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puce La promesse Brel
Théâtre de la Tour Eiffel  (Paris)  septembre2022

Spectacle musical conçu et interprété par Arnaud Askoy accompagné par les musiciens Roland Romanelli et Jean-Philippe Audin (en alternance Sébastien Debard et Florence Hennequin) dans une mise en scène de Pierre-Nicolas Cléré.

Plus de quarante ans après sa mort, plus de cinquante ans après qu'il a cessé de chanter en public, Jacques Brel continue de fasciner ceux qui écoutent ses disques. Grâce aux images d'archive, on peut le voir chanter quelques-unes de ses chansons les plus mythiques dans des récitals.

Dans son costume cravate, ruisselant de sueur, laissant échapper force postillons de sa mâchoire aux dents mal rangées, il interprète avec passion des chansons composées comme des tableaux flamands.

Impossible donc, pensait-on, qu'on puisse ressusciter ce Grand de la chanson française, en essayant de l'imiter physiquement et techniquement. Et pourtant, c'est ce qu'accomplit chaque fois qu'il monte sur scène Arnaud Askoy.

Sur le papier, les arguments de ceux qui trouvent sans intérêt l'exercice de faire revivre un chanteur mort, voire malsain, peuvent convaincre. Mais, dès qu'apparaît Arnaud, bien qu'on soit prévenu qu'il a une vraie ressemblance avec Jacques, sans qu'on puisse honnêtement parler de "sosie", les doutes tombent.

Astucieusement, le chanteur de 2022 commence son tour de chant par une chanson du dernier album de Brel, "Les Marquises". Une chanson que le chanteur belge n'a jamais interprété sur scène. Arnaud Askoy récidivera plus loin avec un très émouvante version de "Jojo".

Dès lors, si la voix ressemble fortement à celle de Brel, les mimiques et la gestuelle sont originales. On n'est pas gêné par l'effet produit et quand, pour les autres chansons, il revient aux gestes originaux, on n'a pas l'impression qu'il est dans la copie.

A vrai dire, on se met surtout à écouter les chansons, à les réécouter attentivement. Elles dégagent toujours une grande puissance et Arnaud Askoy sait articuler tout en cherchant à retrouver le phrasé de l'auteur de "Madeleine" ou des "Bourgeois".

Jamais il ne se traîne à la recherche de la vitesse originelle. Techniquement, il est convaincant dans les plus rapides, comme "Vesoul" ou "Amsterdam". Et surtout, il produit de l'émotion, garde pendant tout le spectacle la même intensité. Il faut ajouter qu'il profite aussi des arrangements de Roland Romanelli, qui l'accompagne aussi régulièrement sur scène au piano et à l'accordéon.

Quand, à la fin de son tour de chant, bien composé et rassemblant la quintessence du répertoire de Jacques Brel, il se met enfin à parler au public, Askoy fait preuve d'une grande modestie et avoue qu'il y a quelque chose de "mystérieux" dans ce qu'il fait, lui qui avoue avoir été quinze ans inspecteur de police !

On se doute qu'être dans la peau d'une personnalité aussi forte, une personnalité qui suscite encore autant d'admiration, n'est pas chose commune. Qu'il ne soit pas du sérail, ait assimilé en quelques années ce que Brel a mis plus longtemps à affiner, laisse à penser qu'il est doué et qu'il peut, à long terme, y avoir un conflit entre l'interprète serviteur d'un maître et le chanteur qui pourrait aussi avoir envie d'un répertoire à lui, d'autant plus qu'il a publié quelques recueils de poésie.

Pour l'heure, chaque spectacle ne peut qu'améliorer sa prestation déjà très convaincante. Il fera fortement plaisir à ceux qui rêvaient d'entendre de nouveau du Brel sur scène, et même ceux qui n'adhéraient pas au principe reconnaîtront que "La Promesse Brel" est un spectacle de qualité où souffle souvent l'esprit du Grand Jacques.

 

Philippe Person         
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# 4 décembre 2022 : L'hiver approche

Dernier mois de l'année, en attendant les coupures électriques, cultivons nous, il nous reste au moins cela, et puis cela donne des idées de cadeaux. La dernière Mare de l'année sera le 9 décembre mais le 23 nous serons là pour faire un petit bilan de l'année. En attendant, voici le programme.

Du côté de la musique :

"Kaleidoscope" de Alba Obert
"La distance" de Coriolan
"On shoulders we stand" de David Linx, Matteo Pastorino, Guillaume de Chassy
"X" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
"Hysteria" de Indigo Sparke
"Rêve bohémien" de Jérémy Dutheil & Solal Poux Quartet
"Blood harmony" de Larkin Poe
"Pour Clarisse" est la 10eme émission à écouter de la saison 4 de Listen In Bed
"Même si" de Olivier Triboulois
"Pourquoi" de Philip Catherine, Paulo Morello et Sven Faller
et toujours :
"Alpha zulu" de Phoenix
"Born in chaos" de Absurd Heroes
"Le monde d'après" de ALT (Alix Logiaco Trio)
"Le ciel est partout" de Blaubird
"Gainsbourg" de Brussels Jazz Orchestra & Camille Bertault
"Se taire et écouter" de Daniel Jea
"Constellation" de David Bressat
"The cage and the crown : chapter 1" de Headkeyz
"Promenade oblique" l'émission à écouter signée Listen In Bed
"Deep marks" de Mind Affect
"Chant contre champ" de Naudin
"Karma police" de Théo Cormier

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Pièce sans acteur(s) au Monfort Théâtre
"Carnet de la dernière pluie" au Théâtre du Rond-Point
"Toute l'Histoire de la peinture moderne en moins de deux heures" au Théâtre Le 13ème Art
"Farf is a..." au Théâtre Les Déchargeurs
"Gretel, Hansen et les autres" au Théâtre de la Colline
"Peer Gynt" au Lavoir Moderne Parisien
"Les 7 nuits d'une reine" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Exil intérieur" au Théâtre de la Reine Blanche
"3clowns" au Théâtre Trévise
"Je ne suis pas de moi" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Il n'y a pas d'Ajar" au Théâtre du Rond-Point
"Les Soeurs Papilles" au théâtre Le Lucernaire
"Je ne cours pas je vole" au Théatre du Rond-Point
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

"Sur les routes de Samarcande - Merveilles de soie et d'or" à l'Institut du Monde Arabe"
"Arts et Préhistoire" au Musée de l'Homme
et les expositions à l'affiche

Cinéma :

en salle :
"Kanun, la loi du sang" de Jérémy Guez
en streaming gratuit :
"L'été où mon père disparut" de Hans Petter Moland
"Crooked Lines" de Rita Nunes
"Ema" de Pablo Larraín
"Hyperland" de Mario Sixtus
et le cinéma de Wim Wenders en 5 films

Lecture avec :

"Faites un voeu" de Jakula Alikavazovic
"Je bande donc je suis" de Sainte Paluche
"Patricia Mazuy, l'échappée sauvage" de Gabriela Trujillo, Séverine Rocaboy & Quentin Mével
"Sans un bruit" de Paul Cleave
et toujours :
"L'histoire de l'hiver qui ne voulait jamais finir" de Shane Jones
"Black Bird" de James Keene & Hillel Levin

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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