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puce Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine
Petit Palais  Du 14 novembre 2019 au 23 février 2020

Pour sa programmation 2019-2020, le Petit Palais propose en collaboration avec Museo Nazionale di Capodimonte à Naples, une saison napolitaine avec deux expositions inéditesinvitant à la(re)découverte de deux artistes majeurs en leur temps : Vincenzo Gemito ("Vincenzo Geito - Le sculpteur de l'âme vénitienne") et le peintre baroque Luca Giordano.

Conçue par sous le commissariat de Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, Sylvain Bellenger, directeur du Museo e Real Bosco di Capodimonte, Stefano Causa, professeur d'histoire de l'art, et Patrizia Piscitello, responsable du département des expositions et des prêts du musée de Capodimonte, la rétrospective "Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" réunit une sélection de 90 oeuvres pour la plupart présentées pour la première fois hors d'Italie.

Et ce dans une superbe scénographie de Véronique Dollfus qui, par une utilisation des conséquents volumes du Petit Palais, a créé une mise en situation et en perspective des toiles monumentales en s'inspirant tant de l'architecture intérieure des édifices religieux que de celles des palais auxquels les oeuvres étaient destinées.

De la déambulation chronologique, se dégagent les fondamentaux et tropismes de Luca Giordano, du sacré au profane en passant par l'érotisme.

. Luca Giordano : le grand spectacle de la peinture baroque

A Naples, alors dans une des plus importantes villes d’Europe, quand naît Luca Giordano en 1634 Caravage est mort depuis plus de vingt ans mais la peinture baroque sous influence du naturalisme caravagesque poursuit sa triomphale trajectoire.

Formé par José de Ribera, haut figure de l'école napolitaine et du ténébrisme dont il adopte la composition nerveuse et tourmentée ("Le Martyre de Saint Pierre", "La Crucifixtion de Saint Pierre", "le Bon Samaritain" ).

Puis il affirme une suprématie qui tient à sa polyvalence picturale et sa maîtrise de l'art de la fresque décorative soutenues par un style lumineux et dynamique lui attirent les faveurs tant des commanditaires ecclésiastiques que des patriciens.

De surcroît, il s'avère pragmatique en s'adaptant à la demande et par sa rapidité d'exécution, à son actif un impressionnant corpus de plus de cinq mille oeuvres, pour sublimer le baroque, dans lequel il instille toutefois miniaturisme et émotion, vers le grandiose.

Et, surtout, il opère par syncrétisme stylistique. Outre l'attention prêtée aux expérimentations de ses contemporains néovénitiens tels Pierre de Cortone et Mattia Preti, et Le Bernin, tête de proue du baroque romain, Luca Giordano procède à une hybridation subtile du style des grands maîtres du Seicento.

A cet égard, éclairante s'avère la mise en regard de ses oeuvres avec des représentations contemporaines du même sujet telle celle du "Christ à la colonne" de Pierre de Cortone ou celui du martyre de Saint Sébastien traité par José de Ribera et Mattia Preti.

Luca Giordano combine la ligne de Michel-Ange, et sa fameuse "terribilita", le dramatisme chromatique de Véronèse, le maniérisme du Titien, la luminosité du Dominiquin, l'expressivité du Tintoret, la mise en scène architecturale de Raphaël et le naturalisme de Caravage, toutefois comme le précisent les commissaires dans une démarche opposée qui n'est pas celle de la peinture à la nature mais de la nature à la peinture.

Opérant dans le registre de la peinture de dévotion, il excelle dans le tableau d'autel et l'exposition s'ouvre en majesté sur un panorama de retables ordonnés autour d'une sculpture de Lorenzo Vaccaro de Saint Michel Archange dont la théâtralité est simultanément patente et rendue expressive par le tourbillon des figures dans un clair-obscur audacieux ("La Sainte Famille et les symboles de la Passion", "Saint Michel Archange chassant les anges rebelles", "Saint Thomas de Villeneuve distribuant les aumônes" et l'"Extase de Saint Nicolas de Tolentino").

Et il s'exprime dans des compositions monumentales célébrant la gloire de l'Eglise "Madone au rosaire") et des oeuvres votives célébrant l'action tant des saints évangélistes, des moines missionnaires sanstfiiés ("Saint François-Xavier baptisant les Indiens" que San Gennaro, le protexeur de Naples ("San Gennaro inteédant pour le cessation de la peste").

Giordano opère également dans la peinture de cabinet destinée aux salons des palais aristocratique et donc la scène de genre profane avec le genre du nu pour lequel il use d'une iconographie mythologique à la manière du Titien avec la femme alanguie dans la position de l'odalisque ("Le Retour de Perséphone","Lucrèce et Tarquin", Vénus dormant avec Cupidon et satyre".

Enfin Luca Giordano a déployé son talent de fresquiste dans les églises napolitaines ainsi que hors-les-murs durant sa période espagnole qu'une installation vidéo panoramique permet d'apprécier et notamment de voir les fresques qui recouvrent l'intégralité des murs de l'église Saint-Antoine-des-Allemands de Madrid

Et à ne pas rater "L'Assomption de la Vierge" qui réunit les deux éléments du baroque, le faux bois trompe-l'oeil et le grandiose et le Cabinet graphique qui atteste de la pratique émérite du dessin de Luca Giordano.

 
En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation du Musée du Petit Palais


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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