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René Denfeld  (Editions Rivages)  mai 2020

Cet ouvrage, Trouver l’enfant, de René Denfeld, faisait partie des livres que je voulais lire l’an dernier, sans avoir eu le temps de le faire. Cette possibilité de pouvoir le faire est revenue avec la parution de son nouvel ouvrage, La fille aux papillons, il y a quelques jours. Les éditions Rivages ont sorti en simultané dans un format poche soigné Trouver l’enfant. Trouver l’enfant est le début d’une série policière centrée autour de Naomi, une enquêtrice spécialisée dans la recherche des enfants disparus. La fille aux papillons est le deuxième opus.

Il y a trois ans, Madison Culver a disparu dans la forêt nationale de Skookum dans l’Oregon. Elle aurait aujourd’hui huit ans. Certains que quelqu’un l’a enlevée, la famille Culver décide de se tourner vers l’inspectrice Naomi, une enquêtrice réputée dans la recherche des enfants, connue dans la police comme "celle qui retrouve les enfants". Pour cette famille désespérée, Naomi semble être leur dernier espoir.

Naomi comprend des êtres comme Madison car elle-même a été portée disparue. Alors qu’elle suit la piste de Madison, les fragments d’un rêve sombre transpercent ses défenses, lui rappelant une perte terrible depuis longtemps refoulée.

C’est un roman d’une rare beauté que j’ai donc eu le grand plaisir de lire. René Denfeld est pour moi une véritable révélation qui me change des thrillers aux multiples rebondissements, même si j’aime aussi ce genre de bouquin. Ici, il y a une ambiance, autour de la neige, de l’Oregon, superbement décrit mais aussi des personnages inoubliables (qu’ils soient principaux ou secondaires) dans un ensemble superbement écrit, presque poétique.

Et en même temps, il y a une intrigue, un suspense qui nous tient et nous donne envie de poursuivre notre lecture. Le lecteur suit en parallèle l’enquête menée par Naomi et l’évolution de la petite Madison qui, depuis trois ans, vit dans une cabane avec son ravisseur, un homme particulièrement colérique. Elle survit à ses conditions difficiles d’enfermement en se créant un personnage, La fille de la neige, arrivant à entretenir un lien affectif avec son ravisseur. Elle nous dévoile ses souvenirs sous la forme d’un conte de fées dans lequel elle serait le personnage principal. Naomi, elle, retourne sur les traces de son passé qui vont l’aider à pister la fillette.

Alors voilà, Trouver l’enfant est une très belle découverte, un ouvrage touchant et bouleversant superbement écrit qui ouvre une série d’autres ouvrages qui, je l’espère, seront du même niveau, toujours aux côtés de Naomi. L’auteure a une plume particulièrement agréable à lire que je vais retrouver avec grand plaisir avec son prochain roman que j’ai aussi reçu récemment.

L’avantage d’avoir délaissé l’an dernier Trouver l’enfant me permet d’enchaîner deux ouvrages d’une série sans avoir à attendre la sortie du prochain opus. Après avoir découvert René Denfeld avec Trouver l’enfant, j’ai enchaîné directement avec La fille aux papillons, le deuxième ouvrage consacré à l’inspectrice Naomi.

Avec La fille aux papillons, on retrouve donc avec un immense plaisir l’enquêtrice Naomi qui poursuit sa spécialité, à savoir la recherche d’enfants disparus. Sauf que là, elle doit se lancer sur les traces de sa propre sœur évanouie il y a fort longtemps. Elle n’a plus aucun souvenir de sa cadette, tout juste un champ de fraises la nuit et la poussière noire sous ses pieds nus alors qu’elle-même courait pour sauver sa vie.

Son enquête la conduit à Portland, en Oregon, où des dizaines d’enfants sans abri, errent dans la rue comme des fantômes, en quête d’argent, de nourriture et de camaraderie. Alors que des cadavres de jeunes filles sont retrouvés dans les eaux sales de la rivière, Naomi croise la route d’une gamine de douze ans appelée Célia, dont les seuls alliés sont les papillons qu’elle voit voler autour d’elle, comme des petites lueurs d’espoirs irisées qui adoucissent les folies de ce monde.

Avec ce nouvel ouvrage, nous quittons donc les montagnes enneigées de l’Oregon pour découvrir les rues souvent malfamées de Portland, la plus grande ville de cet Etat américain. Nous retrouvons par contre le même genre d’atmosphère que celui découvert dans l’opus précédent, servi toujours par la très belle écriture de l’auteure.

Naomi doit toujours lutter avec ses vieux démons, comprendre d’où elle vient et quelles sont ses origines. Elle doit en parallèle qu’elle recherche sa petite sœur enquêter sur le meurtre de jeunes filles ce qui va l’amener à côtoyer de jeunes enfants abandonnés dans les rues de Portland, dont une certaine Célia accompagnée de Rich et de La défonce.

C’est alors une réalité bien cruelle qu’elle nous décrit au travers de l’existence de ces jeunes qui viv(ot)ent dans cette ville de Portland. Les chapitres de l’ouvrage donnent tantôt la parole à Naomi et tantôt la parole au petit groupe de Célia. Célia aussi a un passé douloureux, son histoire est un peu le symbole de tout ce qui dysfonctionne dans notre société, de la famille à la justice en passant par la protection des enfants. La jeune Célia s’est aussi inventé un monde (comme la petite Madison dans le précédent opus) dans lequel les papillons la protègent tout en lui apportant la beauté et le courage. Un peu d’espoir donc dans cette lecture pesante (dans le bon sens du terme) tant ce que nous raconte l’auteure sur ces enfants est noir et souvent déchirant.

De nouveau, l’intrigue de ce livre est parfaitement maîtrisé, c’un excellent ouvrage qui nous parle de l’enfance meurtrie avec beaucoup de sensibilité et de réalisme. Une fois encore, l’auteure s’appuie sur des personnages attachants et travaillés, Naomi évidemment mais surtout la petite Célia qui nous bouleverse page après page.

Alors voilà pour un peu moins de trente euros, vous pourrez profiter de ces deux ouvrages qui ne devraient pas vous décevoir, notamment si vous aimez les polars particulièrement bien écrits. De mon côté, j’en suis maintenant à attendre un nouvel opus de cette superbe série que nous propose René Denfeld.

 

En savoir plus :
Le site officiel de René Denfeld
Le Facebook de René Denfeld


Jean-Louis Zuccolini         
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Cet été indien qui s'annonce n'est pas désagréable et apporte un peu de joie dans cette année bien triste. Plus modestement, voici notre sélection culturelle de la semaine pour vous réjouir, espérons-le, avec évidemment le traditionnel replay de la Mare Aux Grenouilles #10 toute fraiche

Du côté de la musique :

"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre
et toujours :
"Comme un ours" de Alexis HK
"Love songs" de Inflatable Dead Horse
"Charango" de Lisza
"Woman Soldier" de Morgane Ji
"Beethoven : Waldstrein & Hammerklavier" de Théo Fouchenneret

Au théâtre :

les nouveautés :
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"Le Nez" au Théâtre 13/Jardin
"Un conte de Noël" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
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les reprises :
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"Noire" au Théâtre du Rond-Point
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Cinéma :

en salle :
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"Adolescentes" de Sébastien Lifshitz
at home :
"Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'ete" de Lina Wertmüller
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