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Interview  (Paris)  30 janvier 2006

Catalogué punk voire même hardcore à l'époque de leur premier album, les Pretty Girls Make Graves sont aujourd'hui un groupe inclassable, aux multiples sonorités. Avec leur troisième album à paraître dans deux mois, Elen Vital, les fans de la première heure ne vont pas s'y retrouver.

Les Pretty Girls Make Graves nous ont pondu douze morceaux tirant beaucoup plus vers la pop que vers le rock. Une musique psychédélique, originale et décalée, menée par la voix si particulière de la chanteuse Andrea Zollo.

C'est en pleine tournée promo que j'ai rencontré Andrea et Dereck (le guitariste), chez Beggars France, pour discuter avec eux de leur nouveau bébé, dans une bonne humeur plaisante, malgré l'évidente fatigue accumulé aux cours des multiples trajets en avions.

Pouvez-vous me parler de la composition d'Elen Vital, votre nouvel album?

Dereck : Notre guitariste nous a quitté alors que nous n'avions écrit que quelques morceaux, il a donc fallu que nous en cherchions un autre pour terminer le disque et pour l'enregistrement. Au niveau de l'enregistrement en lui-même, tout s'est très bien passé. Nous avons douze morceaux qui nous plaisent, sur lesquels nous avons fait ce que nous voulions.

Il est vrai que chaque chanson est différente des autres. Vous semblez complètement libres d'expérimenter.

Dereck : Absolument. Nous ne nous sommes fixés aucune barrière sur ce disque. C'est bien si cela s'entend, ça veut dire que nous avons réussi à écrire un album varié. Nous avons testé des choses que nous n'avions encore jamais essayées jusque-là. Nous avons laissé libre cours à nos envies et à nos idées.

Comme quoi ?

Dereck : De l'harmonica, du saxophone, deux batteries, de l'électronique...plein de choses nouvelles dont nous avions envie. Ce n'est pas une question de maturité ou de quoi que ce soit, mais sur les deux premiers disques nous n'avions pas ressenti ce besoin de faire des choses différentes. C'est vraiment en attaquant la composition d'Elen Vital qu'on a senti que nous avions besoin d'essayer de nouvelles choses pour aller de l'avant et ne pas stagner.

Y'a-t-il des choses que vous voudriez faire dans le futur.

Andrea Zollo : Bien sûr, il y a plein de choses que nous n'avons pas faites sur ce disque. Soit parce que nous n'y avons pas pensé, soit parce que cela n'était pas possible sur le moment. Nous n'allons pas nous restreindre. Si un son, un instrument ou quelque chose nous fait envie, nous l'essaierons.

Dereck : Mais il n'est pas question de tomber dans l'excès et d'expérimenter pour expérimenter. Il faut que cela serve les chansons, et non l'inverse.

L'album sort au mois d'avril. Etes vous plutôt excités ou plutôt stressés ?

Dereck : On est pressé qu'il sorte. On sait qu'il ne va pas être aimé par tout le monde, nos vieux fans particulièrement, mais on s'en fiche en fait. Des fois le jugement des gens m'importe, et d'autre dois je m'en fiche. Sur scène, je sais que certaines personnes vont attendre de nous nos vieux morceaux, mais on est assez égoïste à ce niveau -à, on jouera les morceaux qu'on a le plus envie de jouer, donc les nouveaux. On essaiera tout de même de faire moitié/moitié pour faire plaisir à tout le monde.

Comment naît une chanson des Pretty Girls Make Graves ? Quel est votre processus de composition ?

Dereck : Chaque chanson naît différemment. Parfois on est en répétition, juste en train de jouer et c'est là que quelque chose d'intéressant arrive. Parfois l'étincelle met des heures à venir, des fois seulement quelques minutes, tout dépend du jour, de notre humeur…...c'est très aléatoire. Il n'y a pas de jours où on peut se dire "Tiens, composons trois morceaux aujourd'hui", tout vient naturellement. C'est ce qui rend je pense, notre musique si particulière. Nous ne sommes pas un groupe qui va jouer pour des gens qui veulent écouter du punk, de la musique heavy ou de la pop. Nous sommes une somme de gens dont il sort des choses au fur et à mesure du temps. Parfois c'est bon, parfois non…mais tout est naturel .

Cet album est moins sauvage que les autres, beaucoup plus pop. C'était une idée que vous aviez avant de composer ou un processus naturel ?

Andrea : C'était un plan en fait (rires). Non, nous ne nous sommes pas dit que nous devrions faire un album plus pop, c'est venu comme ça en jouant. C'est drôle, parce que certaines personnes trouvent le disque plus pop, d'autres plus rock...…l'avis des gens est très différent.

Dereck : Certes il est différent des autres, dans l'énergie, dans le son des guitares, mais il n'en reste pas moins mon album préféré. J'en suis très fier, c'est ce que l'on a fait de meilleur à ce jour selon moi.

Comment jugez-vous votre évolution de vos débuts à cet album ?

Dereck : Je pense définitivement que c'est notre meilleur disque. C'est un grand pas en avant dans la vie du groupe. Nous sommes arrivés là où nous voulions arriver dans notre façon de jouer de la guitare ou de la batterie, dans notre façon de chanter, dans notre façon d'écrire…c'est une sorte d'aboutissement. Je l'aime vraiment car il apporte plein de choses différentes. Je suis satisfait de chaque chanson, alors que je ne peux plus écouter certains de nos vieux morceaux. Il y en a que je trouve stupides.

Qu'est ce que tu changerais dans votre discographie si tu le pouvais ?

Dereck : Je changerais notre premier album sans hésitation.

Andrea : C'est vrai, moi aussi je le trouve un peu léger maintenant.

Dereck : Je pense qu'il pourrait être bien meilleur aujourd'hui.

Andrea : Disons que nous avons enregistré le premier en seulement une semaine. Pour Elen Vital, nous avons passé beaucoup de temps en studio à expérimenter, à essayer des nouvelles choses, donc le résultat s'en ressent forcément. Il y a une espèce d'urgence dans le premier qui ne nous satisfait plus avec le recul.

Dereck : En dehors de ça, nous sommes fiers de notre carrière et de nos disques, ils représentent ce que l'on pouvait faire de meilleur à chaque période.

Est-ce que vous vous sentez appartenir à une scène spéciale, comme la scène de Seattle ? (ville d'origine du groupe et véritable vivier musical)

Andrea : Oui, pourquoi pas. La scène de Seattle est vraiment excitante car il y a plein de choses différentes et originales. Seattle est considéré comme une ville très importante au niveau de la création musicale de par le monde, et je pense que c'est légitime. Il y a plein de scènes différentes, des groupes différents qui se regroupent et partent tourner en Europe ou ailleurs. Il y a une vraie entité musicale forte à Seattle.

Dereck : En même temps c'est assez dur de se faire une idée pour nous, parce que nous ne sommes jamais chez nous. On ne peut pas avoir une opinion sur les nouveaux groupes où jouer avec eux, parce qu'on ne reste jamais bien longtemps chez nous.

Beaucoup de très bons groupes viennent de Seattle, comme les Blood Brothers, These Arms Are Snakes…Comment expliquez vous cette créativité propre à la ville de Seattle ?

Dereck : Peut-être que le temps maussade qu'il y fait la plupart du temps pousse les gens à faire de la musique. C'est une ville magnifique mais très sombre en même temps, c'est tout en contraste. J'adore cette ville.

Vous et les groupes dont je parlais tout à l'heure êtes très différents musicalement, mais je sens tout de même des similarités.

Andrea : (étonnée) Vraiment ? Cool !

Certaines sonorités de votre disque me font penser au dernier album des Blood Brothers (“Crimes”), et au delà, au niveau de l'inventivité des morceaux même. Avez-vous un public similaire ?

Andrea : Un peu mais pas tant que ça finalement.

Dereck : A l'époque de notre premier album oui, parce qu'on était assez rentre-dedans, on tournait ensemble sans que cela pose de problèmes. Aujourd'hui, nous n'avons plus vraiment le même public. Le nôtre est plus vieux. Celui des Blood Brothers est un public hardcore, donc plus jeune qu'un public rock au sens large. Notre musique n'est plus, immédiatement « in your face », donc on ne plaît plus vraiment aux kids hardcore aujourd'hui. Notre son a évolué vers quelque chose de plus posé, de plus doux. La musique des Blood Brothers aussi a évolué, mais ils ont conservés leur frange de fans hardcore.

Vous avez eu de nombreux groupes par le passé, Kill Sadie, Murders City Devils pour ne citer qu'eux, est-ce que ce que vous faites dans Pretty Girls Make Graves aujourd'hui résulte de toutes ces expériences passées, ou est-ce quelque chose de complètement nouveau pour vous ?

Dereck : Pour moi c'est complètement nouveau. Les Murder City Devels (ndlr : où Dereck était guitariste) était le parfait exemple de groupe qui écrit le même genre de morceaux encore et toujours. Quand j'ai quitté le groupe, j'avais une énorme quantité de chansons que nous n'avions jamais mis en boîte parce qu'elles ne correspondaient pas aux Murder City Devils, mais dont je voulais vraiment faire quelque chose. J'ai eu beaucoup d'autres projets musicaux, mais c'est définitivement au sein des Pretty Girls Make Graves que je me sens le mieux. Je n'ai pas à me soucier d'une ligne directrice quand j'écris une chanson, ou de savoir si elle rentre dans l'esprit, dans la musique du groupe. Je peux composer ce que je veux, je sais que ce sera une bonne chanson pour les Pretty Girls.

On sent que vous essayez vraiment d'apporter quelque chose de nouveau au rock, à la pop, à la musique plus généralement. Etes-vous d'accord avec ces nombreux groupes qui pensent que les groupes d'aujourd'hui n'apportent rien d'original à la musique ?

Andrea : Je pense au contraire que beaucoup de nouveaux groupes ont quelque chose à apporter à la musique au sens large. Prenons l'exemple des Blood Brothers : ils sont catégorisés comme un groupe hardcore, alors qu'ils sont beaucoup plus que ça. Ils apportent quelque chose de frais à la musique en général, et pas qu'au hardcore.

Dereck : Je suis d'accord sur le fait que les Blood Brothers sont un groupe à part, mais je pense que la majorité des groupes d'aujourd'hui n'essaye pas de faire des choses différentes de ce qui a déjà été fait. Spécialement dans ce que tu peux entendre à la radio ou dans la pop, les groupes surfent sur la même vague. Au lieu d'essayer de proposer du nouveau, on essaye d'être la meilleure imitation de ce qui se faisait dans les 70's ou les 80's. Je respecte beaucoup les Blood Brothers pour ça, pour le fait de ne pas se conformer à cette tendance. Chacune de leurs chansons est unique et inclassables. Je ne peux d'ailleurs pas les cataloguer, à chaque chanson c'est "Ouah, qu'est-ce que c'est que ce truc, c'est énorme !". C'est ce qui m'excite dans la musique actuelle, c'est ce genre de choses que j'aime entendre et que je veux entendre.

Andrea : TV On The Radio est aussi un très bon groupe.

Dereck : Eux aussi effectivement.

Mis à part les Blood Brothes, quels sont vos coups de cœur musicaux ou vos références musicales ?

Dereck : Mes groupes préférés sont (il réfléchit), c'est compliqué comme question…il y en a beaucoup. Là, tout de suite, je vais répondre The Policemen… et les Pixies. Je déteste chanter les Pixies, mais ils ont sorti des albums brillants. Pour le reste, il faudrait que je réfléchisse plus longuement, et je suppose que tu n'as pas envie de passer la nuit ici (rires).

Andrea : J'aime vraiment plein de choses, comme le rock, le dub etc. …Mes derniers coups de coeur sont Tv On The Radio, le dernier Blood Brothers que je trouve vraiment génial… et aussi un groupe de San Diego : Kill Me Tomorrow. C'est probablement le dernier truc génial que j'aie entendu.

Ils sont passés à Paris il y a un mois environ.

Andrea : Avec The Locust c'est ça ? (ndlr : groupe de grind-electro-schyzo-core…déguisés en sauterelles, qui fait des morceaux d'une quarantaine de secondes complètement "crazy as fuck" comme disent nos amis anglophones. Le batteur est probablement le batteur le plus rapide et déstructuré du monde… , une merveille)

Exactement. Le bassiste bouge vraiment étrangement sur scène.

Dereck : C'est vrai. Le batteur aussi est déjanté, il tape parfois avec ses coudes sur ses toms.

Andrea : C'est un groupe génial, l'un des meilleurs que j'ai eu à voir ses derniers temps. On les a pris en tournée avec nous 2-3 fois. La tournée avec The Locust a été difficile pour eux, car le public était très hardcore, et leur musique n'est pas vraiment hardcore…, c'est assez inqualifiable d'ailleurs comme musique. Tu as aimé ?

Oui, j'ai trouvé ça pas mal. Mais après avoir vu The Locust, je dois avouer avoir un peu oublié leur prestation.

Andrea : Je comprends (rires), ils sont énormes.

Le batteur est un fou furieux…

Andrea : Complètement, il est vraiment excellent.

Est-ce que vous connaissez quelques groupes français ?

Andrea : On en connaît quelques-uns oui. Plastic Bertrand par exemple (rire général) ou Serge Gainsbourg

Dereck : J'aime beaucoup Daft Punk…. En fait je ne connais pas beaucoup de musique française.

Andrea : J'ai entendu beaucoup de bonnes choses sur un groupe… les Thugs. Je n'ai jamais entendu, mais il paraît que c'est un bon groupe de pop.

C'est un groupe de punk en fait, mais ils ont splittés il y a quelques années.

Andrea : D'accord. Je ne connais que Plastic Bertrand en fait (rires).

Dereck : Qui est Plastic Bertrand ?

C'est un chanteur des années 80, qui a fait quelques chansons…... comment dire… kitsch. C'est un peu une référence de la musique démodée.

Andrea : Est-ce qu'il joue toujours ?

Non, pas aux dernières nouvelles en tout cas.

Andrea: (toujours morte de rire rien que de penser à notre cher Plastic Bertrand national) Ouf, c'est mieux comme ça.

Je pense qu'on va se quitter là-dessus, merci à Plastic Bertrand (rires). Quand est ce que vous venez jouer à Paris ?

Dereck : Probablement le mois prochain. Et puis plus tard dans le cadre d'une tournée européenne.

Andrea : On a un nouveau tourneur. On aurait dû venir plus souvent à Paris, mais notre ancien tourneur était vraiment nul. Avec le nouveau, ça se passe beaucoup mieux, donc on va venir vous voir plus souvent.

 

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La chronique de l'album Elan Vital de Pretty girls make graves
Pretty girls make graves en concert au Nouveau Casino (6 avril 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de pretty girls make graves


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# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Vive Bouchon !" au Théâtre du Splendid
"Marie-Antoinette" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tempête en juin" au Théâtre La Bruyère
"Aux rats des paquerettes" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Pas vue, Ni connue" au Théâtre Essaion
des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
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