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Koji Fukada  juin 2023

Réalisé par Koji Fukada. Japon/France. Drame. 2h04 (Sortie 14 juin 2023). Avec Fumino Kimura, Kento Nagayama Kento Nagayama, Atom Sunada, Tetta Shimada, Misuzu Kanno et Hirona Yamazaki.

Depuis quelques années, on a pu voir à peu près tous les films de Koji Fukada. Avec ses compatriotes Hirokazu Kore-Eda et Ryusuke Hamaguchi, c'est l'un des cinéastes japonais les plus suivis en France et les plus appréciés.

Avec "Love Life", il entame peut-être une nouvelle étape dans sa carrière. D'habitude, dans son cinéma centré sur la famille, il y a un élément étranger, souvent un personnage, qui vient en perturber le bon fonctionnement. Un élément qui, souvent, peut avoir une dimension fantastique.

Ici, dans "Love Life", rien de tout cela. On est dans un cinéma purement réaliste et l'événement déclencheur est la chose la plus affreuse qui puisse advenir à un couple : la mort d'un enfant.

Plus précisément Taeko (Fumino Kimura), femme divorcée avec un enfant, Keita, d'un premier mariage s'est remarié avec Jiro (Kento Nagayama). Quand Keita meurt en tombant dans sa baignoire pendant une fête familiale, tout s'effondre pour Taeko. Cette jeune femme, très impliquée dans la vie de son quartier, en butte à l'hostilité feutrée de ses beaux-parents, craque et s'éloigne de Jiro.

D'autant que son premier mari, Park, un homme malentendant d'origine coréenne et affligé de nombreuses pathologiques, refait surface à l'enterrement de Keita. Quasi-sdf, il joue le rôle de l'élément perturbateur étranger dont on parlait tout à l'heure. Taeko se sent obligée de s'en occuper.

Dans "Love Life" de Koji Fukada, l'enjeu paraît classique : la reconstruction d'une femme et d'un couple après le tsunami qu'est la mort d'un enfant. Sans être un mélo, le film n'est pas garanti sans larmes. On pleurera forcément ou l'on sera fortement ému, les comédiens, Fumino Kimura en tête, jouant avec une grande finesse leurs personnages.

Fukada n'abuse pourtant pas des scènes propices à l'émotion "facile". Au contraire, le personnage de Park pourra sembler un peu hors sol, un peu exagéré. Bipolaire, contradictoire, il n'attire pas la sympathie. On aura peu d'empathie pour lui et l'on ne comprendra pas tout de suite pourquoi Takeo s'en occupe et l'accompagne pour le ramener à son village natal.

Quand on découvrira le pot-aux-roses, on saura gré à Fukada d'avoir écrit un scénario avec des aspérités, des éléments qui ne facilitent pas la compréhension immédiate des choses.

Moment fort, acmé du film, on sera submergé par l'émotion quand surviendra un tremblement de terre, où Takeo tente de maintenir en place un plateau de jeu qu'elle avait conservé en l'état où l'avait laissé son fils. Car Keita était champion d'Othello, un joueur prometteur comme lui dira un vieux monsieur avec qui il faisait des parties à distance...

"Love Life" de Koji Fukada traite avec beaucoup de délicatesse un sujet qui pourra rebuter certains spectateurs, notamment ceux qui ont vécu le même drame. On ne leur conseillera pas d'y aller forcément ; qu'ils sachent cependant que le film pourrait, on l'espère, les aider pour surmonter du mieux possible la terrible épreuve qui les touchent.

 

Philippe Person         
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