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puce La pierre du remords
Arnaldur Indridason  (Editions Métailié)  février 2021

Il n’est pas une année sans la parution d’un nouvel ouvrage du prolifique auteur islandais qu’est Arnaldur Indriðason et c’est à chaque fois un immense plaisir que celui de le retrouver. Avec son dernier ouvrage, l’auteur vient clore une trilogie débutée en 2019 avec Ce que savait la nuit et continuée avec Les fantômes de Reykjavik en 2020.

Cette trilogie était l’occasion pour l’auteur de mettre en place un nouvel enquêteur, un certain Konrad, un homme au passé et à l’enfance troublés. Les deux premiers ouvrages de cette trilogie étaient excellents et le troisième, La pierre du remords est dans la lignée. On a de nouveau à faire à du grand Arnaldur Indriðason, qui continue de nous éblouir par ses intrigues tout en continuant à nous dresser une réflexion intelligente sur la société islandaise.

Une femme est assassinée chez elle. Sur son bureau, on retrouve le numéro de Konrad, ancien policier. L’enquête révèle rapidement qu’elle l’avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l’enfant qu’elle avait mis au monde cinquante auparavant, et qu’elle avait abandonné juste après sa naissance.

Konrad s’emploie alors à réparer son erreur. Il retrouve les membres d’un mouvement religieux contre l’avortement et reconstruit l’histoire d’une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait. Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l’histoire de la mort violente de son père. En retrouvant l’enfant, il va mesurer l’ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l’ont plongé. Il se révèle alors être un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d’une humanité touchante.

Le passé et le présent sont au cœur de ce roman, qu’ils concernent Konrad (toujours à la recherche de la vérité concernant la mort de son père) ou la femme assassinée qui recherchait son enfant. De ce passé et ce présent omniprésents, l’auteur croise donc trois enquêtes de manières habiles, celle de la dame assassinée, celle de la recherche de son enfant et celle de l’assassinat de son père. Il en profite toujours pour donner une dimension sociale à ses écrits, n’oubliant pas d’égratigner son pays quand il le faut en insistant bien sur ses nombreux maux.

Les chapitres sont toujours courts, marqués par un rythme dense donnée à la lecture, certaines des trois enquêtes se recoupent, évidemment, mais avec néanmoins des surprises, les indices dévoilés ne nous menant pas toujours vers celui qu’on penserait. Une fois encore l’ouvrage d’Arnaldur Indriðason est bluffant de par sa construction particulièrement habile et haletante.

Cet ouvrage ne se lit pas, il se dévore. Lu en à peine deux jours, il est difficile de le lâcher tant il vous prend aux tripes. La pierre du remords est donc un roman captivant et impitoyable sur la honte, le désespoir et l’intensité des remords qui reviennent nous hanter.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "Les fantômes de Reykjavik" du même auteur
La chronique de "Ce que savait la nuit" du même auteur
La chronique de "Passage des ombres" du même auteur
La chronique de "Les fils de la poussière" du même auteur
La chronique de "Les roses de la nuit" du même auteur

En savoir plus :
Le Facebook de Arnaldur Indriðason


Jean-Louis Zuccolini         
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# 7 mars 2021 : Mars et ca repart... peut être

Pas de nouvelles très réjouissantes du côté de la culture en ce mois de mars, veille de printemps. Rien sur les salles de spectacles, les musées et les cinémas de rares évocations de la réouverture des restaurants à midi "quand on pourra". Bref, pas de quoi se réjouir. Voici en tout cas notre sélection culturelle pour tenir le coup en attendant.
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Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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