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puce Yann Landry - Tadam Records
Interview  (Par téléphone)  vendredi 15 janvier 2020

Tu le sais, je te l'ai déjà dit, je ne suis jamais trop à l'aise quand je fais une interview, d'une part parce que j'ai peur de poser des questions pas forcément intéressantes et aussi parce que j'ai peur de ne pas laisser l'interviewé s'exprimer suffisamment.

Là, la pression est encore plus forte, parce que non seulement Yann Landry est devenu un ami mais aussi parce que c'est un habitué de l'exercice ayant été lui aussi longtemps interviewer pour la Grosse Radio.

Cet attaché de presse passionné est aujourd'hui venu nous raconter la belle histoire du label Tadam Records, qui est officiellement né le 11 janvier et dont il est l'un des heureux parents.

Je ne vais pas tout te dire, il va le faire mieux que moi et bien sûr, je te mets les liens qui vont bien !

Pourquoi créer un label ? Avec qui ? Quand ? Comment ? Autant de questions subtiles auxquelles il a répondu avec élégance et gentillesse et déjà rien que pour ça je le remercie, et pendant que j'y suis pour m'avoir envoyé l'enregistrement de la dite interview (et qui m'a sauvé la mise lors de celle de Datcha Mandala, mais là n'est pas le propos mais merci quand même !). Assez bavardé, je lui cède volontiers la parole !

Comment est né le label Tadam Records ?

Yann Landry : Le label a été pensé pendant le premier confinement avec Steve Amber, groupe avec lequel j’avais déjà travaillé et pour lequel je devais faire la promo du nouvel album. On réfléchissait à quand et comment sortir l'album. On s'est dit que ce n'était pas le bon moment et on a repoussé à une échéance beaucoup plus lointaine, puisqu'il sera prêt à la fin de l'année 2021. Et toutes ces réflexions nous ont amenés à envisager les choses de façon collective et on en a parlé avec d'autres groupes qui nous ont vite rejoints dans notre idée de travailler ensemble, en dehors de la promo classique d’albums. Je me pose plus en manager global, en label manager. Je m'occupe de ces 5 groupes qui sont dans le label et on avance ensemble. C'est un label coopératif, je suis juste le label manager, je ne suis pas le PDG.

Peux-tu préciser votre mode coopératif ?

Yann Landry : On voudrait à terme devenir une SCOP, pour le moment nous sommes une association car c'est ce qui est le moins coûteux en termes de charges notamment. Cette année, il n'y aura sans doute pas de concerts, donc pas de revenu, c'est un peu compliqué de se mettre en SARL avec une SCOP sachant qu'il faut avoir au moins 4 salariés.

On travaille sur le modèle d'une coopérative mais en étant une association ce qui ne change rien à notre fonctionnement. Il n'y a juste pas de notion d'entrée d’argent importante pour l'instant, qui nous permettrait de nous salarier. Le but est de nous faire connaître et de sortir des albums.

Je suis un novice, c'est quoi la différence entre ton rôle d'attaché de presse et là en étant label manager ?

Yann Landry : La différence est assez grande ! Pour le label manager, il faut envelopper dans ses compétences la stratégie globale du groupe, alors que quand on est attaché de presse on ne s'occupe que de la partie promo, donc on attend les infos du label justement, du distributeur ou du groupe et on travaille avec ces infos pour que les médias en parlent.

Alors que quand on est label manager, c'est à moi d'aller chercher des partenariats extérieurs et d'établir des rétroplannings, avoir une vue stratégique à long terme pour l'ensemble des groupes. Comme je suis attaché de presse indépendant, il m'arrive souvent de travailler avec de jeunes groupes qui n'ont pas forcément de manager, de label et là on est dans une mission d'attaché de presse ++ et on donne des conseils sur la manière de sortir un album.

C'était le cas avec Steve Amber et cela s'est imposé de fait que je les manage.

Tu vas garder ta casquette d'attaché de presse ou l'abandonner ?

Yann Landry : Pendant notre phase de lancement, Tadam Records ne peut être rentable, donc conserver une activité à côté est donc obligatoire. Avec ma consœur Eloa Mionzé, on s'est associés pour faire nos promos d'album, en indé, ensemble et on s'occupe, ensemble aussi des groupes de Tadam Records. On aura donc les deux casquettes.

Il y a 5 groupes, et vous allez en intégrer d'autres ?

Yann Landry : Pour l'instant, on travaille avec 5 groupes et pour un lancement c'est déjà énorme, s'occuper de treize personnalités différentes c'est beaucoup et sachant que, comme nous travaillons en coopération, on a un conseil d'administration et toutes les décisions importantes sont prises en son sein. Si demain un groupe prend contact (et il y en a déjà une dizaine depuis l'annonce de la création), il ne faut pas séduire ma personne, mais les deux tiers du conseil d'administration, où il y a une voix par groupe, donc au total 7 voix et il en faut 4 pour avoir la majorité.

On fonctionne aussi avec une charte de label assez exigeante, en termes de philosophie et si un groupe n'y adhère pas, il ne pourra pas intégrer notre label non plus.

Vous comptez rester dans un registre très précis ou plus hétérogène ?

Yann Landry : Nous sommes tous profondément rock et contrairement à ce qui se dit, le rock n'est pas mort ! Au contraire, il n'y a jamais eu autant de groupes de rock que maintenant, simplement c'est un style qui est moins mis en avant mais c'est un style qui a l'avantage d'être énormément large et ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre.

Il n'y a au sein de Tadam Records que des groupes de rock, mais avec des genres différents (ndlr : je confirme que le spectre est large et très prometteur). Steve Amber, c'est du psyché, L'Ambulancier c'est de l'électro rock, voire post-punk, en français, c'est d'ailleurs le seul groupe en français et il y a aussi Shewolf qui est du grunge assez costaud, assez lourd. On a aussi Captain Obvious, les benjamins de 21 et 22 ans. Je m'étais occupé de leur EP il y a deux ans, ils font du punk hardcore. L'EP qui va sortir au printemps c'est quasi du metal. On a aussi Shoefiti, qui est dans une veine bien classe, on va dire. On a un large spectre.

Comment vis-tu la situation actuelle, professionnellement et personnellement ?

Yann Landry : A titre personnel, en avril-mai 2020 j'avais un ulcère à l'estomac ! J'étais tellement contrarié par la situation. La mise en place de Tadam Records m'a aidé, et nous a aidés, collectivement, à s'imaginer dans le futur, même si on sait que cela va être très compliqué de se lancer. C'est pour ça qu'on se monte en association et qu'on se laisse le temps de se voir venir. Professionnellement, l'année dernière à cause du confinement, plein de sorties d'album ont été décalées, voire annulées et cette année on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé ! On parle de confinement le mois prochain !

Quand penses-tu voir les premiers concerts des artistes de Tadam Records ?

Yann Landry : On espère pouvoir faire une soirée de lancement du label où les 5 groupes joueront une demi-heure chacun, un mini festival en une soirée de 18h à minuit. On aimerait bien le faire à la Boule Noire à l'automne. Mais je ne pense pas pouvoir le faire avant. Cela nous laissera le temps de bien lancer le label, de sortir des albums et cela nous servira de release party pour l'album de l'automne notamment.

Même si on reste un peu pessimiste, on espère que les Inouïs du Printemps de Bourges auront lieu, c'est un des rares moments où tous les Indés peuvent se retrouver. En région, c'est important.

La scène musicale essaie de se réinventer avec des concerts en streaming etc. Dernièrement il y a eu le lancement de la plateforme d'Obispo. Comment tu perçois ça ?

Yann Landry : J'ai vu qu'il y avait ce lancement et je n'ai cliqué sur aucun lien d'aucuns articles, cela ne m'intéresse absolument pas. En fait, nous ne sommes pas dans la même sphère que Pascal Obispo, on ne fait pas de la musique de la même manière. Il est mainstream et nous sommes underground. Nous, les artistes underground on a toujours les miettes de ce qu'il reste. Quand les artistes se plaignaient de ne pouvoir dépasser des jauges de 5000 personnes, cela me faisait doucement rigoler, parce que mes artistes jouent plutôt devant 50 personnes ! On n'est pas du tout dans la même réflexion. On ne fait pas le même travail.

Quand tu regardes Taratata, Nagui a beau être adorable, ce n'est pas le sujet, c'est quand même toujours les mêmes artistes depuis 30 ans. Où est la découverte musicale en France ? A part dans les webzines, et c'est bien pour ça que l'on parle toi et moi en ce moment !

(ndlr : s'ensuit une discussion passionnée sur nos expériences et rencontres respectives, Yann était aussi rédacteur en chef à la Grosse Radio.)

Par exemple des groupes comme No One Is Innocent, Madame Robert ou Tagada Jones, ce ne sont pas des groupes mainstream et ils prennent plaisir à discuter avec différents types de médias. Ils aiment ça, ils ne sont pas dans une relation d'artistes à journalistes mais d'homme à homme. Quand on prend un café avec Kemar de No One, pour la Grosse Radio et que Niko de Tagada nous rejoint pour parler du Bal des Enragés, on n'a pas l'impression de travailler, et pourtant le taf est fait. Alors qu'avec de gros artistes de majors, on a 15 minutes pour poser les 5 mêmes questions habituelles, ce qui n’a pas grand intérêt.

Vous expliquez également que vous êtes sensibles à la cause féminine. Je te suis depuis un bon moment sur les réseaux sociaux pour savoir que ce n'est pas pour vous donner bonne conscience. J'aimerais que tu en parles plus.

Yann Landry : Certains hommes font tout un foin de l'engagement féministe alors que ça ne devrait pas un gros problème. Il y a des problèmes à cause du machisme, du paternalisme, du sexisme. Le féminisme c'est tout simplement le fait de mettre les femmes et les hommes au même niveau, de respecter les femmes de la même manière pour ce qu'elles font et non pour ce qu'elles sont.

Quand on parle de quota, c’est une façon de ne pas vouloir voir le sujet de manière globale, par exemple pour les Victoires de la Musique, le problème c'est qu'il n'y a QUE des hommes qui sont mis en avant et les femmes ont la portion congrue. Dans les labels, parmi les programmateurs de salles, de festivals, la majorité des postes à responsabilité sont pour des hommes alors que les femmes ne sont pas moins compétentes. C'est ça le problème ! C'est le manque d'équité entre les hommes et les femmes. Cela ne devrait pas soulever autant de questions de la part des hommes. C'est un état de fait. Les hommes et les femmes doivent être égaux en droits et en responsabilités et ce n'est pas le cas !

Dans Tadam Records, on sent que les mots sont mis en application !

Yann Landry : Dans le bureau de l'association il y a deux hommes et deux femmes. Il y a mon pendant féminin, Alice de SheWolf qui est la vice-présidente, on se complète vraiment parfaitement. Il y a Eloa en secrétaire et Greg en trésorier. En revanche dans les groupes il n'y a pas beaucoup de femmes. Ce n'est pas une histoire de quota mais d'état d'esprit et de responsabilité.

J'ai lu que vous alliez faire un système d'abonnement. Talitres de Bordeaux le fait déjà (c'est la cagette culturelle, on en a déjà parlé dans Froggy's Delight). L'idée est excellente, peux-tu en dire plus ?

Yann Landry : Comme je te l'ai dit, on n'est pas comme des artistes qui vendent des albums à Leclerc, Carrefour, etc. Nous vendons des disques dans les concerts et il n'y a pas de concerts. Ce que l'on veut, c'est avoir une relation de proximité avec nos auditeurs. Et le meilleur moyen, c'est de les faire adhérer au label, ils ne sont pas justes abonnés à un panier musique, ils seront membres de l'association pour un montant annuel. Ils auront les rapports d'AG, ils seront partie prenante et recevront, bien entendu, tout au long de l'année les albums qui sortiront au sein du label. C'est le fait d'adhérer à notre label, notre philosophie et nous aider à produire nos albums. Pour cela, on passe par la plateforme associative HelloAsso. Nous allons avoir bientôt une page qui va s'y ouvrir, on pourra s'y inscrire et devenir adhérent.

Sujet qui fâche (ou pas), comment perçois-tu les plateformes de streaming ?

Yann Landry : C'est à la fois une chance et une catastrophe. Le fait qu'il y ait des albums complets est une hérésie. Je me souviens, et tu dois t'en souvenir aussi, quand on était jeunes, qu'on allait à la Fnac ou au Virgin Megastore pour acheter des albums, on écoutait 30 secondes de quelques chansons et ça coupait et on se faisait notre avis là-dessus. C'est la curiosité qui nous poussait à acheter, la pochette aussi. Là maintenant on a tout à disposition et sans acheter !

Ceux qui payent, ce sont les artistes, parce qu'ils ne s'y retrouvent pas. On voit les grands noms de la folk quitter ces plateformes ou vendre leur catalogue pour avoir des ronds, notamment Neil Young, parce qu'il ne gagne plus d'argent.

Maintenant les majors gagnent de l'argent parce qu'elles ont des actions dans Spotify et non pour les artistes qu'elles ont sur Spotify, c'est une aberration.

C'est pareil pour le cinéma et des films qui sortent sur les plateformes et pour 10 euros on a accès à un catalogue immense. Rappelle-toi nous quand on allait au distributeur du vidéo club, à faire défiler le catalogue et prendre un film pour 20 francs (ndlr : oui, nous ne sommes pas des jeunots et oui, nous avons vécu à la dure) après t'être gelé une heure ! On payait beaucoup plus cher pour avoir accès aux produits culturels. Ce qui ne me gênerait pas, c'est que cela coûte 10 fois plus.

Ce qu'on a connu, l'album comme objet, où on connaissait les enchaînements de morceaux par cœur, tout cela est fini, on est revenu à une culture de singles, comme dans les années 50-60.

Il n'y a pas de DLC sur la musique, ce n'est pas des pots de yaourts, sauf Obispo à Carrefour, ça c'est un pot de yaourt.

(ndlr : là je vanne Yann sur Menelik, mais je t'invite à chercher d'une part qui est Menelik et d'autre part pourquoi j'en parle en cherchant les interviews de Yann, en plus tu pourras découvrir d'autres média.)

Pour conclure, qu'aimerais-tu dire ?

Yann Landry : Soyez curieux et sortez des sentiers battus. Allez fouiller, sur Soundcloud ou Bandcamp où vous pourrez découvrir pleins de groupes et d'artistes. J'y reste des heures à écouter des artistes indépendants du monde entier, ça c’est une vertu de la mondialisation par internet. Je ne suis pas le seul à le faire. Quand on est curieux, il y a des tonnes de choses à découvrir !

Là nous nous lançons dans une discussion à bâtons rompus mais qui restera entre nous, et toc !

 

En savoir plus :
Le site officiel de Tadam Records
Le Facebook de Tadam Records
Le site officiel de La Tête de l'Artiste


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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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