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Aurélie Jeannin  (Editions Harper Collins France)  janvier 2020

Une nouvelle collection de fictions françaises vient d’arriver aux éditions Harper Collins France avec deux ouvrages pour débuter cette Traversée, nom de la collection. Parmi ces deux publications un premier roman d’une auteure que l’on découvre, une certaine Aurélie Jeannin.

Son premier ouvrage, Préférer l’hiver a fait l’objet de nombreuses critiques positives qui m’ont donné l’envie de rentrer dans l’univers de cette auteure. Bien mal en a pris, son ouvrage, dans le style Nature Writing que l’on retrouve beaucoup chez Gallmeister s’avère être une lecture très plaisante, confirmant tout ce que j’avais entendre dire sur ce livre.

"Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que deux autres propriétés jalonnent. C’est elle qui m’avait proposé de nous installer ici. Et je n’étais pas contre. J’avais grandi dans cette forêt. Le lieu m’était familier, et je savais que nous nous y sentirions en sécurité. Qu’il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure."

A distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont "les perdues du coin". Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.

Le lecteur se retrouve donc à suivre ces deux femmes, une mère et sa fille, avec comme narratrice la fille dans leur traversée mélancolique, chacune vivant un deuil qui les pousse vers cette forêt, loin de leur village. Et donc évidemment, il est beaucoup question de deuil dans cet ouvrage et la reconstruction nécessaire pour arriver un jour à le surmonter. Ici le poids du deuil qu’elles ont à surmonter paraît beaucoup plus lourd que la lutte pour la survie qu’elles s’imposent dans cette cabane au milieu de nulle part, au milieu d’une nature hostile où l’auteur en a fait un personnage du roman.

Préférer l’hiver est un ouvrage d’une lenteur incroyable, ici point de rythme haletant pour le lecteur qui doit se contenter de prendre son temps pour rentrer dans cet ouvrage passionnant non pas pour l’histoire qu’elle raconte mais par l’atmosphère qui s’en dégage. C’est agréable de temps en temps de lire ce genre d’ouvrage, d’autant plus quand on est habitué à lire des thrillers et des romans de façon régulière.

Ici, l’action est remplacée par les maux des personnages et les mots de l’auteur pour nous les faire ressentir. Et la grande qualité de ce premier roman tient justement dans la langue concise et précise de l’auteure qui rend grâce à la nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage. Que cela soit pour décrire les sentiments des personnages ou pour décrire la nature qui les entoure, à chaque fois les mots sonnent justes. La souffrance, très présente dans l’ouvrage, nous guette au gré des pages. Elle s’appuie sur des mots puissants et terribles et quelques scènes bouleversantes.

Avec ce premier roman, qui inaugure une collection à qui l’on souhaite une excellente continuation, Aurélie Jeannin nous offre un roman envoûtant sans fausses notes. Le huis-clos qu’elle nous propose entre une mère et sa fille est empreint de poésie et d’amour. On sent le lien complexe qui les unit, leurs douleurs communes et Aurélie Jeannin nous raconte comment elle tente de la surmonter.

C’est donc au final un roman extrêmement prometteur que nous offre Aurélie Jeannin avec Préférer l’hiver, un ouvrage que je vous recommande chaudement en attendant le printemps.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Aurélie Jeannin


Jean-Louis Zuccolini         
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