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Interview  (Paris)  7 décembre 2005

« rinôçérôse », le collectif électro-rock de Jean-Philippe Freu et Patou Carrié vient de sortir un nouvel album schizophonia et terminait son Schizophonia European Tour le 7 décembre à la Boule noire.

Deux bonnes raison pour les rencontrer. Et c'est Miss Patou qui nous reçoit pendant que Jean Philippe Freu traque un mal de gorge et le trac.

« rinôçérôse » est né il y a près de 10 ans sous forme de collectif. Que signifie ce vocable en l'occurrence et est-il toujours d'actualité aujourd'hui notamment parce que votre dernier album schizophonia réunit de nombreux invités appartenant à d'autres groupes ?

Miss Patou : Oui, tout à fait. Il est vrai que « rinôçérôse » n'est pas un groupe avec une structure classique. A la base, rinocerose est notre projet à Jean Philippe et moi et nous sommes les leaders d'un collectif de musiciens et techniciens qui sont là depuis sa formation. Quant à schizophonia l'album résulte d'une rencontre avec des chanteurs. Nous avions envie de prendre des chanteurs d'horizons musicaux différents qui viennent faire un titre sur notre album.

C'est donc un épiphénomène dans vos projets pour « rinôçérôse » ?

Miss Patou : Oui mais en même temps pour cet album nous voulions un son plus agressif, plus sec, plus dur que sur nos albums précédents. Un jour, nous sommes allés voir un concert de Mark Gardener, qui est le chanteur de Ride, dont nous sommes fans et nous sommes allés le voir après le concert pour lui proposer de faire des titres avec nous. Il en a fait 3.

A ce moment là nous nous sommes dit, Jean Philippe et moi, que cette rencontre entre des mondes musicaux différents constituait une belle histoire et comme nous avons un tourneur sur Montpellier qui fait tourner pas mal de groupes internationaux, certes plutôt underground pour la plupart, nous avons pu découvrir certains chanteurs comme Jessie Chaton du groupe Fancy. Et il en a été ainsi pour tous ceux qui ont participé à l'album. Et du coup comme nous aimons bien les concepts d'album, nous avons décidé de faire un album avec un chanteur différent par titre.

ILa réalisation de cet album a pris 2 ans ce qui est sans doute dû au fait que les chanteurs ne sont pas tous basés en France. Comment s'est passé le travail d'enregistrement des morceaux ?

Miss Patou : En fait, nous voulions aussi prendre notre temps pour cet album car nous avions réalisé le précédent "Music kills me" en 3 mois. Nous contactions les chanteurs pour leur proposer une collaboration. Certains demandaient de recevoir au préalable le morceau mais nous souhaitions conserver toute la spontanéité possible pour cet album. Nous passions 2 jours en studio avec eux sur des morceaux déjà composés instrumentalement en fonction de leur voix et nous leur demandions d'écrire les textes. La spontanéité résultait aussi de l'urgence puisque nous ne disposions pas de beaucoup de temps à ce moment là.

Nous leur avons proposé une thématique assez large et relativement classique sur l'amour, le sexe, les hommes et les femmes. L'écriture s'est faite sur un coin de table et nous passions ne suite directement à l'enregistrement. A l'issue des enregistrements nous avons pris notre temps pour le mixage. Voilà pour l'histoire. Nous avons fait cet album en s'interdisant de penser au live qui était quasiment impossible à faire. D'autant qu'au niveau instrumental nous sommes déjà nombreux. Et pourtant pour le moment ça se passe plutôt bien puisque sur toute la tournée nous avons eu 3-4 chanteurs présents.

Cela donne donc un set totalement évolutif en fonction des chanteurs présents ?

Miss Patou : Oui. On ne se répète pas. Jessie Chaton en revanche nous a accompagné sur toute les dates.

Dans toutes les chroniques qui vous sont consacrés, on retrouve les vocables "le professeur illuminé et la doctoresse sexy" qui imbriquent votre vie privée et votre vie publique. En êtes-vous à l'origine et quelle est votre réaction par apport à cela ?

Miss Patou : C'est vrai qu'il y a peu de gens qui ne sont que musiciens sans activité parallèle. Pour nous, il s'avère que nous avons une formation de psycho-sociologues et que nous continuons à travailler dans ce domaine. Au début de la formation de « rinôçérôse », nous voulions que la musique soit un plaisir sans que cela nous mette la pression. Or, un jour aux USA, nous en avons parlé et c'est venu dans la bio sans plus jamais nous lâcher.

Donc on s'en amuse parce que nous constatons quel les gens ont une vision de la psychologie qui n'est vraiment pas réaliste et exacte. Ils ont l'image du psychologue clinicien qui s'occupe des malades mentaux. Alors que nous ne le sommes pas et donc c'est beaucoup moins "sexy" et intéressant que les problèmes psychologiques des individus. Pour nous, la musique et le travail sont deux mondes différents ce qui fait qu e nous avons un peu une double vie. Et cela nous aide finalement à nous sentir bien psychologiquement car le monde de la musique et des tournées, que j'adore, est un univers un peu particulier. On vit en groupe dans une sorte de vie un peu déconnectée de la vie ordinaire.

Notre activité professionnelle nous permet de garder un certain équilibre. Il est vrai aussi qu'au début la musique occupait 10% de notre temps et qu'aujourd'hui elle en occupe 90%. Mais cependant nous ne lâchons pas notre métier.

Et c'est aussi un peu ces commentaires qui nous ont incité à nous amuser sur cet album en faisant se rencontrer des univers musicaux différents et en faisant de la "psychologie de bazar" à partir d'un concept de morcellement qui entre dans la définition de la schizophrénie. L'artwork, avec un ampli et des guitares morcelés, représente également ce concept. Nous nous sommes amusés de l'attitude des journalistes.

Puisque ça leur plaît de tout ramener à la psychologie nous allons leur faciliter la tâche tout en nous amusant. Et finalement, en jouant sur le mode spontané de l'écriture, nous nous sommes rendus compte que les chanteurs avaient écrit des textes que l'on pouvait analyser d'un point de vue psycho-pathologique très schématique. C'est un clin d'?il.

La tournée touche à sa fin ?

Miss Patou : Nous jouons ce soir pour la dernière date de cette Schizophonia European Tour. A partir de janvier nous avons une tournée en Espagne et en Amérique du Sud.

Comment s'est-elle passée ?

Miss Patou : Très bien. Nous avons tourné dans toute l'Europe, Suisse, Belgique, Allemagne, et Espagne où nous avons un succès phénoménal. A Madrid nous étions sold out pour un concert de 2 800 personnes.

Quels sont les projets de « rinôçérôse » après ces dates ?

Miss Patou : Nous allons très rapidement travailler sur un nouvel album en revenant à l'instrumental de « rinôçérôse » car nous en avons envie. A plus court terme, nous avons ressortir l'album schizophonia avec un DVD de la tournée.

Avez-vous encore le temps d'aller écouter les autres ?

Miss Patou : Quand nous tournons dans des festivals, nous sommes aussi spectateurs. A Montpellier, où nous vivons, nous essayons quand nous revenons de tournée et que nous ne sommes pas trop fatigués. Mais nous essayons bien évidemment de nous tenir au courant de ce qui sort.

Etes-vous allés voir l'exposition "Mélancolie" qui se tient actuellement au Grand Palais?

Miss Patou : Hélas non. J'ai essayé d'y aller mais la file d'attente était trop importante. En revanche nous sommes allés voir l'exposition Big Bang au centre Pompidou dans laquelle il y a une thématique "Mélancolie" qui figure. Et nous aimons beaucoup l'art brut par référence à notre démarche au départ qui était de vouloir, de manière un peu naïve, imiter avec des guitares des sons qui nous plaisaient dans la musique électronique.

C'est la base de « rinôçérôse » dont le nom est celui d'un tableau d'art brut, qui se trouve au Musée d'Art brut à Lausanne, qui a été peint par Gaston Duff un malade mental qui était interné dans un hôpital psychiatrique. Il peignait et il avait créé cette typographie très bizarre à laquelle nous tenons beaucoup.

 

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Schizophonia de rinôçérôse
rinôçérôse en concert à La Boule Noire (7 décembre 2005)

En savoir plus :

Le site officiel de Rinocerose

Crédits photos : Thomy Keat (plus de photos sur Taste of indie)


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# 18 octobre 2020 : Le grand incendie

Plutôt que de subir ce nouveau couvre feu, faisons feu de tout bois et sortons, chacun avec nos moyens, la culture de ce marasme actuel. Voici donc le programme de la semaine sans plus attendre.

Du côté de la musique :

"Armand-Louis Couperin : pièces de clavecin" de Christophe Rousset
"Ce qui suit" de Mondo Cane
"Awaiting ship" de Dominique Fillon Augmented Trio
"Soné ka-la 2 odyssey" de Jacques Schwarz Bart
"Killing Eve + Australie" nouveau mix de Listen in Bed
"LP2" de Pointe Du Lac
"Jorn" de Box Bigerri
et toujours :
"Glover's mistake" de Mickaël Mottet
"Chanson d'amour" de Alexandre Tharaud et Sabine Devieilhe
"Deux mezzos sinon rien" de Karine Deshayes
"Visible(s)" de La Phaze
"Seven Inch" 2eme émission de la 2eme saison de LISTEN IN BED
"Introsessions EP" de Minshai
"Faune" de Raphaël Pannier Quartet
"Shaken soda" de Shaken Soda
"Y" de The Yokel
"L'ancien soleil" de Yvan Marc

Au théâtre :

les nouveautés :
"L'Art de conserver la santé" au Théâtre de la Bastille
"Don Juan" au Théâtre national de Chaillot
"On purge bébé" au Théâtre de l'Atelier
"Saccage" à la Manufacture des Abbesses
"Le Dernier jour d'un condamné" au Théâtre Essaion
"Jeanne d'Arc" au Théâtr de la Contrescarpe
"Here & Now" au Centre Culturel Suisse
"Virginie Hocq ou presque" au Théâtre Tristan Bernard
"Le destin moyen d'un mec fabuleux" au Studio Hébertot
les reprises :
"La promesse de l'aube" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Swinging Poules - Chansons synchronisées" au Théâtre L'Archipel
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Pierre Dac - Du côté d'ailleurs" au Musée d'art etd'Histoire du Judaïsme
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"L’Age d’or de la peinture danoise (1801-1864)" au Petit Palais
"Man Ray et la mode" au Musée du Luxembourg
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa
"Pierre et Gilles - Errances immobiles" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home avec :
"India Song" de Marguerite Duras
"De beaux lendemains" de Atom Egoyan
"La légende du piano sur l"océan" de Giuseppe Tornatore
"Une femme mélancolique" de Susanne Heinrich
"Atanarjuat, la légende de l'homme rapide" de Zacharias Kunuk

Lecture avec :

"L'ange rouge" de François Médéline
"Le prix de la vengeance" de Don Wislow
"De Gaulle, stratège au long cours" de François Kersaudy
"Georges Clemenceau, lettres d'amérique" de Patrick Weil et Thomas Macé
"Justice de rue" de Kris Nelscott
"Plus fort qu'elle" de Jacques Expert

et toujours :
"Etouffer la révolte" de Jonathan M. Metzl
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"L'accident de chasse" de David L. Carlson & Landis Blair
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