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Théâtre 13/Seine  (Paris)  février 2020

Tragi-comédie écrite et mise en scène par Camille de La Guillonnière, avec Hélène Bertrand, Lara Boric, Erwann Mozet, Pe?lagie Papillon, Charles Pommel et Lorine Wolff.

Il n’est pas chose aisée de porter sur les planches un roman, d’autant plus un roman d’Honoré de Balzac tel qu’"Eugénie Grandet", où la narration descriptive des lieux, des hommes et de leurs états d’âmes prennent rapidement le pas sur l’action.

Pourtant dans ce spectacle tiré de l’œuvre éponyme du grand romancier, la ompagnie Le temps est Incertain mais on joue quand même ! en propose une version tout à la fois fidèle et engagée. Une véritable gageure pourtant extrêmement réussie.

Derrière l’accomplissement de ce tour de force périlleux, on trouve les choix ingénieux et originaux de Camille de la Guillonnière qui signe l’adaptation et la mise en scène de la pièce : pas de ré-écriture, pas de distribution de rôle et une représentation chorale à une, deux, trois, voire six voix superposées.

Le texte de Balzac se déploie ainsi dans la bouche des six comédiens dans la pureté de son script originel, et ce à la virgule près, permettant aux spectateurs, tel un lecteur se plongeant dans un livre, tout d’abord étranger et dérouté, puis s’imprégnant petit à petit de l’univers et des personnages pour finir par se faire happer par l’histoire, il faut le dire, superbement bien racontée par l’illustre écrivain.

Illustrant plus que figurant tour à tour, Eugénie ou son père, Nanon ou les Cruchots, Hélène Bertrand, Lara Boric, Erwann Mozet, Pélagie Papillon, Charles Pommel et Lorine Wolff donnent de l’énergie et de la voix tel un chœur tumultueux jouant avec brio et conviction une partition subtile et élégante.

Le rythme et l’enchaînement des variations de narration jouent également beaucoup dans la fluidité du spectacle qui ne se raconte jamais tout à fait de la même manière.

Moments contés, figurés, interprétés, chantés ou musicaux (à la guitare et au violoncelle) s’alternent à la recherche de l’angle narratif le plus percutant pour chaque passage, avec de superbes moments de grâces, comme la découverte du coffret en or, la mort de monsieur Grandet ou la scène du chaste baiser des deux amoureux.

Il y a, dans cette manière d’envisager le théâtre comme une évocation de ce qui fût plus que dans l’incarnation du ici et maintenant, une évocation (voulue ou non) aux chansons de gestes, aux saltimbanques et autres troubadours.

Le jeu habité des excellents comédiens fait le reste Tout y est, la lumière feutrée et jaunis du modeste et avaricieux intérieur bourgeois de Luc Muscillo, les costumes sans chichis mais ingénieux de Nelly Geyres, les clins d’œil anachroniques discrets mais amusant (telle l’interprétation a capella de "Girls just want to have fun" de Cyndi Lauper ou en chorale du "Sound of Silence" de Simon & Garfunkel).

Un spectacle très original et percutant sur sa forme, qui est une très belle manière de découvrir ou redécouvrir le roman d’Eugénie Grandet.

 

Cécile B.B.         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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