Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce La transgression selon David Cronenberg
Fabien Demangeot  (Editions Playlist Society)  janvier 2021

Nous voilà de nouveau en compagnie des éditions Playlist Society avec un essai sur le réalisateur David Cronenberg, que je ne connais pas très bien même si j’ai vu certains de ses films. Pour nous parler de ce réalisateur, c’est Fabien Demangeot, docteur en lettres modernes et en études cinématographiques qui enseigne dans le secondaire tout en étant chargé de cours à l’université.

Venons-en maintenant à David Cronenberg, au cœur de l’essai de l’auteur qui après ses débuts dans la sphère underground de Toronto, à la fin des années 90, s’est imposé comme un auteur majeur capable de passer avec aisance du mainstream à l’expérimental, sans perdre sa singularité de cinéaste.

L’œuvre de Cronenberg met en scène des corps mutants, façonnés par la science et la technologie, comme dans La mouche ou Crash, ou simplement victimes de l’environnement dans lequel ils évoluent. A travers eux, le cinéaste explore les zones insoupçonnées de l’inconscient et interroge la nature, à la fois provocatrice et libératrice, du fantasme.

Cette transgression, au centre du titre de l’ouvrage, est de trois types, donnant une construction de l’ouvrage en trois parties avec une partie sur la transgression corporelle, une autre sur les transgressions sexuelles avec enfin une troisième partie sur les transgressions psychiques.

La première partie nous permet donc de bien comprendre l’importance du corps et de ses possibles mutations dans l’œuvre de Cronenberg. L’analyse de certains films gore du réalisateur nous l’explique parfaitement. Une fois encore, comme pour l’ouvrage sur le cinéma de Christophe Honoré, les analyses faites des œuvres de Cronenberg sont particulièrement intéressantes, nous permettant pour les films vus d’y voir des choses que l’on n’avait pas perçues au départ.

Le festin nu, Existenz et A history of violence sont des films que j’ai beaucoup aimés et j’ai pris plaisir à lire les analyses ou les commentaires faits sur ces films.

La deuxième partie porte sur les transgressions sexuelles dans l’œuvre du Canadien. Une fois encore, l’évidence nous montre la métaphorisation des organes sexuels dans certains films de Cronenberg. L’auteur utilise l’expression de pornographie alternative dans cette partie quand il nous parle notamment du festin nu. Les représentations sexuelles qu’il nous propose sont toujours ouvertement grotesques.

Avec Crash, une œuvre importante du Canadien, l’auteur se sert de la réalité virtuelle pour déconstruire l’idée de norme sexuelle. Les personnages agissent en fonction de leurs pulsions, sans se soucier de ce qui les entoure. Crash est un film totalement dépourvu de morale, l’auteur nous le démontre au travers d’une analyse particulièrement pertinente qui donne envie de revoir le film.

La troisième partie concernant les transgressions psychiques s’attardent sur le film A history of violence notamment. De nombreux personnages des films du Canadien ont connu enfants un traumatisme qui a eu des conséquences sur leur évolution. Dans certains films, ils suivent une thérapie qui se solde souvent par des échecs. La schizophrénie est présente dans certains films, l’hystérie aussi ainsi que la folie.

Alors voilà, cet ouvrage est une petite merveille d’analyse sur le cinéma de David Cronenberg. Les fans de ce réalisateur se retrouveront sans problème dans cet ouvrage à même de leur proposer des analyses cinématographiques de qualité de ses films. Les autres, comme moi, y trouveront aussi leur compte pour peu qu’ils soient curieux (comme moi) de mieux appréhender un réalisateur particulièrement complexe qui n’a plus fait de films depuis déjà 2014.

 

Jean-Louis Zuccolini         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 7 mars 2021 : Mars et ca repart... peut être

Pas de nouvelles très réjouissantes du côté de la culture en ce mois de mars, veille de printemps. Rien sur les salles de spectacles, les musées et les cinémas de rares évocations de la réouverture des restaurants à midi "quand on pourra". Bref, pas de quoi se réjouir. Voici en tout cas notre sélection culturelle pour tenir le coup en attendant.
on commence par le replay de la MAG #22

Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=