels celui retenu pour l'affiche de la monstration et celui de la petite fille au voile retenu par les doigts évoquant une juvénile Madone, qui révèle, comme indiqué par jean-Louis Chamion, "un art tout en tendresse et vulnérabilité absolue"

Egalement soucieux de réussite et en quête de mécénat et de clientèle privée, il réalise les bustes de personnalités dont celles du monde artistique de son temps qui présentent une particularité significative de sa marque de fabrique, celle des bords déchirés,

Après des événements dramatiques dans sa vie privée et une altération de ses facultés mentales, Gemito poursuit son activité en reprenant ses sujets de prédilection dont le "Petit pêcheur sur un rocher" mais dans un style maniériste qui tend à la mièvrerie.

Certaines pièces - "Vénus", "Jeunesse de Neptune" - annoncent sa troisième période, celle du retour à l'antique qui correspond à une inflexion commune aux grands noms de la sculpture moderne, de Rodin, Giacometti et Bourdelle, illustrée pour ce dernier par une récente exposition dédiée en son musée ("Bourdelle et l'antique - Une passion moderne) sur le mode d'une exploration du patrimoine archaïque.

L'exposition permet également de constater le talent exceptionnel de dessinateur émérite de Gemito avec une belle sélection d'oeuvres graphiques dont le portrait des femmes aimées et ceux des enfants Bertolini pour lesquels les commissaires appellent l'attention sur leur résonance avec les tableaux du peintre Balthus.

Une superbe exposition.

 
En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation du Musée du Petit Palais


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Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
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"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
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