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Benoît Rossignol  (Editions Perrin)  septembre 2020

Ces derniers temps, je peux dire que j’aurais passé beaucoup de temps dans de somptueuses biographies concernant des hommes d’Etat bien différents qu’ils aient vécu au 20ème siècle (Churchill), entre le 17ème et le 18ème (Louis XIV) ou bien à l’Antiquité avec celle de Marc Aurèle qui vient compléter d’autres biographies d’empereurs romains sorties il y a quelques temps.

Pour nous parler de Marc Aurèle, c’est Benoît Rossignol qui s’y colle. Maître de conférences en histoire romaine à l’université Paris 1 Panthéon, ses travaux portent sur l’histoire militaire, politique et environnementale de l’Empire romain.

Pour tout vous avouer, je ne connaissais pas grand-chose de cet empereur car il ne fait pas partie de ces empereurs dont on parle aux collégiens en Histoire. Il ne fait pas partie du programme et mes connaissances concernant l’empire romain se font et s’améliorent maintenant au gré de mes nombreuses lectures concernant cet empire. Je vous parlerai d’ailleurs bientôt d’une petite merveille d’ouvrage concernant la Rome antique que je suis en train de lire.

J’ai donc beaucoup appris à la lecture de ce très bel ouvrage de Benoît Rossignol consacré à Marc Aurèle. Pour nous proposer cette biographie, l’auteur a mobilisé les ressources d’une documentation particulièrement riche et s’est appuyé sur les dernières avancées de la recherche. Cela lui permet de nous raconter avec brio la vie de Marc Aurèle dans une époque où l’Empire romain a connu de très grandes transformations. Son ouvrage permet de dégager une figure méconnue de cet homme derrière la légende écrasante du souverain.

Né en 121 dans une des grandes familles de l’Empire romain, le jeune Marc fut appelé à un destin plus grand encore par la volonté de l’empereur Hadrien, alors qu’il se passionnait pour la philosophie. Désigné comme héritier de l’empire, formé auprès des meilleurs maîtres, il fut le témoin, tout au long du règne d’Antonin Le Pieux, de l’apogée de Rome.

Son propre règne, entamé en 161, fut particulièrement compliqué, marqué tant par les guerres, qui l’ont entrainé de longues années aux frontières de son empire, que par les épidémies. Associant son frère adoptif Lucius Vérus au pouvoir, il régna seul après 169, menant une lutte inexpiable contre les peuples germaniques, s’investissant dans son métier de souverain, sans jamais abandonner son grand œuvre, ses écrits pour lui-même. Après sa mort suspecte en 180, il devint un modèle d’empereur et de philosophe. Les nombreux passages concernant les guerres de Marc Aurèle sont passionnantes.

L’ouvrage est d’une précision diabolique concernant Marc Aurèle, constitué d’un glossaire, de notes et d’une bibliographie qui font plus de 150 pages, montrant l’exceptionnel travail de recherche de l’auteur. Le texte, le livre en lui-même fait donc un peu plus de 530 pages, ce qui fait déjà un beau volume, écrit de façon accessible à tous, se lisant comme un bon roman qui raconterait la vie de Marc Aurèle, tout en restant précis mais rébarbatif.

L’intérêt de l’ouvrage, au-delà de nos faire découvrir cet empereur fascinant repose sur le fait qu’avec Marc Aurèle, on est confronté à un idéal politique et historique. Or les historiens savent pertinemment que l’histoire n’est pas faite d’idéal. Ici, l’auteur à chercher à aller plus loin dans le portrait que nous avons de l’empereur pour comprendre qui fut celui que l’on présente comme le meilleur empereur romain. Il va nous proposer une approche chronologique évidemment, suivant l’empereur dans son époque, précisant les incertitudes qui existent (d’où les notes nombreuses à la fin de l’ouvrage) et nous donnant des mises au point thématiques éclairantes. L’ouvrage se veut évidemment critique, bien loin d’être un ouvrage d’admiration de Marc Aurèle mais aussi sans la volonté d’abattre le mythe. Il est juste l’histoire fascinante et complexe de cet homme, celle d’un philosophe qui fut aussi empereur (ou l’inverse).

Et une fois encore, c’est donc une superbe biographie que nous proposent les éditions Perrin concernant un empereur romain. Une biographie qui va venir s’installer confortablement dans ma bibliothèque consacrée à l’Histoire que j’aime tant.

 

Jean-Louis Zuccolini         
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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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