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Oculus  mai 2019

Après vous avoir parlé des vertues de la réalité virtuelle sur Playstation 4 il y a 3 ans, je récidive dans ce nouvel article au sujet cette fois-ci de l'Oculus Quest.

Si la réalité virtuelle a un peu de mal à s'imposer encore, ce n'est pas parce qu'elle ne suscite pas d'intérêt à mon avis mais parce que ce n'est pas encore vraiment idéal pour de longues sessions de jeux comme sur une console ou un PC sur un écran.

En effet, il faut un appareillage relativement coûteux (surtout sur PC) et encombrant sans être confortable. Sans compter qu'il faut être relié à sa console ou son PC par des câbles, qu'il faut disposer des capteurs dans la pièce et que l'espace nécessaire à s'ébrouer dans son salon comme un jeune cabri est parfois rédhibitoire, s'agissant notamment de petits appartements parisiens ou de chambres d'adolescents. Pour résumer, la VR c'est vraiment magique mais ce n'est pas facile facile à utiliser au quotidien.

Pourtant, j'aime toujours mon casque VR sur PS4 mais parfois, la flemme de tout déballer, brancher, débrancher, ranger est plus forte que le plaisir du jeu. Je ne suis sans doute pas le seul à penser cela et monsieur Facebook aka le propriétaire d'Oculus a sûrement les mêmes problèmes. Aussi après une première tentative un peu foireuse avec son Oculus Go, sorte de cardboard pour téléphone tout-en-un avec écran et manette intégrés, voici l'Oculus Quest et là, c'est tout à faire un autre monde qui s'ouvre à vous.

C'est quoi le Quest ?

Le Quest, c'est un casque tout-en-un, un peu comme votre cardboard dans lequel vous installez votre téléphone MAIS avec les capacités d'un véritable casque de réalité virtuelle et sans nul autre besoin de périphérique tiers pour que cela fonctionne. Donc pas de PC, pas de téléphone, rien. Juste le casque en lui-même et ses deux manettes et, fin du fin, c'est utilisable dès que vous le sortez de la boîte, où que vous soyez.

Mise en route

Et effectivement, il s'avère qu'une fois sortis de la boîte le casque, ses deux manettes Touch, le chargeur USB (de type C, classe) et les piles pour les manettes (1 pile par manette ; personne n'est parfait, mais l'avantage sur les batterie intégrées est de pouvoir y mettre des piles rechargeables et donc d'en avoir d'avance), il suffit de poser le casque sur sa tête et de le mettre en route. Les manettes s'allument seules, et le casque vous proposera au travers de ses caméras de vous afficher votre environnement de de marquer vous-même les limites de votre terrain de jeu en les dessinant au sol (virtuellement évidemment) à l'aide des manettes. C'est génial et cela permet d'adapter votre terrain de jeu à la place disponible autour de vous.

Cerise sur le gâteau, cette limite est représentée par un maillage autour de vous qui apparaît lorsque vous l'effleurez et qui laisse la place à l'image réelle de votre environnement sitôt que vous en sortez. Cela évite les chutes et les mauvaises rencontres et c'est absolument parfait.

Caractéristiques

Sans rentrer dans les détails techniques, sachez que le Quest est un appareil basé sur Android mais évidemment dénué de tout ce qui est téléphonie et surtout équipé de fonctionnalités inédites sur téléphones spécifiques à la VR. Par ailleurs, ne vous attendez pas à une interface type smartphone, c'est évidemment ici totalement dédié à la VR et l'interface ressemble à un mix entre la PS4, la XBOX et la Switch. Le tout dans un très beau salon virtuel en pleine montagne (oui, il faut le voir pour comprendre, je raconte mal mais c'est très agréable de se retrouver là pour choisir ses jeux, gérer les paramètres, etc.).

Le casque n'a pas besoin de capteurs externes, il est totalement autonome et est donc peuplé de capteurs dont les plus visibles sont évidemment toutes les petites caméras qui parsèment le casque afin de vous situer dans l'espace. Des tas d'autres capteurs (de mouvements, d'orientation, etc.) sont dissimulés dans le casque et dans les deux manettes.

Concernant l'écran, on est sur une très très bonne qualité, avec une définition bien au-dessus du PS4 VR par exemple. Avec 1 440 x 1 600 pixels par oeil à 72 hertz, on est vraiment dans le confort quant à la qualité du rendu des images. Pas d'effet de grille, même si on arrive sur des images fixes à voir encore légèrement la matrice des écrans, la "faute" aux yeux évidemment extrêmement proches des écrans. Quoi qu'il en soit la résolution est excellente, et même meilleure que son grand frère dédié au PC l'Oculus Rift.

Le casque est doté d'une prise USB C (pour le recharger mais aussi pour brancher des périphériques ou le relier à un écran de TV mais dans ce cas, on perd tout le plaisir de jouer sans fil) et de 2 prises Jack 3.5 (une de chaque côté) permettant de brancher un casque stéréo classique d'un côté ou de l'autre ou bien des petites oreillettes spécifiques à l'Oculus qui vous diffuseront le canal gauche pour l'une et droit pour l'autre. Ça ne sert qu'à éviter, une fois de plus, la présence de fil mais c'est quand même un peu gadget, un casque stéréo faisant parfaitement l'affaire.

Mais justement à propos de son, il faut aussi savoir que le casque dispose de son propre système audio qui, une fois sur la tête, diffusera un son stéréo d'étonnamment bonne qualité pour l'auditeur (et beaucoup moins pour l'entourage qui n'en percevra que les bribes). C'est épatant et extrêmement pratique pour garder le contact auditif avec le monde extérieur tout en profitant d'une son de qualité sans (trop) déranger son entourage.

Enfin, le Quest est équipé d'un micro ce qui vous permettra de papoter aisément avec vos camarades de jeux lors de parties en ligne sans avoir à vous préoccuper de brancher un microphone externe.

Ajoutons aussi que le Quest est fourni avec un cable USB C et un chargeur secteur et que vous pourrez jouer environ 2 heures, peut-être 3 selon les jeux, avant de devoir le recharger (mais la recharge prend peu de temps, juste de quoi vous reposer un peu entre deux sessions, et puis même si ce n'est pas recommandé, vous pourrez toujours le brancher en jouant, sur une batterie externe que vous aurez dans la poche par exemple).

Bref, tout est pensé pour jouer facilement et en totale autonomie sans aucun branchement, sans besoin d'accessoire externe et sans passer des heures à tout configurer.

Serait-ce donc enfin LE casque de VR qui donnera un succès "populaire" à la VR ? Pourquoi pas, si l'on fait abstraction de son prix certes largement inférieur à des casques VR pour PC (sans compter qu'il faut le PC pour aller avec) mais qui reste relativement élevé par rapport à une PS4 ou une Xbox par exemple. Le casque est à l'heure actuelle (novembre 2019) autour de 450 euros en 64Go de stockage et presque 100 euros de plus pour 128Go de stockage. Ceci dit, vue la taille des jeux, et la rapidité d'installation, 64Go semble déjà bien confortable.

Jeux

Les jeux justement, parlons en puisque l'Oculus Quest est clairement vendu comme une console de jeux avant tout (même s'il regorge d'autres choses, du navigateur web adapté à la VR, en natif ou via Firefox VR, à des documentaires, des petits films, des applications pour regarder des lives en VR, YouTube, Netflix, etc.).

Depuis sa sortie, le catalogue s'est déjà bien étoffé et c'est probablement plus de 100 jeux désormais qui sont disponibles mais aussi des "expériences" VR, comme se balader dans des paysages grandioses au travers d'une application National Geographic, ou dans l'ISS, navette spatiale internationale, pour expérimenter l'apesanteur. Sensations garanties.

Côté jeux donc, on retrouve les classiques de la VR comme l'incontournable Beat Saber qui n'a rien à envier à ses versions déjà présentes sur PC et PS4, avec une réactivité exemplaire et une facilité de jeu largement améliorée par l'absence de câble. Autre jeu qui profite très nettement de l'absence de câble : SuperHot VR qui vous permet enfin de tourner à 360 degrés autant de fois que vous voulez, vous baisser, sauter, sans risque de finir façon momie entouré de vos câbles avec votre PC ou votre console sur les genoux.

Pistol Whip qui vient de sortir à l'heure où j'écris ces lignes (mi-novembre 2019) profite également de l'effet "sans fil" pour nous offrir une totale liberté de mouvement dans ce jeu de rythme et de tir à la croisée des genres entre Beat Saber et Superhot, justement.

On retrouve bien entendu bon nombre de jeux de tir à la première personne, des jeux d'aventures, quelques jeux d'horreurs, etc. Graphiquement, c'est beau. Techniquement, cela tient également la route, sans jamais qu'un jeu ne rame même si les versions sont parfois un peu allégées par rapports à celles sur PC ou PS4 VR. En jeu, cela ne se ressent pas vraiment et le plaisir est vraiment là.

Autre style de jeu vraiment sympa en VR, le sport. On trouvera un excellent jeu de tennis de table (Racket Fury) mais aussi un jeu beaucoup plus rigolo, Sports Scramble, qui n'est pas sans rappeler Wii Sports. Ces jeux ont l'avantage (comme d'ailleurs pas mal d'autres jeux d'aventures / actions) de pouvoir se jouer en ligne comme de vrais adversaires, amis ou inconnus. Cela ajoute un peu de piquant à ses parties de ping-pong mais attention, parfois il y a une telle latence que cela devient injouable. Mais c'est plutôt de la faute du jeu que de celle du casque qui lui se connecte très bien et avec un bon débit au Wi-Fi.

Nous testerons plus tard quelques jeux plus en profondeur sur ce casque mais sachez que certains sont déjà des valeurs sûrs comme Moss, Beat Saber, Superhot, Apex Construct, République VR, Red Matter, Drop Dead, Gun Club...

Il y en a donc pour tous les goûts et la ludothèque du casque augmente lentement mais sûrement, au travers de son magasin officiel en ligne qui est d'ailleurs assez bien fait, malgré quelques petits bugs sur téléphone. En effet, vous pourrez commander vos jeux sur téléphone et les installer sur votre casque dès qu'il sera allumé sans être obligé de passer systématiquement par l'interface VR pour choisir et acheter vos applications.

Ergonomie et confort

L'ergonomie du casque en tant qu'interface utilisateur est excellente. Les applications sont faciles à trouver et à lancer, toutes les commandes sont claires et facilement accessibles. On peut partager ses exploits en direct sur Facebook d'un seul clic ou enregistrer des vidéos à diffuser plus tard.

Côté manettes, elles tombent parfaitement en main, sont assez légères et disposent de toutes les commande nécessaires (2 joysticks, 4 gâchettes, 4 boutons et les commandes de pilotages et de menu).

Le casque lui n'est pas trop lourd et son système d'attache permet de bien le fixer sur la tête. Une fois cela fait, on n'est pas trop mal et la sensation de poids n'est pas trop présente. Ceci étant, selon les morphologies et le ressenti de chacun, on pourra lui reprocher d'appuyer un peu trop sur les joues, de tirer sur le front... rien qui ne puisse gâcher l'expérience mais il est quand même recommander de prendre son temps pour trouver le bon réglage des sangles.

Le son est également un point fort à mon sens puisqu'il est intégré au casque sans besoin de se mettre quoi que ce soit dans ou sur les oreilles, et le résultat, pour le jouer est vraiment bon (par contre pour les gens autour, c'est quasiment inaudible ou alors, à volume élevé, c'est aussi agaçant que votre voisin de métro qui écoute trop fort de la musique dans son casque mal isolé).

Quelques petits inconvénients quand même qui n'en sont pas réellement : on ne peut connecter qu'un seul compte utilisateur par casque. Aussi, si vous avez un casque pour la famille, vous ne pourrez pas avoir chacun un compte et profiter des jeux chacun à votre rythme. C'est LE gros problème actuellement de ce casque car si vous voulez jouer au même jeu qu'une autre personne et bien il faudra effacer sa progression ou reprendre là où l'autre personne avait laissé l'aventure. Décevant.

Autre petite chose, les manettes sont alimentées par des piles (1 par manette) tandis que le casque bénéficie d'une batterie et d'une charge en USB C. Je vous conseille donc d'avoir des piles rechargeables sous le coude (même si 2 piles sont offertes avec le pack à l'achat) si vous ne voulez pas risque de gâcher votre séance de jeu en n'ayant rechargé que le casque avant de jouer.

Avenir

L'avenir de ce casque est prometteur puisque Oculus annonce déjà des évolutions vraiment alléchantes avec en tête la reconnaissance directe des mains via le casque, ce qui permettra de jouer à certains jeux sans aucune manette mais directement avec vos mains. Sans compter que le casque pourra très bientôt s'interfacer avec un PC afin de profiter également de la ludothèque de celui-ci, le Quest semble être un produit en lequel Oculus / Facebook croient beaucoup et qui ne devrait pas être obsolète très rapidement.

Et à propos de PC, il existe déjà, via un outil permettant de charger des applications en dehors du magasin officiel de Oculus, un logiciel permettant de streamer du contenu VR ou non de son PC vers le casque (Virtual Desktop) et pour l'avoir testé avec un PC dans le cloud de chez Shadow, je vous assure que cela est vraiment bluffant et que l'on peut jouer sans problème, à condition d'avoir un bon réseau local, à de très gros jeux PC avec une qualité remarquable.

Verdict

Ce casque est le premier d'un nouveau genre à vraiment susciter un intérêt pour la VR au-delà du simple phénomène de mode et l'effet de surprise passé, c'est peut-être bien le premier que l'on ne rangera pas dans sa boîte en attendant de savoir qu'en faire. Les jeux sont assez variés et intéressants. On peut jouer seul mais aussi à plusieurs (soit en mode online, soit en mode party game en se passant le casque à tour de rôle).

Il y a même quelques applications vraiment agréables à utiliser, comme les balades dans des paysages superbes, des documentaires (notamment sur la perte de la vue (Notes on blindness) ou la ségrégation au USA (Traveling while black) pour ne citer qu'eux.

A mon sens, le Quest arrive au bon moment sur le marché de la VR et pourrait grâce à un bon suivi de la part de son constructeur et des éditeurs amener enfin la VR dans les foyers, même si le coût peut sembler élever à 450 euros.

Bon je vous laisse, j'ai une partie de ping-pong qui m'attend, dans mon tout petit salon sans table et sans raquette, c'est quand même pratique la VR !

 

En savoir plus :
Le site officiel de Oculus Quest


David         
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