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Interview  (Paris)  février 2006

Les gens de Calla sont charmants. Qui plus est, ils font de la musique compliquée et intelligente. Aurello, sorte de Robin des Bois moderne, scrute les clients du Café Charbon pendant que Wayne s’endort devant son café et que Pete, tout sourire, s’affaire avec le manager.

Comment décrivez-vous votre nouveau disque "Collisions" ?

Pete : C’est un disque plus rock.

Wayne : Plus agressif.

Aurello : Plus axé sur les guitares. Nous voulions un disque dont l’énergie est basée sur les guitares. Il est plus agressif. Certains le trouvent joliment "moelleux" mais dans l’univers de Calla, il est heavy.

Pour cet album, vous avez collaboré avec le célèbre producteur Victor Van Vugt. Comment l’avez-vous rencontré ?

Aurello : Nous avions de nombreux amis communs mais nous ne le connaissions pas. Je l’ai rencontré grâce à une ex-petite amie. Je n’ai pas compris tout de suite qui il était. Nous nous sommes assis, avons parlé musique et je me suis dis que cela pourrait fonctionner. Je lui ai demandé et il m’a dit ok.

Il y a eu beaucoup de changements pour Calla depuis "Televise". Comment cela a-t-il influencé votre travail ?

Pete : Le caractère agressif de l’album reflète cette période, une période incertaine. Beaucoup de choses tournaient mal ensemble.

Aurello : Nous avons perdu notre label et notre manager. Nous n’avions pas d’argent pour enregistrer l’album.

Pete : Depuis que l’album a été enregistré, cela va mieux.

Aurello : Nous avons enregistré "Collisions" en trio. Alors nous continuons en trio les tournées, la promotion de cet album en trio. Comme Pete l’a dit, je crois que le disque parle pour nous quant à ce que nous vivions à ces moments là.

Pourquoi Sean est-il parti ?

Wayne : Il y a sûrement plusieurs raisons. Mais depuis un moment, cela devenait conflictuel. Je pense que c’est la principale raison.

Aurello : C’était frustrant pour nous tous mais pour lui cela ne fonctionnait plus. Il ne prenait plus de plaisir avec Calla. Il ressentait : "Nous allons nulle part !". Il y avait également des différences créatives.

Comment écrivez-vous vos chansons ? La musique de Calla est très complexe. Comment procédez-vous ?

Aurello : Nous travaillons chacun de notre côté. Nous le faisions déjà quand Sean était dans le groupe. Nous enregistrons les rythmes et les samples et j’écris le texte. Nous arrivons avec des versions de travail et nous commençons notre travail en commun, à couper, coller, assembler les choses ensemble et nous décidons de la direction à donner au morceau. Sur "Collisions", nous voulions qu’il soit plus live. Nous avons travaillé comme avant. Wayne est arrivé avec des idées, Pete aussi. Quand nous sommes ensemble, nous commençons sur l’ordinateur à couper / coller, programmer en choisissant ce que nous voulons puis nous jouons le morceau live pour connaître son énergie.

Wayne : Nous avons mixé toutes les parties de cet album pour les guitares, toutes les séquences, même les samples. C’est une approche différente, que nous n’avions pas encore expérimentée. Un autre objectif était de créer des morceaux denses dont chaque partie est plus lourde.

Aurello : Nous nous sommes concentrés sur les fondations du morceau. Si nous avions trois titres incomplets, nous les coupions et les assemblions pour créer une seule chanson. Nous faisions déjà cela mais moins.

Wayne : Ce disque est influencé par notre manière de jouer live. Il y a une progression et des textures en arrière-plan. Calla expérimentes et nous sommes plus un groupe live. Nous avons en plus l’opportunité de tourner intensivement. Nous avons joué dans d’autres groupes avant et c’est plus facile ensemble.

Aurello : Nous composons aussi ensemble plus facilement.

Pete : Pour beaucoup de groupe, le quatrième album est un live et paraît plus sophistiqué. Nous avons fait cela, en studio.

Travaillez-vous intensivement vos textes ?

Aurello : Oh oui ! Tout le temps, chaque jour. Je suis toujours dessus, encore plus quand je travaille sur un disque. Quand je marche dans les rues de NYC, partout en fait je pense à ça. Certaines situations m’inspirent, différentes choses que j’entends ou que je vis moi-même. C’est un processus très longs. La plupart du temps, il y a deux ou trois versions d’une chanson avant que je tranche en vue de la mettre sur disque. Cela dépend du morceau.

Quand j’écris, j’utilise une version épurée de la chanson et je cherche les lignes directrices. Quand j’ai une mélodie vocale en tête, je m’empresse de la retenir et je base tout sur cette ligne. Tu t’imagines que tu sais ce que je veux dire mais les mots viennent tout seul. Quelque fois tu es connecté à tes pensées, aux événements qui t’affectent personnellement, mais souvent cela vient plus naturellement, comme une résultante.

Vivre à NYC est important pour votre musique ?

Aurello : Pour moi, oui.

Pete : Oui.

Quelle est l’influence de la ville sur Calla ?

Pete : NYC ne ressemble à aucune autre ville des USA. C’est une "ville-monde", pas seulement américaine. C’est amusant de voir tous ces gens concentrés dans une si petite zone. A l’inverse, c’est très difficile d’y survivre : c’est très cher. Tu as intérêt à tenir sur tes jambes. Mais je pense qu’il y a de la fierté à être musicien dans cette ville. J’adore cette ville.

Aurello : Tu es exposé à une large audience. Des écrivains, des peintres, des photographes. Tout est artistique, tout est intéressant. Comme Pete l’a dit, il y a beaucoup de gens qui réussissent et beaucoup qui échouent. Tu as intérêt à tenir sur tes jambes. Wayne est texan, pose-lui la question !

Wayne : Je veux dire que c’est compact. Les relations sociales… Souvent j’ai été frustré.

Aurello : C’est une relation haine / amour. Mais cela te rend vraiment sensible, vraiment…

Wayne : En colère !

Aurello : Oui, en colère, dans tous les sens du terme. Tu te bats et cela te fait travailler dur. Si je revis au Texas ou ailleurs, je vivrai différement.

Wayne : Où que tu sois dans le monde, cela t’affecte dans ce que tu fais artistiquement.

Aurello : Cause et Effets.

Wayne : Je suis venu habité à NYC. Cela m’a ouvert les yeux sur certaines choses auxquelles je ne m’intéressais pas. En arrivant à NYC, cela nous a fait aussi jouer différemment.
Que reste-t-il de vote collaboration avec Michael Gira ?

Aurello : Nous sommes encore en contact par mail ou chat.

Pete : Nous avons travaillé avec différents producteurs. Ils avaient tous leur vision des choses sur le chant et les guitares.
Aurello : Nous avons beaucoup appris de Michael. Nous travaillions sans l’expérience du studio, sur un quatre pistes et un ordinateur. Au studio, nous étions intimidés. Quand nous sommes arrivés, Michael était là et il a changé notre façon de voir les choses, notre approche. Nous continuons à discuter et à écouter son travail.

Quel sera la setlist ce soir ? Car "Collisions" est très différent de vos précédents disques…

Pete : Nous allons jouer des morceaux de "Televise" mais surtout nous concentrer sur "Collisions".

Aurello : Cela a été un travail dur. Nous avons essayé d’inclure des morceaux de chaque disque mais lorsque l’on faisait quelque chose du premier album, la plupart du temps cela ne convenait pas dans le set. Alors nous sommes bornés à "Televise". Comme Pete disait, nous promouvons "Collisions" donc il y a beaucoup de morceaux de cet album.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Aurello : Nous sommes en Europe pour un mois puis nous retournons jouer un festival au Texas. Après cela, nous sommes libres. Nous voulons commencer à enregistrer le nouveau disque. Parce que cela a été trop long entre "Televise" et "Collisions". Nous n’avions pas d’argent, cela a pris du temps pour que les titres sortent. Nous voulons enregistrer le prochain rapidement.

Pete : Nous serons de retour en août pour les festivals.

Dernière question : pouvez-vous résumer Calla en trois mots ?

Aurello : Wayne, Aurello et Pete ! Non… Le mot qui me vient à l’esprit, à des chroniques que j’ai lues est "fier".

Wayne : "Confus". Dans le sens positif du terme. Comme le Velvet Underground avec des styles si différents. Oui "confus" dans le meilleur sens du terme.

Pete : "Prometteur". (Rires des trois)

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Collisions de Calla
La chronique de l'album Strength In Numbers de Calla
Calla en concert au Nouveau Casino (15 février 2006)
Calla en concert au Festival International de Benicassim 2006 (samedi)
Une 2ème interview de Calla (février 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Calla


Olivier K         
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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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