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Matt Reeves  (mars 2022) 

Réalisé par Matt Reeves. USA. Action / Policier / Thriller. 2h57 (Sortie 2 mars 2022). Avec Robert Pattinson , Zoë Kravitz , Paul Dano.

Malgré un parcours semé d'embûches, un tournage plusieurs fois suspendu et une sortie retardée à cause de la situation sanitaire, début mars 2022 sortait enfin en salles The Batman.

Attendu de pied ferme depuis maintenant plusieurs années par les fans du Chevalier Noir, il est immédiatement salué par la critique autant que par les spectateurs et représente l’un des meilleurs démarrages depuis le début de la pandémie.

The Batman devrait être le départ d’au moins une nouvelle trilogie, si ce n’est d’un projet encore plus ambitieux comportant de potentielles séries.

Après les résultats mitigés des adaptations de l’univers de DC Comics ces dernières années, ce nouveau Batman incarné par Robert Pattinson sous la direction de Matt Reeves (que l’on connaît notamment pour avoir réalisé La Planète des Singes : l’Affrontement (2014) et La Planète des Singes : Suprématie (2017)) a pourtant rapidement su me convaincre.

Alors qu’un mystérieux tueur sème derrière lui les cadavres de notables de Gotham accompagnés d’énigmes à l’intention de Batman, le justicier va devoir enquêter et remontrer ce jeu de piste morbide.

Avec une scène d’ouverture qui évoquerait davantage un slasher qu’un film de super-héros, Matt Reeves pose d’emblée une ambiance particulièrement sombre qui n’est pas sans évoquer le cinéma des années 90 et l’influence des films de David Fincher (notamment Seven (1995) ou Zodiac (2007)) dont Reeves ne se cache pas. Le réalisateur propose alors une vision du Chevalier Noir qui rompt avec les précédentes adaptations mais renoue avec l’essence de ce personnage.

Dans une atmosphère gothique tirant sur le grunge, Robert Pattinson incarne à merveille un Batman jeune et manifestement inadapté au monde extérieur, dont on peut souligner la crédibilité. L’acteur sur le choix duquel beaucoup de fans avaient d’abord émis des réserves offre une performance impressionnante si on considère qu’il a en réalité assez peu de répliques.

Se déroulant durant la deuxième année d’existence du justicier, l’intrigue ne perd pas de temps à rappeler le traumatisme de la mort des parents de Bruce Wayne, mais nous propulse directement dans le vif du sujet aux côtés d’un Batman humain, faillible, avançant encore parfois à tâtons, qui prend de vrais coups de ses adversaires, mais qui recèle une force sourde, grondante. Dans un Gotham sombre et vicié qui rappelle celui détaillé par Frank Miller dans le comics Année Un, je me suis étonnée d’y voir une version plus réaliste que précédemment du détective et de sa ville rongée par la pègre et à l’extérieur de laquelle pourtant rien ne paraît pouvoir exister.

Les performances des acteurs sont pour la plupart remarquables, notamment Colin Farrell méconnaissable en Pingouin, John Turturro dans le rôle de Carmine Falcone, James Gordon interprété par Jeffrey Wright, Andy Serkis qui est pour moi un Alfred plus que convaincant ou encore Paul Dano glaçant dans son rôle du Riddler. Je garde un léger bémol sur la Catwoman de Zoë Kravitz qui, bien que bien interprétée aurait mérité à mes yeux d’être traitée avec plus de profondeur.

Bien que relativement long, le film s’articule presque en chapitres et alors que l’ambiance pèse inlassablement sur le spectateur, que Gotham paraît sombrer et s’enliser, l’étau se referme peu à peu. The Batman est un thriller sombre et violent, au chaos maîtrisé à merveille dont l’esthétique et le travail des lumières sont remarquables porté par une bande originale magnifique.

 

Elie         
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# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
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