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puce Hans Hartung - La fabrique du geste
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris  Du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris présente un des grands événement de la rentrée muséale 2019-2020 avec la rétrospective "Hans Hartung - La fabrique du geste" consacrée au peintre Hans Hartung précuseur de la révolution formelle que fut l'abstraction lyrique et inventeur de ka peinture dite gestuelle qui connut, de son vivant, la renommée et la consécration internationale.

Selon la commissaire Odile Burluraux, conservatrice du patrimoine attachée audit musée, l'exposition ambitionne de "proposer un nouveau regard sur l’ensemble de l’oeuvre" se déployant sur six décennies de création balisées par trois centaines de pièces et un conséquent corpus documentaire de documents d’archives, livres, correspondances, carnets, esquisses, journal de jeunesse, catalogues, affiches, photographies et autres.

Ainsi, la (dé)monstration est-elle construite en séquences chronologiques ordonnées en quatre sections analytiques - vers l'abstraction, la peinture à tout prix, la libération du geste et l'action sur la toile - mettant en évidence la démarche résolument conceptuelle et innovante.

Celle-ci passe par le geste du peintre, Hans Hartung consiéèrant la toile comme "un espace de mouvement, de spontanéité, de contrôle, où le corps se trouve impliqué" dixit, dans le catalogue, Fabrice Hergott, directeur du musée.

Hans Hartung : En garde ! l'attaque picturale de Hans Hartung etle paradoxe du libre geste spontané et de la répétition

Hans Hartung c'est une production est prolifique, qui atteint une toile par jour dans son ultime période et une expérimentation plastique récurrente avec l'exploration d'une grande diversité de supports - photographie, céramique, gravure - pour ses recherches formelles et techniques exportées à la peinture afin de créer un langage-signature.

Des premières oeuvres figuratives des années 1920 ("Le Grand cheval", "Trois personnes assises", "Stintek I, maison devant la digue" et le cubiste "Leucate, ma cabane grise" suivies des "Têtes" picassiennes) à celles tardives qualifiées de "cosmiques", la démarche conceptuelle de Hans Hartung satisfait aux mêmes fondamentaux et tropismes.

En premier lieu, l'innovation technique par l'abandon des instruments traditionnels du peintre au profit du détournement d'outils divers. Tout sauf le pinceau ou le couteau.

Tel les dessins à l'encre des années 30 repris pour le série des peintures dites "palmées" car réalisée avec une palme enduite de couleur noir balayée sur fond uni.

Du stylet au peigne métallique pour procéder à la lacération, du balai de genêts pour le grattage, le pistolet pour le dripping, de l'aspirateur à la sulfateuse en passant par l'aérosol pour la pulvérisation. Et, dans la même logique, le remplacement de la peinture à l'huile par la peinture vinylique industrielle.

Ensuite, pour assurer l'ampleur et la vitalité du geste comme source créatrice, la monumentalité avec de très grands formats rythmés par les vibrations colorées.

Avec une palette chromatique de tons sourds du brun foncé twistés par des notes acides de turquoise ou de jaune pour les opus des premières années encadrant l'unique incursion de l'artiste dans la statuaire avec la sculpture réalisée en 1938. Puis des couleurs primaires saturées dans la dernière période.

L'exposition met également en évidence le principe de reproductibilité avec le travail sériel et la pratique du multiple que Hans Hartung déclinera avec l'ancestrale méthode de la mise au carreau qu'il utilise notamment pour agrandir les petits dessins élaborés en période de dénuement financier. Ce qui n'est pas sans contradiction avec le principe de l'immédiateté du geste spontané.

Quant au travail en série, il est considéré comme participant à la constitution d'un laboratoire de formes.

L'oeuvre d'Hartung se clôt sur des explosions déflagratoires de couleurs projetées au pistolet évocatrices d'explosions cosmiques qui entrent en résonance mnésique avec des toiles antérieures, celles aux zébrures tels des éclairs et celles dites "aux halos" qui participent à l’expression d’un sublime atmosphérique à la forte charge spirituelle et soutiennent l'analyse de l’Abstraction lyrique comme une relecture du romantisme.

A ne pas rater dans cette foisonnante monstration, les dessins écritures des années de guerre, les collages cubistes sur panneau de bois et le court-métrage muet "Visite à Hans Hartung" réalisé en 1947 par le cinéaste Alain Resnais.

 
En savoir plus :

Le site officiel du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris


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