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Le Palais des Glaces  (Paris)  novembre 2022

Spectacle conçu par Boris Vigneron, mise en scène de Patrick Valette, avec Boris Vigneron et Manuel Mazurczack.

Il arrive sur scène revêtu d'une longue veste lie-de-vin, un chapeau haut-de-forme cachant mal de longs cheveux noirs. Il interprète en anglais une chanson rythmée par des accords bizarres... et l'on va vite découvrir qu'il y a des sons qui peuvent sortir de son chapeau.

Ce long personnage semble sortir des années 1970, période David Bowie glam-rock.

Au milieu de la scène, il se meut dans un cadre en tubulures métalliques qui vont lui servir de barres fixes sur lesquelles on le verra grimper avec l'agilité du circassien qu'il est.

Etrange, étrange... D'autant plus étrange que tout ça va, en quelques minutes s'autodétruire et laisser la place à toute autre chose. On ne dira pas quoi. Simplement, Boris Vigneron abandonne son premier avatar... Après, on verra ce qu'on verra.

Dans des temps immémoriaux, on aurait écrit que son spectacle était helzappopinesque. Il faut désormais regarder sur wikipédia pour savoir qu'"Hellzappopin" était un film de 1941 où l'on suivait un spectacle où tout partait en vrille.

Dans "Canopée", spectacle éco-responsable comme le proclame fièrement Boris Vigneron, toute la technique impressionnante des premières minutes, avec effets lumières et fumigènes, se déglingue. Le comparse de "ce presque seul-en-scène", Manuel Mazurczack, vient constater les dégâts et ramasser le matériel qui a "cramé".

Peu à peu Boris Vigneron, qui cite à propos Pierre Rabhi, que les tenants d'un autre monde écologique vénèrent à juste titre, se met au niveau de son propos minimaliste et démontre de très belles dispositions pour la chanson. Comme il est aussi un formidable acteur, jouant aussi savamment au rocker qu'au loser, ce touche-à-tout étonnant fascine, intrigue et étonne tous ceux qui ne savaient rien de lui.

Devant ce spectacle déglingué, fortement décalé du réel, on passe par plusieurs phases : de l'incompréhension à l'admiration, en ne sachant pas, pendant un long moment, ce qui est vrai ou faux, dans ce spectacle où l'on ignore si tout est improvisé ou si rien ne l'est...

Bref, pour attirer voir ce spectacle hors norme, on ne peut laisser le spectateur découvrir par lui-même la grande surprise qui se cache dans "Canopée": Boris Vigneron est un "grand". Certains moins généreux écriraient peut-être un "futur grand".

Qu'importe. On est devant quelque chose de rare : quelqu'un qui a un univers. Pas un humoriste de plus aux vannes éventés, mais un homme qui maîtrise son espace, joue avec ceux qui sont venus le voir, leur demande une certaine attention et les récompense par un moment unique de poésie personnelle.

Nul doute que l'apport de Patrick de Valette à la mise en scène de "Canopée" est aussi important : ceux qui se rappellent des "Chiche-Capons" et de leur radicalité verront des correspondances entre lui et eux. On ne pourra pas non plus ne pas citer Micheline N'Dongogo, responsable du décor et des costumes.

Sans décourager les bonnes volontés, on soulignera que "Canopée" (et son titre le prouve) se mérite. Il faut un peu de temps pour rejoindre Boris Vigneron dans sa folie complexe. Ce petit effort ouvre les portes d'un vrai imaginaire, rare et fraternel.

 

Philippe Person         
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"Frida Kahlo" à La Scala
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"Looking for Jaurès" au Théâtre Essaïon
"L'addition" au Théâtre Sylvia Monfort
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et les autres spectacles à l'affiche

Du cinéma avec le film de la semaine "Universal Theory" de Timm Kroger
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"Elaha" de Milena Aboyan

Lecture avec :

"Disparue à cette adresse" de Linwood Barclay
"Metropolis" de Ben Wilson
et toujours :
"Archives de la joie" et "Le vent léger" de Jean-François Beauchemin
"Le diable sur mon épaule" de Gabino Iglesias
Morceaux choisis de la masterclass de Christophe Blain à Angoulême
"Camille s'en va" de Thomas Flahaut
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