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Interview  (Par téléphone)  mars 2021

En cette après-midi printanière, Arman Méliès nous a offert un peu de son temps pour nous parler de son superbe projet musical, une trilogie américaine autour de trois disques aux univers musicaux différents qui vient de se conclure avec la sortie du magnifique Laurel Canyon, un album auquel on souhaite le meilleur tant il le mérite.

J’ai découvert il y a quelque temps la sortie de ta trilogie américaine un peu par hasard, en retard du coup. Nous avons donc chroniqué les deux premiers albums puis ton troisième qui vient tout juste de sortir. J’aimerai donc revenir sur la genèse de ce projet plutôt ambitieux puisque tu as, au final, sorti trois albums sur une année.

Arman Méliès : L’idée est venue un peu par hasard. Il y avait différentes chansons que j’avais écrites depuis un moment, notamment pour l’album Basquiat Black Kingdom et puis sur Roden Crater, j’avais aussi déjà quelques musiques synthétiques orientées de façon plutôt paysagistes que j’avais dans les tiroirs.

Quand j’ai commencé à travailler sur un hypothétique nouvel album, je me suis rendu compte que j’avais différents univers qui cohabitaient entre eux. J’avais aussi déjà beaucoup de matériel car j’écrivais beaucoup de chansons plutôt folk qui sont celles qui figurent sur Laurel Canyon. Je me suis alors rendu compte que je ne pouvais pas synthétiser tout cet esthétique et toutes les musiques que j’avais sur un seul disque. Les titres étaient en plus trop nombreux. Cela m’obligeait à mettre des morceaux de coté et cela m’obligeait parfois à faire des chansons un peu batardes en mettant par exemple plus de synthé sur des titres que je souhaitais plus épurés. Ou bien en essayant de chanter sur des titres où à mon avis la musique se suffisait à elle-même.

Devant ce dilemme, j’ai donc décidé de couper la poire en trois, de faire trois disques sans être certain que dans un premier temps les trois disques sortiraient liés par un concept. Au final, cela était assez libérateur de choisir de sortir les trois disques. Après tout est venu de façon très naturelle en sachant très vite ce que j’allais mettre dans chaque disque. Le hasard a ensuite fait que les sources d’inspiration de chacun de ses disques étaient liées à des lieux géographiques situés aux Etats-Unis. C’est au final ça qui m’a conforté dans l’idée de cette trilogie de trois disques.

Justement j’allais revenir sur cette trilogie de trois lieux américains qui sont l’inspiration de ces disques. Tu as une passion particulière pour les Etats-Unis ?

Arman Méliès : Pas particulièrement, c’est un pays que j’aime beaucoup et qui m’intéresse, pour ses bons côtés comme pour ses mauvais. C’est un pays qui est quand même assez fascinant. Je ne suis pas par contre un spécialiste des Etats-Unis et ce n’est pas un pays dans lequel je suis allé plus que cela. C’est vraiment encore une fois un peu le hasard. J’étais obsédé par Jean-Michel Basquiat depuis bien longtemps.

Il y a dix ans, j’ai fait un voyage à New York dans les pas de l’artiste pour voir un peu quel était le New York de Basquiat. Durant ce séjour au cours duquel je n’ai pas découvert grand-chose, j’ai quand même trouvé assez plaisant de se donner un fil directeur pour visiter une ville que je ne connaissais pas. Pendant cette visite m’est venue l’idée de ce disque.

Je suis tombé amoureux de New-York, de l’effervescence qu’il pouvait y avoir dans cette ville. Je me promenais le plus souvent seul dans la ville, toute la journée et c’est comme ca qu’est venue cette envie de faire une musique qui, au final, ne ressemble pas du tout à ce que pouvait écouter Jean-Michel Basquiat ou ce qu’il a pu faire par ailleurs. La musique que je voulais faire était pour moi celle qu’évoquait le New-York dans lequel j’étais. Au final, cela donne un disque plutôt post-rock avec énormément de guitares assez saturées en jouant sur les strates d’instruments qui s’accumulent. C’est comme cela qu’est née cette idée.

Et alors les deux autres lieux, tu peux nous glisser quelques mots dessus ?

Arman Méliès : Roden Crater, c’est grâce à un article que j’ai découvert il y a assez longtemps, sans doute une dizaine d’années, sur un artiste, James Turrel, qui travaille sur la lumière artificielle, sur la lumière naturelle. L’article sur cet artiste était consacré à une œuvre Roden Crater. James Turell est un fan de l’aviation, il découvre en survolant l’Arizona un volcan éteint situé dans un désert totalement inhabité. Il apprend alors qu’il peut acheter un bout de ce désert, achète une parcelle avec ce volcan et décide de creuser le volcan pour y mettre une œuvre monumentale.

J’ai trouvé ça complètement fou et tout de suite j’ai eu envie de faire un disque quand j’ai lu l’article à l’époque. J’ai dans la foulée commencer à acheter des livres sur cet artiste pour voir ses œuvres et en savoir un peu plus sur lui. J’ai eu envie d’écrire un disque qui a mis une dizaine d’années à se faire. Par moment, je commençais à avoir quelques pistes et puis à chaque fois, j’étais repris par mon travail plus classique d’auteur-compositeur. J’ai travaillé pour d’autres et j’ai ajourné un peu ce projet. Et donc au moment de travailler sur le nouvel album, je me suis dit, j’y vais et je termine ce disque. C’était très facile, je n’ai pas eu à me forcer, c’est devenu le bon moment pour finir ce disque.

On comprend donc bien que ce projet a longuement mûri sur de nombreuses années.

Arman Méliès : Oui, sur les deux premiers albums. Pour Laurel Canyon, qui est pour moi un peu le lien entre les deux autres albums, qui est aussi pour moi la colonne vertébrale de la trilogie, c’est un peu différent. C’est pour moi, je pense le disque le plus abordable mais aussi celui qui permet d’articuler tout. Cet album est pour le coup beaucoup plus récent, je l’ai commencé il y a en gros deux ans avec l’optique de faire un disque assez folk, assez épuré, mais avec une certaine tension quand même. Le point de départ, c’était quand même cette scène dans Laurel Canyon dans les années 70 avec tous ces musiciens et l’influence du mouvement hippie. Je ne voulais pas un disque qui soit trop naïf mais un disque qui garde un côté sombre et tendu.

Sur ce troisième lieu, Laurel Canyon, tu y es allé ?

Arman Méliès : Non je suis déjà allé en Californie mais jamais à Laurel Canyon. J’étais sur le point de m’y rendre pour faire des photos et y tourner un clip et je me suis ravisé en me disant qu’il fallait que je garde ce pas de côté pour pouvoir travailler sur ce lieu. Ce qui m’intéressait en fait, c’était l’imaginaire de ce lieu, ce que cela allait véhiculer chez moi. C’était un fantasme avant tout, tous ces groupes, les Doors, Neil Young. J’ai longtemps hésité en fait, j’y vais, je n’y vais pas et puis la pandémie a tranché pour moi. Maintenant je n’ai qu’une envie évidemment, c’est d’y aller. Le disque est maintenant sorti, je n’ai plus aucune raison de ne pas y aller, ce que je ferai dès que cela sera possible.

Au final, ce n’est donc pas du tout un disque créé pendant le confinement.

Arman Méliès : Pas du tout. Quand le confinement est arrivé l’an dernier, Roden Crater était terminé. Basquiat Black Kingdom, c’était à peu de choses près la même chose. J’ai quand même changé des petits trucs dans ce disque pendant le confinement. J’ai enlevé deux morceaux et j’en ai rajouté deux autres à la place.

Les trois albums ont été enregistrés en France, rien n’a été fait aux Etats-Unis ?

Arman Méliès : Oui tout est enregistré en France, essentiellement à Paris.

Alors pour l’ordre des disques, tu nous dis que la colonne vertébrale serait plutôt l’album Laurel Canyon. Pourquoi est-il sorti en troisième du coup ? Tu as choisi cet ordre, je suppose.

Arman Méliès : Oui. Alors pour moi c’était évident que le troisième disque serait Laurel Canyon. Les deux premiers étaient une sorte de jeu de piste notamment par rapport à ce que je faisais habituellement. Le fait de sortir des disques instrumentaux, avec des courants et des influences musicales qui sont différentes de ce que j’ai pu faire avant. C’était pour moi comme une sorte d’introduction au disque Laurel Canyon. Après le hasard a fait que j’ai sorti Roden Crater en premier alors que cela aurait pu être Basquiat Black Kingdom. Ceci dit, cela me paraissait logique que cela se fasse dans cet ordre sans forcément savoir expliquer pourquoi. C’était naturel que Laurel Canyon arrive en dernier.

Pour ce qui est du format, les deux premiers sont sortis uniquement en numérique, le dernier en CD et en vinyle. Est-il prévu une sortie physique pour les deux premiers qui raviraient les amateurs de vinyle ?

Arman Méliès : Oui une sortie vinyle est prévue sûrement avant l’été. Il sera possible d’avoir les trois albums en vinyle. Le disque en vinyle de Laurel Canyon va bientôt arriver. Pour les deux autres, c’est un peu plus compliqué car c’est saturé en termes de fabrication. Tout cela va exister mais par contre, il n’y aura pas de version CD pour les deux premiers albums.

Puisque ton projet reposait sur une trilogie américaine, tu ne t’es pas posé la question de chanter en anglais sur certains titres ?

Arman Méliès : Non pas du tout car pour moi, il est complètement naturel de chanter en français, même si ici les influences sont anglo-saxonnes. Pour moi, l’écriture des textes est naturellement en français et je ne me sens pas capable de faire la même chose en anglais. Il faut un degré de maîtrise de la langue et un certain confort par rapport à elle pour écrire en anglais. J’ai appris à aimer écrire en français sur des musiques plutôt anglo-saxonnes.

Roden Crater est un album essentiellement instrumental. Tu avais déjà fait des trucs instrumentaux ?

Arman Méliès : Oui j’avais déjà fait des titres instrumentaux. On en trouve au final pas mal sur mes différents albums. Mais c’était quelque part un peu toujours en aparté. J’aimais bien car cela permettait d’avoir une palette un peu plus étendue notamment au niveau des émotions. On se permet sur des morceaux instrumentaux des formats particuliers et des orchestrations un peu différentes de celles de chansons. Par contre, l’idée de travailler que sur des morceaux instrumentaux pour un album est plutôt nouveau. J’ai trouvé cela plaisant, d’écrire et de jouer ces titres, avec un côté très ludique car cela nécessitait de se renouveler entre les morceaux. Sur des morceaux instrumentaux, il faut que le morceau se suffise à lui-même et il faut faire en sorte qu’on n’ait pas l’impression d’entendre dix fois le même morceau.

Sur le titre "Gran volcano", tu avais déjà un projet qui portait ce nom.

Arman Méliès : Oui j’avais un projet qui portait ce nom mais pas avec les mêmes titres. C’était un projet un peu similaire un peu plus expérimental quand même. Un disque est sorti en digital, l’enregistrement d’un concert solo où je faisais des nappes de guitares. C’était déjà les prémices de ce qu’est devenu Roden Crater.

Tu as fait ce disque tout seul ?

Arman Méliès : Oui chez moi. J’ai juste confié le mixage à un ami à moi avec qui j’ai travaillé pendant longtemps. Tout a été enregistré de A à Z chez moi sur mon home studio avec des synthés, quelques guitares. Je lui ai envoyé les bandes et il les a mixées, c’était terminé.

Pour le second c’est différent, tu n’es pas tout seul et il y a beaucoup plus d’instruments.

Arman Méliès : Oui là on a enregistré en studio. Ceci dit je trouve que dans l’écriture des morceaux, les deux disques ne sont pas si différents de cela. Ils sont même plutôt complémentaires. Je voulais qu’il y ait vraiment les deux facettes de la vision que je pouvais avoir de cette musique avec d’un côté quelque chose de très électronique et de l’autre quelque chose de très acoustique. Dans l’un, il n’y a quasiment pas de guitares et quand il y a des guitares, elles ont des sons de synthés. Et dans l’autre, il n y a quasiment pas de synthés et quand il y en a, cela ressemble à des guitares.

On trouve aussi une grosse batterie sur cet album. Tu t’es entouré d’amis à toi, je suppose, pour ce deuxième album.

Arman Méliès : Oui ce sont les musiciens avec qui j’ai l’habitude de travailler d’habitude. Je voulais vraiment cet esprit de groupe et cette ambiance acoustique pour cet album. On a enregistré à Black Box, un studio connu à Angers. On voulait faire quelque chose de très brut, dans tous les sens du terme.

Avec l’idée que cela ressemble à l’œuvre de Basquiat ?

Arman Méliès : Je voulais que cela restitue un peu de la sauvagerie que l’on peut trouver dans les œuvres de Basquiat. Il mettait dans sa peinture une énergie que l’on peut voit directement sur la toile. Après on aime ou on n’aime pas mais on voit comment il peint. J’ai voulu m’inspirer de cette énergie et la reporter dans mon album pour qu’il pousse aussi un peu les cadres.

Au niveau des clips, que cela soit pour Roden Crater ou les autres albums, c’est aussi toi qui les as faits ?

Arman Méliès : Oui j’ai fait les clips sur Roden Crater ainsi que "Running with death", un des titres du deuxième album.

Sur chaque disque, on trouve neuf titres. C’est évidemment voulu ?

Arman Méliès : Oui c’est un choix de ma part. Je voulais qu’il y ait une cohérence entre les disques. Il y aussi des ponts entre les disques avec des mélodies que l’on retrouve d’un titre à l’autre sur les disques. Ce n’est pas toujours évident. Il y a un petit jeu de pistes que j’ai mis en place en m’amusant et que j’ai trouvé plaisant.

L’idée était qu'avec ces neuf morceaux à chaque fois, il y ait un morceau central qui joue l’interlude du disque. J’ai voulu faire un peu comme s’il y avait une face A et une face B. Le morceau central serait le morceau où l’on retourne le disque pour être dans une autre ambiance. L’idée était aussi qu’il puisse évoquer les deux autres disques. Libre à chacun d’essayer de trouver les différents liens entre les trois disques.

Je trouve maintenant que le nombre de neuf titres par album me semble maintenant très naturel, comme si cela était maintenant de l’ordre de l’évidence. Quatre premiers titres, puis un titre qui se détache au milieu puis à nouveau quatre autres titres, c’est pour moi d’une logique évidente. Si je m’écoutais, je ne ferais plus que des albums avec neuf titres maintenant.

Les pochettes des trois disques sont aussi très belles. Tu peux nous dire un mot dessus ?

Arman Méliès : Oui elles sont faites par Yann Orhan, un graphiste et photographe que je connais depuis un certain temps. Je lui ai proposé de les faire et il a accepté, intrigué par ce projet de trois disques. Je lui ai demandé quelques éléments de réflexion. Il a cogité dans son coin et m’a fait une proposition qui m’a totalement plue. J’adore son travail et ce qu’il a réalisé. Il y a des jeux de pistes aussi sur les pochettes.

Sur Laurel Canyon, ce troisième album qui est de toute beauté, tu cites quelques musiciens dans tes paroles. Notamment Jim Morrison. C’est un artiste important pour toi ?

Arman Méliès : Ah oui c’est vraiment l’un des artistes qui m’ont marqué et qui me marque encore aujourd’hui. Je ne me lasse pas de sa musique que j’écoute régulièrement. C’est un artiste que je cite car il y a le côté poète et auteur qui me fascine chez lui. La découverte des Doors a été un choc pour moi lorsque j’avais 17 ans. Les Doors font partie de mes groupes favoris. D’où le clin d’œil à Jim Morrison dans l’album d’autant plus que Laurel Canyon a été enregistré dans un studio près du Père-Lachaise. Je suis passé le voir avant d’enregistrer d’ailleurs.

On trouve aussi un très beau duo avec Hubert-Félix Thiéfaine sur le troisième disque. C’était important aussi de l’inviter sur ce disque ?

Arman Méliès : Oui car si j’imaginais transposer cette histoire de clochard céleste, de mecs originaux, totalement habités, avec une grande poésie en eux. Hubert-Félix avait toute sa place sur ce disque. Il s’inscrit vraiment dans cette tradition. J’avais envie qu’il y ait quand même au moins une collaboration sur ce disque qui parle quand même de musiciens et d’effervescence. Je me suis dit que cela serait bête que je sois seul de A à Z sur cet album et qu’il fallait que quelqu’un vienne donner de la voix sur un titre au moins. C’était logique que cela soit lui et c’est pour moi un honneur qu’il soit venu sur le titre "Météores".

Il y a des artistes avec lesquels tu aimerais travailler ? Tu as travaillé ou aurais aimé travailler avec Christophe, l’un de mes artistes préférés ?

Arman Méliès : Oui j’adore Christophe. On s’est rencontré plusieurs fois notamment autour de Julien Doré avec lequel il a fait des duos souvent en concert. Une fois en studio ensemble, je devais faire la partie guitare d’une reprise d’une de ses chansons et puis au final, on ne l’a pas fait. On a passé la journée à papoter. J’aurais adoré pouvoir travailler avec lui. Après il y a plein de gens avec qui j’aimerai travailler. J’adore Catherine Ringer, c’est une chanteuse incroyable. J’aimerai bien pouvoir travailler avec elle. J’aime Bernard Lavilliers, j’adore Jean-Louis Murat. Chez les jeunes, j’aime bien Feu! Chatterton qui va sortir un disque bientôt, Raphaël aussi sort un disque qui est magnifique.

Des artistes étrangers aussi ?

Arman Méliès : Il y a Neil Young en premier qui est encore vivant. J’aime aussi Nick Cave et puis des choses un peu moins connues comme Blonde Readhead. Dernièrement, j’ai écouté un groupe qui s’appelle Big Thief. C’est une sorte de folk indé incroyable, très beau, totalement habité.

Si tu devais partir sur une île déserte et ne plus revoir ton meilleur ami, quel disque lui donnerais-tu pour qu’il pense à toi en l’écoutant ?

Arman Méliès : Je pense que je lui offrirai le disque solo de Mark Hollis, le chanteur de Talk Talk. Un disque merveilleux, tout en épure et en finesse. C’est son unique album solo et il est incroyable.

Le disque que tu écoutes en ce moment ?

Arman Méliès : Je viens de découvrir un groupe super, The Weather Station. C’est un peu pop, un peu folk. Le disque ignorance est très beau et très riche.

Tu as des choses de prévu je suppose comme une tournée de concerts. Comment tu vas t’y prendre pour les concerts avec ces trois albums ?

Arman Méliès : Je ne sais pas encore. J’ai fait un concert au Théâtre de la Ville à l’automne pour présenter les morceaux qui allaient sortir. On était cinq musiciens sur scène donc c’était bien car on avait une palette sonore qui nous permettait de tout faire. On a pu jouer des titres des trois albums. J’aimerai faire quelque chose d’assez épuré et intimiste. Je pense donc jouer au départ des titres de Laurel Canyon. Mais d’un autre côté, je n’exclut pas de jouer des anciens titres mais aussi des titres des deux autres albums. Il faut juste que je trouve comment les arranger, comment faire pour que ça puisse tenir comme ça.

Tu as de nouveaux projets ?

Arman Méliès : Oui j’ai déjà beaucoup de chansons pour un prochain disque auquel je réfléchis déjà. Après, rien d’autre de prévu.

Tu n’as pas de projets de musique de film, musique pour le théâtre aussi ?

Arman Méliès : Du théâtre, j’en fais déjà avec le Théâtre de la Ville à Paris depuis un ou deux ans. J’ai travaillé avec une troupe, j’ai fait la musique de trois pièces. C’est un cadre différent mais j’adore cela aussi. C’est un émerveillement de découvrir sa musique mise en scène. Je devrais continuer après le confinement. Je n’ai jamais travaillé pour le cinéma par contre. Cela me plairait par contre.

Des projets avec d’autres artistes ?

Arman Méliès : Pour l’instant non mais la porte reste ouverte évidemment. Le projet principal d’après confinement reste les concerts.

Ton dernier album semble avoir de très bons retours, ce qui me ravit puisque je continue de penser que tu fais partie de ces artistes insuffisamment connus qui méritent que l’on découvre leur musique. Je te remercie de nous avoir consacré un peu de ton après-midi et te souhaite le meilleur pour ta promo, en espérant te voir vite dans une salle de concert.

 

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