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puce Pélleas et Mélisande
Ateliers Berthier  (Paris)  février 2020

Drame de Maurice Meterlinck, mise en scène de Julie Duclos, avec Vincent Dissez, Philippe Duclos, Stéphanie Marc, Alix Riemer, Matthieu Sampeur et Emilien Tessier.

Quand on pense à Pelléas et Mélisande, vient immédiatement en tête la musique de Claude Debussy. Pas forcément l'oeuvre du prix Nobel belge qui a inspiré le musicien. Il faut dire que Maurice Maeterlinck porte en lui une réputation d'auteur ésotérique, ennuyeux et daté.

C'est donc un pari risqué de la part de Julie Duclos d'avoir voulu le remonter. Pour y parvenir, elle ne s'est pas départie de ce qu'on connaît d'elle, à commencer par l'utilisation de la vidéo, par un travail subtil sur le son et les voix et par une volonté de simplifier, d'épurer au maximum les décors.

Ainsi, la mystérieuse forêt qui entoure le châteu et dans laquelle Golaud (Vincent Dissez) découvre Mélisande (Alix Riemer) fait surtout l'objet de la vidéo introductive. Filmée par Quentin Vigier en noir et blanc, la séquence n'a pas la force symboliste qu'elle aurait si elle avait subi un traitement couleur.

Pour caractériser le royaume décadent du roi Arkel (Philippe Duclos), père de Golaud et de Pelléas (Matthieu Sampeur), elle s'appuie sur une construction à deux étages, aux larges pièces peu encombrés, à l'image de la chambre où repose Mélisande. On est loin de l'ambiance gothique, moyenâgeuse à laquelle on s'attend avec surcharge de meubles, de trophées et d'objets de quincaillerie hétéroclite.

Julie Duclos s'attache à l'essentiel : au mystère du texte, à sa poésie si caractéristique de la fin du 20ème siècle. Le drame qui lie le trio majeur de la pièce (Golaud, Pelléas et Mélisande) est à a fois simple et dénué d'une explication rationnelle. Maeterlinck compte principalement sur la beauté de son texte et la grandeur d'âme de ses personnages pour que naisse de cette histoire légendaire la leçon d'humanité qu'il souhaite délivrer.

Devant l'épure accomplie par Julie Duclos, on ne pourra plus dire que "Pelléas et Mélisande" est une œuvre absconse. Tout au contraire, elle est ici limpide dans son récit... tout en gardant une part du mystère cher à son auteur.

Si l'on veut trouver quelques réserves à cette version qui fera date, elles sont peut-être à chercher dans l'interprétation de Pelléas et de Mélisande. Les deux jeunes acteurs sont prometteurs, mais il leur faudrait un peu plus de métier pour construire des personnages complexes, remplir leurs aspérités et réussir la synthèse excessivement difficile entre exaltation et résignation. Vincent Dissez y parvient mieux dans le rôle de Goleau.

Il est évident qu'une pièce aussi riche que "Pelléas et Mélisande" ne prend tout son sens qu'au bout d'un certain nombre de représentations et qu'elle n'a pas encore atteint son rythme de croisière. Ce n'est sans doute qu'après cela que le travail précis et précieux de Julie Duclos aura trouvé le chemin de l'émotion pure qui lui manque encore.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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