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puce Otto Freundlich - La révélation de l'abstraction
Musée de Montmartre  (Paris)  Du 28 février au 6 septembre 2020

En collaboration avec le Musée Tavet-Delacour de Pontoise dépositaire du fonds d’atelier de l’artiste, le Musée de Montmartre propose avec l'exposition "Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" une rétrospective inédite de l'oeuvre de ce peintre et sculpteur allemand né en 1878 et mort en déportation en 1943.

Conçue sous le commisariat de Christophe Duvivier, directeur du Musée Tavet-Delacour, et de Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre, elle comporte une sélection de 80 peintures, sculptures, oeuvres graphiques ainsi que des documents d'archives qui retracent l'évolution de l'expressionnisme non figuratif à l'abstraction d'un artiste formé à l'Histoire de l'art et à la philosophie qui s'inscrit dans l'Histoire de l'art moderne.

Le terme "révélation" est judicieusement choisi et ce, à double titre. En effet, il vaut pour pour l'artiste avec sa "découverte" de l'abstraction par la fréquentation des avant-gardes parisiennes notamment au Bateau-Lavoir puis à Montparnasse et sa révélation de la mission de l'artiste et de la finalité de l'art, déjà pressenties et confirmées lors de son stage dans l'atelier de restauration des vitraux de la cathédrale de Chartres.

Et d'autre part, pour le visiteur car Otto Freundlich, nonobstant une notoriété internationale des années 1930, ne figure pas sur en tête de la gondole de la peinture abstraite immortalisée dans l'inconscient collectif par le trio Delaunay-Kandinsky-Mondrian.

Otto Freundlich : pour un art humaniste en quête de spiritualité

La monstration se déploie en un parcours narratif soucieux de didactisme ordonné en sections chronologiques scandant la recherche plastique d'un artiste qui se considère comme un "acteur de l’histoire" engagé dans la pratique d'un art à dimension morale et politique et un "voyant" qui

Dès son arrivée en France, Otto Freundlich s'engage sur la voie de l'abstraction en organisant l'espace en plans géométriques colorés fragmentés absorbant les figures ("Homme devant une fontaine", Composition avec trois figures", "Composition avec figure").

De format carré, la Composition de 1911 toute en courbes ascensionnelles et opérant une transposition d'un dessin comportant sept figures représentant l'altérité et l'ascension épiphanique profane est considerée comme une de ses premières œuvres abstraites.

En 1914 intervient une expérience déterminante à Chartres qui le conduit à définir ses fondamentaux : la découverte de l'art du vitrail tel que pratiqué aux 12ème et 13ème siècles comme ornement architectural gothique qui procède de la décomposition du sujet en le fragmentant et celle de l'importance de la couleur dans le travail du verre pour laisser passer la lumière.

Mais également de deux éléments communs à tous les édifices cultuels des religions révélées, à la symbolique forte en relation avec l'oeil cosmique : un élément architectural, l'ogive, associant triangles carrés et cercles, avec sa forme en amande, l'oeil ogival, pour symboliser l'aspiration à l'élévation spirituelle, qu'il va décliner en demi ogive et le motif de la rosace héritière de l'oculus antique comme symbole solaire et symbole de l'éternité

Ce qui doit guider le visiteur dans son approche de l'oeuvre de Otto Freundlich. Ainsi l'oeil cosmique apparaît nettement dans les Compositions des années 1919-1928 notamment celle reproduite sur l'affiche et dans celle intitulée "Fragments de figure à l'ensemble des plans".

Puis il se dissout dans des dynamiques kaléidoscopiques qui renvoient au constructivisme de la tendance abstraction mystique partagée par les artistes de l'éphémère Groupe Cercle et Carré fondé en 1929 auquel appartenait Freundlich qui entraînent un éclatement entropique manifeste dans les oeuvres des années 1935-1939 ("Rosace I", "Composition").

Traqué par le Gouvernement de Vichy et placé dans des camps d'internement français avant sa déportation en Allemagne en mars 1943 et son exécution immédiate, il continue sur sa voie d'espérance en la communion universelle comme le traduisent sa "Composition inachevée" de 1940 et la "Rosace II" de 1941 encadrant une "Composition" de 1939.

L'exposition inclut également des espaces thématiques tels celui dédié à la série graphique "Les signes", à l'oeuvre significative de l'engagement politique de l'artiste ("Hommage aux peuples de couleurs") et à l’exposition itinérante "Entarte Kunst" organisée par les autorités nazies pour stigmatiser "l'art dégénéré" pour laquelle une sculpture de Otto Freundlich était reproduite sur la couverture du catalogue.

Ainsi qu'une salle dédiée à la statuaire. En effet, outre "Ascension", le bronze monumental installé dans les jardins du musée, sont présentées deux oeuvres ("Sculpture architecturale" et "Composition") représentatives de la stucturation en volumes géométrisés.

A noter que deux vitraux sont présentés à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre et qu'un cycle de conférences sera dispensé par les commissaires au Musée de Montmartre.

 
En savoir plus :

Le site officiel du Musée de Montmartre

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation du Musée de Montmartre


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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