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Renato Castellani    (mars 2022 - 1ère sortie 1952) 

Réalisé par Renato Castellani. Italie. Comédie dramatique. 1h50 (Sortie version restaurée 30 mars 2022 - 1ère sortie 1952). Avec Maria Fiore, Vincenzo Musolino et Filomena Russo

Parmi les grands nom du néo-réalisme italien, Renato Castellani est peut-être l'un des moins connus.

Et pourtant quand nombre de spectateurs auront redécouvert "Deux sous d'espoir", ils conviendront que le cinéaste n'a pas obtenu par hasard le grand prix a Cannes en 1952, l'équivalent de la palme d'or aujourd'hui.

Il y a quelques années, Camelia distribuait un autre des plus importants films de Renato Castellani, "L'Enfer de la ville" où l'on retrouvait face à face la grande Anna Magnani et la toujours émouvante Giuletta Massina.

"Deux sous d'espoir" appartient vraiment à la grande époque du néo-réalisme. Cette plongée dans un village situé à quelques kilomètres de Naples permet de découvrir ce qu'était l'Italie des premières années de la République.

Antonio sort d'une année d'armée et revient dans son village d'origine pour rejoindre la cohorte des chômeurs. Amoureux de Carmela, la fille du fabricant de feux d'artifices, il va devoir tâter de tous les métiers pour essayer de se sortir, ainsi que sa famille dont il est le seul actif, de cette misère endémique qui touche le sud de l'Italie.

Mais, comme on le verra dans "Deux sous d'espoir", émigrer n'est pas la chose la plus naturelle du monde. Fiers d'être d'appartenir à la sphère napolitaine, les jeunes gens comme Antonio ne sont pas naturellement enclins à devenir la main d'œuvre sous-payée de la reconstruction.

Mais, en apparence, le thème premier du film est l'histoire d'amour d'un garçon d'une vingtaine d'années avec une jeune fille encore plus jeune. Rien ne sera facile pour les deux tourtereaux et Renato Castellani ne cesse de montrer comment ils tournent autour de leur amour, dans les conditions de précarité qui sont les leurs. Tourné dans un village près de Naples, "Deux sous d'espoir" se sert essentiellement de non-professionnels.

Les deux principaux personnages, Carmela (Maria Fiore) et Antonio (Vincenzo Musolino) feront carrière suite au succès du film. Ici, alors qu'ils débutent devant la caméra de Renato Castellani, ils sont stupéfiants de naturel et jamais pris en défaut alors qu'il leur est demandé de vraiment jouer la comédie.

Alors qu'on est très près, par moments, de la comédie napolitaine et que la co-scénariste est Titina de Filippo, l'une des sœurs du grand Eduardo de Filippo, Renato Castellani réussit à faire le lien avec le cinéma beaucoup plus sombre de Rossellini ou de De Sica.

Soixante-dix ans après sa sortie, "Deux sous d'espoir" de Renato Castellani apparaît comme un film étonnamment moderne, beaucoup plus frais et populaire que ce que proposait le cinéma français de la même époque, avec ses comédiens sortis de la Comédie française, à jamais engoncés dans des adaptations littéraires toujours tournées en studio.

Le grand plus de "Deux sous d'espoir", c'est qu'il donne à voir la société italienne d'après guerre, qu'il montre les premiers pas qui vont la conduire au fameux miracle italien des années 1960.

Alors que les campagnes arriérées subissent à a fois la loi de l'église et celle du patriarcat, l'obligation pour les jeunes de partir à la ville les contraint à adopter une autre manière de pensée.

Quand s'achève "Deux sous d'espoir", Antonio et Carmela ont décidé de faire face à leur destin, de ne plus accepter la loi d'airain qui règne dans leur village. Comme des millions de leurs compatriotes abandonnant la vie à la campagne, ils partent pour un nouvel avenir. Ils y seront accompagnés jusqu'à la fin des années 1970 par un cinéma en prise avec le réel et longtemps capable de le décrire.

"Deux sous d'espoir" de Renato Castellani est devenu un grand classique, mais il demeure également un film sans prétention autre que de décrire les aventures d'un couple dans le sud de la péninsule. Il y réussit à merveille.

 

Philippe Person         
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8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
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"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
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"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
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"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
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et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
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"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

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et toujours :
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