Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Adieu Ferdinand ! - Le Casino de Namur II
Théâtre du Rond-Point  (Paris)  novembre 2019

Seul en scène conçu et interprété par Philippe Caubère.

 On se souvient que dans son spectacle " Le Casino de Namur I", Philippe Caubère racontait comment, accompagné de son ami comédien Bruno et de Jean-Marie Pétrieux, fils d'un gros betteravier belge de la région de Namur, il se rendait en voiture Outre-Quiévrain pour aller chez les Pétrieux puis filer au Casino.

Dans "Le Casino de Namur II", le voilà donc parvenu à son but... pour une nuit non-stop à jouer à la roulette et autres jeux de hasard que l'on trouve dans ces lieux. Une nuit épique qui va tourner autour de quelques nombres que la petite boule va honorer en tombant, ou pas, là où les trois hommes la voulaient voir tomber.

Au niveau de l'écriture, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'un des meilleurs spectacles de Philippe Caubère. Il a beau se démener sang et eau : il n'y a pas grand-chose à dire autour du fonctionnement d'un casino et des activités qu'on peut y faire.

Bien sûr, il y aura des moments où la description d'un personnage, telle la vieille dame qui gagne" au risque de voir s'écrouler son "lifting", provoquera des rires copieux. Mais, dans l'ensemble, "Le Casino de Namur II" est surtout un exercice de style d'une grande virtuosité.

Car, on se demande qui d'autre que Philippe Caubère réussirait à tenir presque deux heures avec un prétexte aussi ténu que ce "faites vos jeux, faites vos jeux", qui occupe constamment l'esprit des joueurs.

Décrivant ce que font en permanence les trois compères du voyage vers le Casino de Namur dans ce haut-lieu du vice, en leur ajoutant le père de Jean-Marie, le vieux Pétrieux, à qui il donne un timbre de voix qui rappelle celle de son ami disparu Michel Galabru, il réussit à maintenir l'attention de son public avec un contenu objectivement assez peu passionnant.

La saga de Ferdinand "suite et fin" annoncée s'achève ainsi sur une fausse fin, un clin d'oeil sur le sens du mot "jeu". S'il on interprète au premier degré ce que Philippe Caubère laisse in fine comme message : le jeu dans un Casino comme dan un théâtre n'est qu'un aléa "live" où tout finit par n'avoir plus aucune importance.

Tout ce qu'on peut en conclure, c'est que le gagnant comme le perdant ont joué, qu'ils n'éprouvent - s'ils sont vraiment joueurs - pas plus de plaisir à perdre ou à gagner. A l'image de l'acteur qui ne se souvient plus que d'avoir joué sans savoir précisément s'il a triomphé ou connu un bide.

Finir dans un casino, au petit matin, alors qu'on ne discerne plus les têtes des joueurs, toutes dans la même insatisfaction et l'envie de dormir, c'est admettre que l'acteur, lui aussi, en finit sans savoir si les applaudissements du public ont encore un sens.

Qu'importe, alors que la mort se rapproche, lui aussi à joué... Et puis, quoi qu'il fasse... rien ne va plus ! Et la nostalgie est ce qu'elle est.

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=