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puce Le silence selon Manon
Benjamin Fogel  (Editions Rivages)  avril 2021

Enfin le retour de Benjamin Fogel qui nous avait proposé un superbe ouvrage avec La transparence selon Irina, paru en 2019 aux éditions rivages. Son projet de trilogie se poursuit donc avec la parution du deuxième tome, Le silence selon Manon, qui est en fait un préquel du premier ouvrage.

L’histoire se déroule en 2025, dans une société marquée par la montée de l’agressivité sur les réseaux sociaux et sur le développement du cyberharcèlement. Un phénomène qui a pour conséquence la mise en place d’une unité policière dirigée par un certain Sébastien Mille.

Deux groupes s’opposent dans la société avec d’un côté un groupe masculiniste français qui se reconnaît dans le mouvement américain des Incels (célibataires involontaires), des gens incapables de trouver des partenaires amoureux malgré leur désir de vivre en couple. Des personnes qui finissent par haïr les femmes et la société jugée trop féministe. Ils pensent que la femme est la cause de leur célibat. Certains d’entre eux font état de leur détresse sur les réseaux sociaux quand d’autres harcèlent des femmes pour les pousser jusqu’au suicide. L’ouvrage nous montre une vraie souffrance chez ces personnes, sans jamais justifier leurs actes. A la tête de ce mouvement, un personnage anonyme est recherché par Sébastien Mille, accusé d’avoir organisé un attentat lors d’un concert du groupe Significant Youth et de son leader Yvan Langalter.

Face à eux, se trouvent les No straight Edge, des gens qui se reconnaissent dans un mouvement punk hardcore américain qui sont opposés aux violences en ligne, réclament la suppression de l’anonymat sur les réseaux sociaux, ne boivent pas d’alcool, ne fument pas et considèrent que les relations sexuelles ne doivent exister que dans le cadre d’une relation amoureuse. A cela s’ajoutent aussi des revendications écologiques et féministes. On y retrouve Yvan Langalter, leader du groupe Significant Youth, son frère Simon, victime d’un acouphène et Manon, une militante féministe sourde qui voit dans les réseaux sociaux un espace dans lequel elle se retrouve à égalité avec les autres.

Basé sur des mouvements Straight-Edge et Incel, parfaitement existant, notamment aux Etats-Unis où ils sont responsables de nombreuses tueries (pour les Incels), l’ouvrage de Benjamin que l’on peut qualifier de roman d’anticipation (même si cela se passe en 2025, année qui n’est pas bien loin de la nôtre) est un roman parfaitement ancré dans notre temps.

L’ouvrage est d’une grande intelligence, s’imbrique parfaitement avec le roman précédent avec en plus la force de pouvoir être lu avant ou après La transparence selon Irina. Au choix, que l’on ait déjà lu le premier ou qu’on le découvre après Le silence selon Manon. Au final, même en ayant apprécié Le silence selon Manon davantage que La transparence selon Irina, je ne saurais vous conseiller dans quel ordre lire les deux. Par contre, je suis très à même de vous encourager à lire ses deux ouvrages qui sont tout simplement géniaux, en attendant de lire le dernier que j’attends déjà avec impatience.

L’ouvrage nous amène aussi à réfléchir sur les réseaux sociaux, sur les dérives du harcèlement en ligne, sur notre société et sur la transparence aussi. Il nous parle aussi de l’écologie et de la place des femmes dans nos sociétés.

Brillant de bout en bout, l’ouvrage se lit comme un véritable page-turner, nous prouvant que Benjamin Fogel a bien toute sa place dans la collection Rivages Noir, aux côtés d’autres auteurs talentueux que sont notamment Hervé Le Corre, Adlène Meddi ou encore Emily St. John Mandel pour ne citer qu’eux.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :
La chronique de "La transparence selon Irina" du même auteur
L'interview de l'auteur

En savoir plus :
Le Facebook de Benjamin Fogel


Jean-Louis Zuccolini         
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# 2 mai 2021 : En mai fait ce qu'il te plaît ? peut-être

Une lueur dans la nuit, un espoir de concerts, de théâtres, de cinéma et soyons fous de restaurants... croisons tous nos doigts, tous ensemble. D'ici là, voici de quoi garder espoir et soutenir la culture. Commençons bien sûr par le replay de la MAG #26

Du côté de la musique :

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rencontre avec Rover qui nous parle de son nouvel album
"Drôles de dames" de Fabrice Martinez, Laurent Bardainne et Thomas de Pourquery
"Statistic ego", de Fauxx
"Fallen chrome" de Jac Berrocal & Riverdog
"Nikolai Tcherepnin : Le Pavillon d'Armide op 29" de Henry Shek & Moscow Symphony Orchestra
"Bal Kabar" de David Sicard
"Surrounding structures" de Veik
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"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
"Can't wait to be fine" de We Hate You You Please Die
et toujours :
"EAT" le 20ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Orchestral works" de Hans Rott
"Heavy ground" de Liquid Bear
"Piano sonata by Maki Namekawa" de Philip Glass
"Impressions" de Sophie Dervaux
"Fart patrol" de Steam Powered Giraffe"
Un petit tour des clips du moment qui annoncent de beaux albums

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Iphigénie" de Racine
"Atelier Vania" de Jacques Weber, Christine Weber et Marc Lesage
"A tort et à raison" de Ronald Harwood
"Le Bouffon du Président" d'Olivier Lejeune
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
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"CirkAfrika" du Cirque Phenix

Expositions :

en virtuel :
"Les Musiques de Picasso" à la Philarmonie de Paris
"Peintres femmes, 1780 - 1830 - Naissance d'un combat" au Musée du Luxembourg
"Leonetto Cappello, l'affiche et la parfumerie" au Musée international de la Parfumerie à Grasse
"Jean-Michel Basquiat" à la Fondation Louis Vuitton
"Rêver l'univers" au Musée de la Poste
"Vêtements modèles" au Mucem

Cinéma :

at home :
"Un adultère" de Philippe Harel
"Caprice" d''Emmanule Mouret
"Daft Punk's Electroma" de Guy-Manuel De Homem-Christo et Thomas Bangalter
"Ariel" de Aki Kaurismaki
et des muscles et de l'action avec :
"L'Arme parfaite" de Titus Paar
"La Crypte du Dragon" de Eric Styles
"Black Water" de Pasha Patriki

Lecture avec :

"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

et toujours :
Rencontre avec Benjamin Fogel
"Le silence selon Manon" de Benjamin Fogel
"Christopher Nolan, la possibilité d'un monde" de Timothée Gérardin
"Disparues" de S. J. Watson
"Ecoutez le bruit de ce crime" de Cedric Lalaury
L'iconopop, saison 2
"Locke & Key" de Joe Hill & Gabriel Rodriguez
"Morgane" de Simon Kansara & Stéphane Fert
"Quand la ville tombe" de Didier Castino
"Tout le bonheur du monde" de Claire Lombardo
"Vivre la nuit, rêver le jour" de Christophe

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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