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Interview  (Hérouville-Saint-Clair)  novembre 2019

Les nantais d’Ultra Vomit était en concert en octobre dernier au Big Band Café à Hérouville-Saint-Clair (14). Pour ceux qui ne les connaissent pas, il s’agit d’un groupe de metal parodique aux textes drôles.

Le groupe ne se contente pas d’être amusant en chantant pipi, caca, ou "La chenille" version grindcore. Ils sont aussi de très bons musiciens et c’est là une clé de leur succès. Ils constituent donc un très bel accès pour découvrir, avec une certaine légèreté, le metal et la richesse de ses différents courants musicaux.

Il s’agit d’un vrai phénomène qui ne cesse de monter en puissance avec des concerts qui affichent à chaque fois sold out et même un Zénith archi-complet en novembre dernier avec No One et Tagada Jones.

On a souhaité ne rien dévoiler sur le déroulement de leur show pour laisser la surprise au spectateur qui n’y a jamais assisté. On dira simplement que c’est drôle, percutant musicalement avec de surcroît des invités exceptionnels comme Jésus Christ (rien que ça !) qui fait une apparition remarquée.

Avec un ami, Samuel, on a donc rencontré le groupe dans leur tour bus avant le concert. Une ambiance drôle voire loufoque avec quatre trublions très sympathiques (ambiance rendant toutefois la retranscription écrite de l’entretien bien délicate).

Un mot de présentation car il y a encore des gens qui ne connaissent pas Ultra Vomit ?

L'elfe Manard (batteur) : C’est totalement impossible que des gens ne nous connaissent pas. Il paraît qu’il y aurait certaines tribus en Amazonie qui n’ont jamais entendu Ultra Vomit mais elles sont vraiment totalement isolées.

Le roi Fetus (chant / guitare) : Il faut placer un curseur entre NOFX et Gojira et on est au milieu. Ultra Vomit est une bonne plateforme pour se mettre au métal. Ton oreille s’habitue et après tu écoutes Morbid Angel.

Manard : En plus, depuis l’album Objectif : thunes sorti en 2008, on est devenu commercial. L’album porte bien son nom car on s’est vendu pour faire le maximum de thunes. Il n’y avait vraiment aucun second degré dans le titre de l’album.

Le nain Flockos (guitare lead) : Ça marche bien aussi actuellement car sur le dernier disque, il y a clairement moins de blast et de grindcore. On a composé à deux guitares d’où peut-être le sentiment de titres plus construits avec un objectif d’harmonisation et de richesse mélodique. Oui les gars, je suis chiant dans ce que je raconte, il va donc falloir conclure cette phrase par un pet pour maintenir un certain équilibre donc pour ce dernier album, on dira plus mélodique et… j’ai pété.

Manard : il y a quand même "La chenille" sur le dernier album qui est plus un morceau de l’époque M. Patate (ndlr : premier album sorti en 2004).

Flockos : De toute façon, moi je n’ai pas vraiment le grind qui vient dans les doigts.

C’est quand le prochain album ?

Flockos : Ça compose mais le cran juste en dessous d’un peu On est dans le pas et on met du cœur à l’ouvrage à ne rien faire C’est difficile de faire de la scène et les albums en même temps. On va dire que 2020 risque d’être une année charnière… ou pas.

Fetus : On a des riffs ou des trucs non aboutis qui viennent de l’enregistrement de Pander Surprise ! mais pas certains qu’ils servent sur le prochain disque. Potentiellement, on n’a... aucun morceau !

Un album d’Ultra Vomit sérieux, c’est possible ?

Flockos : Pas de pronostic mais ça paraîit impossible.

On peut imaginer aussi d’autres adaptations en langues étrangères comme cela a été fait en japonisant ou en langue allemande ?

Flockos : Cela rejoint la question précédente. On n’a rien sous la pédale. On avait pensé faire le tour du monde en 80 riffs ou continuer dans des adaptations de musiques de ciné mais on verra bien. De toute façon, il ne faut pas marcher pas en cochant les cases, le processus est plus spontané.

Fetus : Je préfère encore faire une version 2 d’un truc déjà fait que de faire une parodie pour la faire. Ce n’est que mon avis.

Comment vous viennent les idées de vos titres ?

Manard : Des fulgurances. Aucune règle. Tu vois pour titre "Jacques Chirac" par exemple, c’était par rapport à un prof en fac en LEA qui me faisait marrer lorsqu’il disait Jacques Chirac avec son accent bien british. Pour le titre japonisant "Takoyaki", on avait rencontré deux nippones au Printemps de Bourges et elles avaient pris une claque musicale en nous entendant. On a donc gardé contact puis on a pris attache avec elles pour concrétiser cette amitié sur un titre. Le duo a été fait à distance. En revanche, elles sont venues pour participer au concert à l’Olympia.

Matthieu, on ne t’a pas encore entendu donc une question rien que pour toi : est-ce que tu as déjà eu la chiasse sur scène ?

Le fardadet Bausson (basse) : Après un concert car j’étais malade mais pendant le concert c’est Anus Contrôle !

Et le groupe se lance immédiatement dans le chant du titre "Anus Contrôle".

Fetus : Pourtant, on a arrêté de jouer ce titre sur scène car il était un peu nul quand même.

Un petit blind test sur du grindcore ?

Manard : C’est aveu d’échec en plein interview. On ne trouve pas ce titre. Ça ressemble à du Napalm Death.

Et non c’était Terrorizer, groupe de Pete Sandoval également batteur de Morbid Angel. Maintenant Manard, une question sur ta pratique de la batterie. Est-ce que tu as un entraîinement aussi intensif que Mario de Gojira pour avoir un tel niveau ?

Manard : La batterie pour moi, c’est la flemme. Je n’ai jamais pu travailler ma batterie car je n’en avais pas. Je ne jouais qu’en répet et en concert. Maintenant, j’ai une maison donc ça va être différent. Mario de Gojira en fait 3-4 heures par jour et en plus il est super créatif. Franchement, je voudrais bien ne plus en chier autant et jouer sans les mains d’ailleurs.

Flockos : On peut dire que pour toi, chaque concert est un cahier de brouillon.

Dernière question : vous ne trouvez pas que le metal a quand même du mal à se renouveler ?

Manard : Nous on recycle à gogo mais c’est vrai que le renouvèlement du genre est difficile.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Ultra Vomit
Le Soundcloud de Ultra Vomit
Le Facebook de Ultra Vomit

Crédits photos : David Dreux


David Drx         
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# 26 janvier 2020 : Les rois des galettes

En cette fin de période de galettes à tout va, on vous parle surtout de celles en vinyles avec de la bonne musique dessus mais pas que : théâtre, littérature, cinéma, expos sont aussi au programme. C'est parti.

Du côté de la musique :

"Pesson, Abrahamsen & Strasnoy : Piano concertos" de Alexandre Tharaud
"Paris Beyrouth" de Cyril Mokaiesh
"Water is wet" de Theo Hakola
"Musique de chambre" de Le Noiseur
"Les identités remarquables" de Tristen
Interview avec No One Is Innocent à Saint Lô
Theo Lawrence et Mr Bosseigne au Fil
"La légende de Nacilia" de Nacilia
"C'est quoi ton nom ?" de Blankass
"Il est où le bonheur" 9ème émission de Listen in Bed
"Swin, A Benny Godman story" de Pierre Génisson, BBC concert Orchestra et Keith Lockhart
et toujours :
"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Deux euros vingt" au Théâtre Rive Gauche
"Vive la Vie" au Théâtre Gaité-Montparnasse
"Mon Isménie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"La Paix dans le monde" à la Manufacture des Abbesses
"Un Tramway nommé Désir" au Théâtre La Scène Parisienne
"Trop de jaune" au Studio Hébertot
"Oh ! Maman" au Théâtre La Scène Parisienne
"Le fantôme d'Aziyadé" au Théâtre Le Lucernaire
"Le hasard merveilleux" au Théâtre de la Contrescarpe
"Attention les Apaches !" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Norma Djinn" au Théâtre Montmartre-Galabru
"Blond and Blond and Blond - Hømåj à la chønson française" au Café de la Danse
les reprises :
"Tanguy Pastureau" au Théâtre de la Renaissance
"Close"
"Elisabeth Buffet - Obsolescence programmée" au Théâtre du Marais
"Le comte de Monte-Cristo" au Théâtre Essaion
"L'Analphabète" à l'Artistic Théâtre
"La Diva divague" au Théâtre de Dix heures
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Kiki Smith à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

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et la chronique des films sortis en janvier

Lecture avec :

"Le ciel à bout portant" de Jorge Franco
"Le prix de la démocratie" de Julia Cagé
"Les champs de la Shoah" de Marie Moutier Bitan
"Les rues bleues" de Julien Thèves
"Trois jours d'amour et de colère" de Edward Docx
et toujours :
"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
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"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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