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Interview  (Twitch)  mardi 5 mai 2020

Batist & the 73' a eu l’occasion d'inaugurer la série de concerts en direct sur la chaîne Twitch de Froggy's Delight nouvellement créée. Il en est un peu le parrain. Il a joué des morceaux de son EP Love songs qui vient de sortir et en fin de set, a donné une interview pour présenter ce qu'il va faire dans l'avenir, une fois le confinement terminé.

Merci d'avoir accepté de te lancer dans une aventure inconnue, c'est une grande première. Tu as eu la générosité de faire don à la fondation Abbé Pierre. Nous pouvons admiré derrière toi les pochettes de disques des gens avec qui tu as collaboré.

Batist : Kim en femme, une version très rigolote, son avant-avant dernier album sorti l'année dernière.

J'ai cru que tu allais dire : c'est son avant-avant dernier, il l'a sorti il y a 4 jours ! C'est un peu son rythme...

Batist : Oui ! Et toujours de superbes albums, de superbes chansons. C'est vraiment quelqu'un que j'aime beaucoup. Niki Demiller, Opilote, Lolo Saligault, Les Beatles, d'autres copains avec qui j'ai tapé le bœuf... C'est la team de Cléa Vincent qui m'a offert le maillot de basket jaune. Le chapeau, c'est Baptiste Hamon... Tout ça, c'est pour que je me sente bien finalement.

Tu as collaboré avec tous ces gens-là, peut-être d'autres, tu as joué de divers instruments.

Batist : Surtout de la guitare, notamment de la basse avec Cléa où j'en fait beaucoup, j'ai d'autres groupes où je fais de la basse aussi.

C'est ton premier EP en solo ?

Batist : C'est le premier avec ce nom-là : Batist & the 73'. En 2012, j'ai sorti un peu au compte-goutte des premières chansons avec MK Label, un album December sorti en 2014 sous le nom de Batist : tout ce qu'il y a de plus grunge. En 2018, un EP un peu plus chaud même punk-rock cri primaire. Et là, j'avais plein de chansons un peu délicates. Je voulais m'amuser à les arranger moi-même avec mon matériel. Cela faisait longtemps que je voulais faire un truc acoustique en fait. En 2014, j'en parlais déjà, cela a pris un peu de temps mais je l'ai enfin fait ! Et je vais continuer à le faire.

Tu joues tout seul chez toi, en attendant que l'on puisse sortir, tu vas lever le pied sur les collaborations ou c'est quelque chose que tu mènes en parallèle ?

Batist : Non, franchement c'est super de jouer avec les autres. On me demanderait de choisir entre jouer tes chansons toute la vie et accompagner des gens toute la vie, je ne saurai pas du tout quoi choisir.

Il faudrait deux vies !

Batist : Il faudrait deux vies ! Essayer de faire les deux est hyper enrichissant. C'est quand même bien agréable de se faire porter : on a juste à venir aux répétitions, essayer de bien jouer et de remplir l'agenda, tandis que quand tu portes ton projet, c'est à toi de démarcher les concerts. A la longue, c'est moins marrant.

Quand tu joues avec les autres, tu ne fais que jouer, tu ne participes à l’élaboration de l'album ?

Batist : Cela dépend. Par exemple, Cléa Vincent vient de sortir un EP qui s'appelle Tropi-Cléa 2 sur lequel j'ai joué de la basse. Quand on m'appelle, je suis toujours chaud. Quand on ne m'appelle pas, ce n'est pas grave.

J'ai déjà proposé des chansons à d'autres : quand je n'ai pas de réponse, franchement ce n'est pas grave, comme ça je vais la jouer moi-même.

Il n'y a pas de frustration ni dans un sens, ni dans l'autre.

Batist : Non, zéro.

Quand on a préparé le concert, tu as insisté pour que l'on rajoute Batist & the 73' à ton nom, même si tu es en solo. C'est qui ces 73' ? Ce sont tes amis imaginaires ? Ce sont des vrais gens ?

Batist : Je ne sais pas encore. Si tu veux savoir le fond de ma pensée, je trouve tous les noms de groupes ridicule. C'est un peu nazi mais en effet, je trouve ça un peu débile. Pour cet EP là, cela fait 2-3 ans que je fais des listes énormes de noms de groupes avec, de base, Batist & the... J'ai une liste longue comme le bras de noms et je ne cherchais que des trucs un peu absurdes, pas trop dans le rigolo non plus.

A un moment, au lieu de mettre un nom "and the computers" ou "and the telephone", pourquoi pas mettre un chiffre finalement ? Comme ça, cela a encore moins de sens.

Cela n'a pas de valeur pour toi.

Batist : Non. Franchement, c'est vraiment un nombre au pif.

Je reviens à Lolo Saligault deux petites secondes qui m'a prêté un Rhodes sur lequel est marqué l'année de ce Rhodes et c'est 73. J'imagine que cela a dû jouer. Voilà.

Une question du chat pour te fâcher avec tes amis artistes parce que l'on va demander des noms : de jouer avec les autres, est-ce que cela t'oblige à aimer tout ce que tu joues ou parfois tu joues des trucs que tu n'as pas aimé ?

Batist : Quand tu es musicien, on se donne quand même toujours tout le temps, on n'essaie toujours de mettre en valeur le morceau le plus possible. Donc, si le morceau est moins bien, il faut encore mieux jouer. Le challenge est toujours là.

Je me suis posé la question plusieurs fois : à force de jouer plusieurs fois les chansons, il n'y en a pas qui commence à te taper sur le système. Jamais parce qu'il y a toujours un combat pour faire sonner la chanson. Ce qui est dangereux, c'est quand tout est déjà tout fait et que tu récites.

Dans tous les groupes dans lesquels je joue, il n'y aucun ordinateur, zéro bande qui défile, si tu fais un pain, tout le monde l'entend. Tu te bats chaque soir pour éviter d'en faire et bien jouer. Jamais tu te dis : ah merde, elle me fait chier cette chanson.

Quelqu'un demande si tous les membres du groupe sont nés en 73.

Batist : Du coup, non !

On demande si toi aussi tu es chez Midnight.

Batist : Non, j'adorerai mais je suis très bien chez MK Label.

Je voulais avoir une petite idée de tes influences. Tout à l'heure, tu as dit que tu avais des groupes punk, bruitistes, là tu fais de la folk acoustique. C'est quoi le fil, c'est Neil Young ?

Batist : Le fil, c'est le grunge. Le grunge finalement, c'est de la pop. Ce que j'aime dans le grunge, ce sont en effet les mélodies, pas forcément le côté simpliste et bourrin. Finalement, ce n'est pas si bourrin, c'est puissant. Cela dépend un peu des grunges, c'est hyper varié. En tout cas, ce qu'ils ont en commun, c'est la pop finalement.

Quand j'ai regardé toutes les influences au début où je commençais à écouter Nirvana, toutes les influences de ces groupes grunge-là reviennent aux Beatles. Je me retrouve à fond là-dedans.

En fait, je n'ai jamais écouté que du hardos ou que du punk, j'ai toujours écouté des jolies chansons aussi à côté. Je ne dis pas que le punk ce n'est pas des jolies chansons (rires). Quand tu écoutes "Smells like teen spirit", tu ne dis pas "c'est joli", tu dis : "ah putain, c'est trop puissant, c'est cool !".

Tu as une petite idée de ce qu'il va se passer pour toi après le déconfinement, tu as déjà des dates qui commencent à se recaler ?

Batist : Oui, il y a des dates qui se recalent mais on a peur qu'elles soient redécalées. Pour l'instant, la date de fin d'interdiction de concert est jusqu'à fin août, si je ne m'abuse.

J'ai arrêté de me poser la question, ce n'est pas très bon pour le moral de commencer à se dire la fin du monde et tout... Ça, la fin du monde, j'y crois pas mal, donc j'évite d'y penser. Je me dis : "ah en fait, c'est maintenant". J'essaie d'anticiper quand même mais en me disant que cela ne va pas forcément arriver. Donc keep cool !

Si tu es en manque de concerts, tu reviens sur notre chaîne quand tu veux !

Batist : Je suis hyper chaud !

C'était génial pour nous ! Je pense que tout le monde a apprécié. Quand on va pouvoir se voir en vrai, on pourra tourner une vraie session Froggy avec toi.

Batist : Avec grand plaisir ! Je suis vraiment très heureux de cette nouvelle. Merci !

 

En savoir plus :
Le Bandcamp de Batist & the 73'
Le Facebook de Batist & the 73'

Propos retranscrits par Marie Gransac


David         
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"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
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Cinéma :

en salle :
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"Le Défi du champion" de Leonardo D'Agostini
et at home avec des longs...
"2021" de Cyril Delachaux
"Les Robinsonnes" de Laurent Dussaux
"L'Ile aux femmes" de Eric Duret
"Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué" de Jean-Claude Sussfeld
"The Storm" de Ben Sombogaart
...et des courts-métrages
"Odol Gorri" de Charlène Favier
"Poseur" de Margot Abascal

Lecture avec :

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"Un océan, deux mers, trois continents" de Wilfried N'Sondé
"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
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