Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Kiki Smith
Monnaie de Paris  Du 18 octobre 2019 au 9 février 2020

Dans le cadre de son programme muséal de rétrospectives inédites consacrées à des artistes contemporains de renommée internationale, et après, Maurizio Cattelan, Grayson Perry et Thomas Schütte, la Monnaie de Paris propose la première exposition monographique de l'artiste américaine Kiki Smith.

Les commissaires Camille Morineau et Lucia Pesapane, respectivement directrice des expositions et des collections de la Monnaie de Paris et responsable de la programmation artistique du lieu, ont sélectionné une centaine d'oeuvres pour retracer quatre décennies de création.

Et elles n'ont pas opté pour un parcours classique, chronologique ou/et thématique, mais pour un déploiement plus pointu consistant en "un dialogue d'entrecroisements" afin de privilégier la compréhension de la cosmogonie smithienne.

Ainsi l'exposition met notamment en évidence les tropismes de cet artiste pluridisciplinaire inscrite dans l'héritage de la "papesse" Louise Bourgeois, référence qu'elle assume comme "source", et engagée dans la militance féministe pour laquelle le corps, essentiellement féminin, est le lieu de questionnement du monde.

Kiki Smith : Promenons-nous dans les bois à la croisée des chemins

La déambulation sur les deux niveaux de monstration permet, par une attention analytico-synthétique, de dégager les caractéristiques de la pratique artistique de Kiki Smith.

En premier lieu, l'utilisation de nombreux et différents médiums, du papier au bronze en passant par la tapisserie, avec une série inspirée de la Bible et d'un chant des "Géorgiques" de Virgile ("Harbor", "Fortne", "Sky".

Ensuite, une statuaire qui joue des échelles de taille de la miniature, tels les petits sujets à la façon des biscuits de Sèvres du 18ème siècle, au monumental, dont les deux sculptures ("Seer", "Mary Magdalene") en accès libre installées dans les cours extérieures, et une création basée sur la sérialité et la variation autour de l'Histoire de l'Art.

Enfin, sculptures, dessins, tapisseries et installations révèlent les tropismes qui résultent d'une enfance placée sous le signe d'une éducation catholique et des contes de fées et légendes qui constituent le socle de la littérature jeunesse.

Ce qui conduit à une combinaison des iconographies religieuse et profane. Et si Kiki Smith avait été la petite fille sage de "Pause" qui accueille le visiteur...

Kiki Smith entre sur la scène artistique dans les années 80 avec des sculptures figuratives et le corps comme motif dans la lignée classique de la représentation anatomique qui irrigue l'art.

Le corps dans son intégrité physique mais également sans son enveloppe dermique à la manière des écorchés de la Renaissance ("Virgin Mom", "Meat Head"), éviscéré, en résonance avec le reliquaire, ou morcelé correspondant au "non finito" augurée par Miche-Ange et aux ex voto, voire du découpage volontaire à la Rodin à fins d'édition.

Puis elle revisite les canons des grandes figures féminines de l'art médiéval et de l'art de la Renaissance, avec la jeune Vierge pastourelle de l'imagerie sulpicienne selon un archétype physique décliné pour aux héroïnes des contes telles le Petit Chaperon rouge et Alice de Lewis Carroll ("Sleeping", "Wandering", "Slumber", "Looking About", "Rest Upon") à la femme à l'épreuve d'une ambigüe animalité ("Rapture" figurant sur l'affiche de l'événement).

Et les grands mythes fondateurs de l'Humanité dont ceux judéo-chrétiens comme l'Annonciation et la Crucifixion avec une inversion de sexe pour évoquer la femme victimaire, de même avec "Pyre Woman Kneeling" en mémoire des femmes condamnées au bûcher pour sorcellerie.

De la théologie à la théosophie et au holisme, la frontière est perméable et Kiki Smith a introduit dans son travail une composante cosmique tel avec la série "The light of the world" composée de cyanotypes sur papier présentés avec la sculpture "Spiral Nebula" matérialisant l'énergie cosmique transcendentale et la série "Sungrazer" conçue spécialement pour cette exposition.

La Monnaie de Paris édite trois mini-médailles réalisées à partir d'un fragment d'oeuvre de l'artiste et Kiki Smith a créé un bijou inédit en forme de médaille-sautoir qui reprend les motifs de la tapisserie"Sky".

 
En savoir plus :

Le site officiel de la Monnaie de Paris

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation de la Monnaie de Paris


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 07 juillet 2024 : La culture, pour toujours

Les grenouilles prennent la route d'Avignon et nous vous livrerons nos chroniques quasiment au jour le jour exceptionnelement ! En attendant, voici le programme de la semaine. Pensez aussi à nous suivre sur nos réseaux sociaux.

Du côté de la musique :

"Les chants de l'aurore" de Alcest
quelques clips à découvrir : Dropdead Chaos, MATW, For the Hackers, Elias Dris, CXK
Festival Chauffer la Noirceur #32, nous y serons avec Gogol Bordello, Glauque, Mike Love et quelques autres
"Shame" de Venice Bliss
et toujours :
"Locust land" de Bill MacKay
"Flash-back" de de Laurène Heistroffer Durantel
"Hommage à Nadia Boulanger" de Lola Descours
"All things shining" de Oh Hiroshima
"Deutche theatre Berlin trilogy" de PC Nackt et Nico van Wersch
"Le seum" de Resto Basket
"Times" de Seppuku
des festivals à venir : U Rock Party #3, Cooksound #13, La Guinguette Sonore #7
quelques clips : BEBLY - Lofofora - Chien Méchant - Wendy Pot - Cloud House - JMF Band
on termine la saison du Morceau Caché par "Émission 33 - Alt-J, The Dream, analyse par Alt-J"

Au théâtre :

Spéciale Avignon :
"Normal" à La Scala Provence
"Le poids des fourmis" au Théâtre La Manufacture
"Les enchanteurs" au Théâtre des Gémeaux
"Cyborg Experiments #1" au Théâtre La Factory
"Cet amour qui manque à tout amour" au Théâtre Chapau Rouge
"Rêveries" au Présence Pasteur, salle Jacques Fornier
"160 000 enfants" au Théâtre des Lilas
"Anne Chrsitine et Philippe" au Tiers lieu La Respelid'/Carmel
"Blanc de blanc" au Théâtre Transversal
"Classement sans suite" au Théâtre La Luna
et également toutes les chroniques par théâtre :
Le récapitulatif des tous les spectacles d'Avignon chroniqués chez Froggy

Cinéma avec :

Saravah" de Pierre Barouh
"La récréation de juillet" de Pablo Cotten et Joseph Rozé

"El profesor" de Marie Alché & Benjamin Naishtat

"Six pieds sur terre" de Hakim Bensalah
"Nouveau monde" de Vincent Capello
et toujours :
"La Gardav" de Thomas et Dimitri Lemoine
"Heroico" de Davis Zonana
"Roqya" de Saïd Belktibia
"L'esprit Coubertin" de Jérémie Sein

Expos avec "Résistance" de l'artiste Ukrainien Pinhas Fishel, Pavillon Davioud

Lecture avec :

Nos polars de l'été :
"7m2" de Jussi Adler Olsen
"La meute" de Olivier Bal
"Les effacées" de Bernard Minier
"Norferville" de Franck Thilliez
et toujours :
"Délivrées" de Delilah S. Dawson
"Un autre eden" de James Lee Burke
"Joli mois de mai" de Alan Parks
"Se perdre ou disparaitre" de Kimi Cunningham Grant
"Vic Chestnutt, le calme et la fureur" de Thierry Jourdain
"La cité des mers" de Kate Mosse
"Merci la résistance !" par un Collectif d'auteurs
"Mon homme marié" de Madeleine Gray
"Rien de spécial" de Nicole Flattery
"Le temps des cerises" de Montserrat Roig
"Neuf mois" de Philippe Garnier
"De sable et d'acier" de Peter Caddick-Adams
"Je ne suis pas un héros" de Eric Ambler
"Après minuit" de Gillian McAllister

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=